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4 juillet 2026 6 04 /07 /juillet /2026 19:48
LA BALANCE : BEAU SYMBOLE POUR LA JUSTICE

LA BALANCE : BEAU SYMBOLE POUR LA JUSTICE

 

 

Suite de

https://www.olonnes.com/2026/07/guerir-les-maux-de-la-justice.html

 

L’AFFAIRE LYHANNA, LES DYSFONCTIONNEMENTS DE LA JUSTICE ET LEURS CONSÉQUENCES

 

 

Le magistrat vit avec le droit, il écoute le droit, il ne fonde ses décisions que sur lui et sur les preuves irréfutables qu’il a analysées, expertisées, vérifiées...

Les attentes, les retards dans les audiences, les reports et autres actes de procédures comprises ou pas par le justiciable vont lui laisser des traces, des doutes, des espoirs sur la Justice.

Magistrat, c’est une profession ainsi qui doit se renouveler à l’ouverture de chaque dossier donc exigeante. La Justice est humaine, ses erreurs ne le sont pas.

Dans le dossier LYHANNA seraient apparues des négligences, des erreurs d’aiguillage de dossiers cumulées dans le temps, des négligences de magistrats et autres fonctionnaires...mais le problème n’est pas là.

Le drame LYHANNA met en cause une Justice qui fonctionne mal, de mauvaises habitudes et des pratiques néfastes qui sont, avec le temps, rendues habituelles et signent le dysfonctionnement de la Justice et plus globalement l’irresponsabilité coupable de magistrats.

Face au portrait que nous donnions idéalisant les magistrats, il y a la réalité que les médias et les observateurs de la Justice ont retenue ou déformée pour l’affaire LYHANNA. Le rapport administratif fait à la demande du Ministre de la Justice ne sera connu qu’en fin de l’été. Une ruse politique qui permet d'espérer que se calme la colère populaire qui s'est exprimée en juin.

Donc face au portrait que nous donnions idéalisant les magistrats, il y a la réalité que les médias et les observateurs de la Justice ont retenue ou déformée suite à l’affaire LYHANNA.

 

 

MAGISTRAT : JUGER PLUS VITE ET BIEN, MISSION IMPOSSIBLE ?

 

Les jeunes magistrats reçus sur concours, sortis étudiants de leur école, l’École Nationale de la Magistrature ENM, pensent souvent, trop souvent carrière et à part leurs stages dans les juridictions et une brève immersion dans le monde du travail ils sont parachutés inexpérimentés dans un Tribunal comme juge... à vie ! Est-ce normal ?

Certes, leurs collègues plus anciens devraient, sous l’autorité du Président de la Juridiction, être leurs tuteurs. Mais eux, ils sont (théoriquement) vraiment débordés !

Magistrats, promotions et École Nationale de la Magistrature, que tout se joue à la Chancellerie à Paris et le rôle très important que jouent et joueront les syndicats pour justement leurs avancements et choix des postes. Le corporatisme syndicalisé s’est donc installé dans toute la hiérarchie jusqu'au plus haut niveau.

Nous découvrons cette anomalie qui semble cependant aujourd’hui admise par tous.

Nous découvrons aussi la solitude du juge et son face à face avec ses dossiers dont la pile ne cesse de s’élever alors que le Ministère leur demande sans cesse de diminuer leur « stock d’affaires ».

De plus, la « sanction » qu’infligent les Cours d’Appel en déjugeant ce qu’a décidé et écrit en son âme et conscience le juge de première instance, est aussi logique pour appliquer le droit d’appel mais c’est aussi une arme à double tranchant au niveau du juge de Première Instance dont le travail est ainsi lui aussi jugé.

Comme les magistrats des Cours d’Appel sont eux aussi débordés et carriéristes...sont-ils toujours conscients de leurs pouvoirs et devoirs et objectifs quand ils jugent et cassent la décision de leur confrère de Première Instance ?

Le Magistrat doit-il travailler plus, vues les courbes d’augmentation des affaires enrôlées ?

Mais peut-on juger toujours plus vite et bien ? L’inflation d’affaires à traiter et les complexifications législatives permanentes ne sont pas compatibles avec l’administration d’une bonne justice.

Constatant cette impossibilité, il y a eu l’espoir du recours à la numérisation des procédures qui fut onéreuse et mal traitée selon la Cour des Comptes et aussi selon les « utilisateurs ».

Tout ce monde judiciaire vit ainsi donc en vase clos avec sa propre conception de la justice marquée par un « syndicalisme corporatiste », ses prérogatives et une « hiérarchie bienveillante ».

L’ancienne Ministre de la Justice, éminente juriste, Nicole BELLOUBET ne vient-elle pas de poser la bonne question « Nous sommes face à une crise systémique ? »

 

À SUIVRE...

 

RÉFORMER LE SYSTÈME  JUSTICE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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