UNE JUSTICE RÉFORMÉE D'URGENCE
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https://www.olonnes.com/2026/07/justice-institution-a-reformer.html
Le constat sur l’état de la Justice en France, nous le partageons d’une part, avec une majorité des magistrats et de tout le personnel de la Justice qui n’en peut plus et d’autre part par les justiciables déçus par un mode de fonctionnement insupportable.
Le « système » condamné par l’ancienne ministre Nicole BELLOUBET comme l’a révélé l’affaire LYHANNA ne peut continuer dans ses errements.
L’autre ex-Ministre Éric DUPOND-MORETTI, avocat célèbre et justiciable aussi, n’avait pas été tendre,quand il a décidé de s’attaquer au divorce patent entre l’Institution Justice , pilier de notre démocratie et le peuple.
Il n’a pas réussi à rapprocher les parties malgré ses États Généraux de la Justice (2022) porté sur les fonts baptismaux par le Président MACRON en personne et son constat d’une Justice trop lente et trop complexe et son souhait de voir le ministère répondre « par des mesures concrètes pour une justice plus rapide, plus protectrice, plus efficace, plus proche, plus exigeante ».
Le Plan DUPOND-MORETTI a bien été élaboré...il n’a pas empêché 4 ans plus tard qu’éclate la terrible dramatique affaire LYHANNA qui fait ressortir des dysfonctionnements de la JUSTICE aux conséquences particulièrement graves voire impardonnables à l’Institution qui avait déjà perdu toute crédibilité !
Ce ne sont pas les magistrats et la magistrature de 2026 qui sont fautifs et montrés du doigt et c’est bien à tort que son Ministre actuel Gérald DARMANIN qui tente de faire porter le chapeau à un ou des magistrats et autres fonctionnaires au service de la Justice.
C’est tout le système de fonctionnement administratif surtout de la Justice qu’il faut réformer.
LA PROFONDE RÉFORME : REBÂTIR UNE JUSTICE AU SERVICE DU JUSTICIABLE
Nous notons et rappelons que la Justice n’a pas su tirer les conclusions du dossier OUTREAU, fiasco total et exemplaire d’une Justice à ne pas écarter comme cela a été fait plus de 20 ans durant pour aboutir au fiasco du drame LYHASSA.
- Il faut d’abord assurer les moyens matériels mis au service de la Justice pour qu'elle puisse fonctionner dignement et efficacement. Donc il faut encore revoir et ajuster les budgets nécessaires pour assumer ce bon fonctionnement du Service Public de la Justice ?
- Adapter le nombre de magistrats et autres collaborateurs aux besoins. Ce sera une opération longue et exigeante compte tenu d’une part, de la durée des formations de magistrats et d’autre part, du retard très important de la France sur ce point (voir le rang déplorable de la France au niveau européen).
_ Il faut repenser et redéfinir ce qu’est l’indépendance du Juge et donc revoir les statuts des magistrats (recrutement, formation, carrière des magistrats et de l’ensemble du personnel...)
- Aboutir en conséquence à revoir et rebâtir les procédures en sauvegardant les principes fondamentaux et respectant des droits des parties et en priorisant ceux de la défense et des victimes ? ?
- Au vu du re fondement de ces règles y il faudra réadapter le droit pénal et la définition de l’indépendance du Juge du siège comme celle du Parquet...et répondre à une définition du droit syndical des personnels pour sauvegarder leur indépendance.
- Au vu des critiques de la Justice aux ordres du pouvoir et donc au désordre, faut supprimer voire interdire toute création de Tribunal d’Exception, donc acter dans les plus brefs délais la suppression du Parquet National Financier, PNF, moitié de tribunal dit « National » et rattaché au Tribunal judiciaire de Paris qui jusqu’à nouvel ordre n’est pas la France !
Les Tribunaux d’Exception sont une honte dans un pays qui se réclame de vivre en démocratie et une source de magouilles indescriptible sans limites. Il est créé des Juridictions d’Exception quand le pouvoir exécutif veut contourner les règles de droit et avoir des juges aux ordres.
UNE RÉFORME QUI DOIT ÊTRE FAITE QUOIQU’IL EN COÛTE, PROGRAMMÉE ET CONSENSUELLE
En France, nous ne manquons pas de juristes éminents et de projets comme ceux qui ont échoué dans le passé : Roger BADINTER, Éric DUPOND-MORETTI, Nicole BELLOUBET...le brouillon de réforme est prêt et la procédure prioritaire par ordonnances permet d’aller vite et bien.
L’état des Finances publiques et la proximité d’Élections Présidentielles ne doivent pas être des excuses pour ne pas tirer les conclusions d’OUTREAU, du PNF, du Plan et des État Généraux de la Justice et repousser la Réforme si nécessaire et attendue de la Justice qui doit sortir de son malaise actuel.