LES GENS DU VOYAGES : un problème
humain à régler pour éviter des stigmatisations
Nous vous annoncions qu’à la suite du dernier Conseil Municipal de CHÂTEAU D’OLONNE
du 30 avril 2013, nous vous proposerions une réflexion sur les gens du voyage. Ouest-France de ce jour lui aussi aborde un aspect humain et social de ce sujet : la réussite d’une ROM.
Rappels
1) Ce problème n’est pas marginal : il concerne environ 300.000
personnes,
2) La loi de 2000 met à la charge des commune de plus de 5.000
habitants :
L’obligation de créer et entretenir une « aire d’accueil permanente » dont
la taille est fonction de la taille de la commune,
L’obligation d’accueillir les grands rassemblements désormais réglementés. Cela
représente la mise à disposition d’un terrain, les branchements eau, électricité, la mise à disposition de containeurs pour le dépôt et l’évacuation des déchets…Ceci se gère au niveau de la
Communauté de Communes des Olonnes. L’investissement est de l’ordre de 30.000 euro.
Un Schéma départemental d’accueil des gens du voyage est établi et géré par le
Préfet. La Cour des Comptes s’est penché en 2012 sur ces problèmes et sur l’application de la loi de 2000. Son rapport pointe des imperfections d’application de la loi mais aussi les difficultés
à s’adapter à une population très diversifiée : « roms » d’origine étrangère, « tziganes », sédentaires, semi sédentarisés, itinérants…
Deux délibérations à l’ordre du
jour de ce Conseil ont été adoptées par les élus (l’opposition ne
prenant pas part au vote pour une question de forme : le site présenté en commission n’a pas été celui qui a été proposé au Conseil Municipal et les travaux ont été faits avant la
présentation du projet en Conseil Municipal !):
Première délibération : Fermeture
provisoire de l’aire permanente d’accueil située zone des Plesses pour cause de destruction des équipements…l’investissement initial et le coût de leur remise en état, les coûts de
dépollution suite à un acte de malveillance vont dépasser les 50.000 euro. Pour remettre en état le site il y a lieu de le fermer (jusqu’en septembre).
Deuxième délibération : choix d’un
terrain pour les rassemblements de cet été…c’est le tour de Château d’Olonne d’accueillir les rassemblements et le site choisi est celui des Soulardières (Vannerie).
Les gens du voyage : un problème
humain, social difficile à résoudre, une collaboration des gen du voyage et des pouvoirs publics elle aussi difficile, une opinion publique peu favorable aux gens du voyage...
La situation vécue à Château d’Olonne est paradoxale : la ville a répondu aux
exigences légales d’accueil et en réponse les « intéressés » ont tout cassé !
On ne sait pas en fait, comme d’habitude, qui sont les casseurs…ce ne peuvent être
les résidents en parties sédentaires et bénéficiaires des installations qui ont détruit « leur » aire d’accueil…pour aller s’installer où maintenant ?
Mais on ne doit pas, comme pour les hommes politiques, condamner globalement une
« caste » pour les faits répréhensibles commis par quelques brebis galeuses. Il faut éliminer ces brebis pour protéger la majorité.
Quant aux grands rassemblements de gens du voyage : certains se passent bien et les
responsables acceptent souvent de jouer le jeu. Mais d’autres laissent aller les dérives…ce sont ceux-là qui pourrissent, dans le public, l’image des gens du voyage. Certains responsables ont des
exigences hors normes.
Mais jusqu’où
aller ?
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D’abord, dans cette population, séparons le bon grain de
l’ivraie : que police et justice puissent œuvrer pour stopper ce que certains qualifient d’une impunité indécente,
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Essayons de ne pas porter de jugement à l’emporte-pièce en réaction à
des situations vécues ou rapportées par la presse,
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Imposons à la communauté des gens du voyage assez organisée et
hiérarchisée des règles du jeu et s’il le faut durcissons les règles actuelles : d’ailleurs, les sanctions prévues par la loi de 2000 sont-elles appliquées ? Y a-t-il des confiscations
de véhicules stationnant dans des zones non prévues ou à des dates non déclarées ?
Les gens du voyage un problème social, humain qui ne se réglera que par la
persévérance des pouvoirs publics et une certaine rigueur : la carotte et le bâton.