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https://www.olonnes.com/2025/11/pauvre-justice-pauvre-magistrature-pauvre-justifiable.html
DES MOYENS TRÈS INSUFFISANTS
Le Service Public de la Justice c'est près de 9 000 magistrats sur un effectif de 90 000 fonctionnaires et 85 000 prisonniers..et 1 100 00 affaires par an ! en croissance sans cesse .
Il ne faut pas oublier que ce Ministère gère la « pénitentiaire » et qu’en ce domaine il y a une inadéquation impressionnante entre les missions et les moyens.
Ceci « pénalise » fortement le fonctionnement de toute l’institution et peut expliquer au moins en partie ses dysfonctionnements souvent dénoncés.
À cela, il faut rajouter la mauvaise habitude de l’État d’une part, de charger de missions nouvelles l’institution et celle aussi des réformes déstabilisatrices, incomplètes, non financées...
En plus, le législateur ne travaille pas avec assez de sérénité et la prolifération de textes et missions nouvelles déstabilisent le personnel de la structure (voir les projets informatiques et les observations de la Cour des Comptes. Là, aussi !.
Cela laisse une impression très désagréable d’une Justice débordée, désordonnée.
Il est un fait indéniable, en France, budgétairement, la Justice française dans les études comparatives n’a pas été gâtée depuis des décennies et, en ce domaine, particulièrement, le retard a du mal à être comblé. Et la période actuelle ne lui est pas encore favorable.
L’ÉCOLE NATIONALE DE LA MAGISTRATURE ( ENM ) MISE EN CAUSE
Elle est souvent mise en cause par les professionnels liés au Service Public dans le malaise judiciaire que traverse la France.
Nous n’avons malheureusement pas les moyens de pouvoir porter un jugement objectif sur ses méthodes pédagogiques mais, par contre, nous en voyons le résultat dans la pratique. Il y a des failles, des fautes que l’on retrouve dans les décisions de Justice dont les Chroniqueurs juristes peuvent faire leurs choux gras.
C’est le déshonneur de la Justice même si les chroniqueurs parfois eux-mêmes ne sont pas exempts de subjectivisme. Mais eux ne sont pas juges !
Cette « école » comme d’autres institutions de l’État est marquée par les ravages de la pensée unique, par l’anarchisme dans sa version wokisme, par le pouvoir de juges qui s’immiscent dans le pouvoir d’État...Le vers est dans le fruit.
Nous avons noté cet aveu de magistrats qui ont publiquement affirmé qu’il est de leur pouvoir de traiter un ancien Président de la République comme un simple citoyen ainsi broyé par un petit juge aux pouvoirs surdimensionnés qui s’affranchit des textes qui s’imposent à lui et à la déontologie . Voir nos précédentes parutions.
Cet aveu est corroboré par une déviance de la conception même de la fonction du juge par les juges eux-mêmes.
Sur le plan pratique, cette « école » a failli à sa mission car elle n’apprend plus assez aux futurs magistrats la modestie qui est de mise quotidienne dans la fonction de juge.
En 2025, l'ENM est-elle, comme les Tribunaux comme le Ministère de la Justice débordée ?
Être modeste, c’est pour un magistrat douter, toujours douter et ne pas se fier à cette déviation grave nommée improprement « son intime conviction » qui peut ainsi devenir un moyen vicieux et pervers pour le magistrat de s’affranchir de textes de droit qui pourtant s’imposent à lui.
L’intime conviction est subjective donc dangereuse. Elle est la porte ouverte pour permettre au magistrat de mettre de côté le droit pour tenter d’imposer ses supputations et aspirations personnelles au détriment de l'impartialité de la Justice.
Dire le droit, rien que le droit c’est pour un magistrat fonder sa décision sur le droit objectif, sur la loi et non dévier de cette obligation pour imposer sa vision personnelle, toujours subjective du dossier. C'est son engagement personnel vis à vis de la société.
Il est donc constaté qu’il a manqué et manque encore aux magistrats ce que leur École ne leur a pas assez inculqué : douter, la modestie, le sens de l’impartialité.
À SUIVRE...
Carriérisme, Syndicalisme et Corporatisme
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