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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 08:14

Un incident a rendu cet article illisible pour de nombreux lecteurs...nous le reprenons donc ci-dessous avec un léger changement de titre

Avec nos excuses

 

 

 

OU L'ELECTORALISME PASSE AVANT L'INTERET GENERAL

 

DSC03285.jpg  fusion 3 maires 04981.jpgDSC03291entr-e-sortie.jpg

 

REFLECHISSONS AU DEVENIR DU PAYS

 

LES RAISONS D’UN MAL ET LA RECHERCHE DE SOLUTIONS

 

I  - LES RAISONS D’UN MAL : EXPLICATION DE TEXTE

 

 

Le temps des vacances est, parait-il, propice à la réflexion. En voci une...

 

LA SOLIDARITE INTERCOMMUNALE N’EXISTE PLUS

 

Sur ce blog nous saisissons l’actualité locale, parfois nationale et la passons au prisme de notre sensibilité.

 

Et c’est pour cela que l’on dit : « NOUS AVONS MAL A NOTRE PAYS DES OLONNES ».

 

Le Pays des Olonnes se caractérise par sa douceur de vivre et il attire nombre de citadins assez aisés pour acquérir appartements ou villas. Ils s’y installent pour jouir d’une paisible retraite. Cette donnée économique et sociologique a des conséquences importantes sur l’évolution du Pays et les conditions de vie.

 

Sur le plan démographique : 46% de plus de 60 ans aux Sables d’Olonne, 29% à Château d’Olonne et 24% à Olonne sur Mer et une décroissance des actifs.

 

Sur le plan économique :

- un foncier où le marché et la spéculation rendent le logement des jeunes actifs impossible : les classes de maternelle et du primaire ferment,

- un bassin d’emploi avec un taux de chômage record et une perte d’emplois dans quasiment tous les secteurs,

- des secteurs économiques traditionnels en perte de vitesse : la pêche, le nautisme, le bâtiment…ne croît que l’aide à la personne, conséquence du vieillissement de la population ; le tourisme stagne et cache la réalité car son caractère saisonnier génère des emplois mais des emplois précaires et le tourisme est par définition aléatoire car soumis aux événements météo, économiques politiques…

- des infrastructures améliorées mais désordonnées car il n’y a pas de volonté et donc de moyens mis en place dans l’agglomération d’attirer les entreprises.

 

Sur le plan de la politique locale : c’est le reflet de l’évolution démographique. L’essentiel est de préserver la tranquillité des électeurs. N’a-t-on pas entendu cette chose incongrue : la venue d’entreprises, ce sont des camions, de la pollution, des salariés qui éventuellement ne seraient pas bien orientés politiquement?…l’élu pense à sa réélection et oublie à l’intérêt général .

 

Il y a dans l’esprit de nos élus une idée aussi fausse que pernicieuse : au sein de l’agglomération il y a une ville dominatrice (Les Sables d’Olonne) et deux villes dominées (Olonne-sur-Mer et Château d’Olonne) et pour les élus sablais il faut sauvegarder cette situation (orgueil mal placé) et pour les élus des deux autres communes il faut continuer à gagner du terrain pour atteindre voire dépasser les Sables d’Olonne. Pour le Président de la Communauté de Communes, maire des Sables d’Olonne, il faut tirer un trait sur toutes ambitions pour maintenir cet « équilibre » : sauvegarder les intérêts de SA ville et distribuer les bons points aux deux autres communes : je donne la future piscine à Château d’Olonne parce que Olonne a déjà été gâtée …et moi je garde pour les Sables d’Olonne le siège de la Communauté de Communes restauré à grand prix (même s’il y avait des solutions plus pratiques et moins onéreuses).

 

A cela, s’ajoute un peu de colorant de politique politicienne où, là aussi, l’intérêt général passe au second plan après les intérêts politiques : Olonne-sur-Mer a un électorat plus à gauche que les 2 autres communes.

 

D’où :

- pour le Château d’Olonne et les Sables d’Olonne : on ne va pas favoriser Olonne-sur-Mer cette commune dite de gauche (est-ce encore vrai aujourd’hui ?) ou la mélanger avec les deux autres plus centristes,

- cette gauche olonnaise qui a perdu « sa » mairie fait tout pour la reprendre (c’est humain et démocratiquement normal) et donc ne veut pas de rapprochement (fusion ?) avec les deux autres communes. D’abord récupérer son bien, sa municipalité, après on verra !

 

Dans cette bataille de clochers que l’on pourrait qualifier de "débile", l’intérêt général passe au second plan : toute la politique locale consiste pour nombre d'élus des trois communes à faire en sorte que le statu quo soit maintenu tout en veillant, à chaque occasion, à tirer la couverture à soi. Exercice difficile et pernicieux pour l'avenir du Pays. On appelle cela :  la "solidarité intercommunale" qui devient , en réalité, le "chacun pour soi "!

 

 

 

A suivre…

II – DES SOLUTIONS, DES PROPOSITIONS OPTIMISTES...

 

 

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commentaires

régis bernard 16/08/2011 15:07



bonjour


La cco permet à nos villes de travailler ensemble sur un certain nombres de dossiers et lorsque l'on fait l'historique de ses réalisations ,le bilan n'est pas si négatif que ce que vous laissez
entendre.


je suis d'accord qu'il faut évoluer vers la communauté d'agglos, j'ai d'ailleurs dfendu cette position aux derniéres électionscantonales. C'est sur ce point que je ne vous comprend pas,
aujoud'hui, vous nous dites qu'il faut fusionner, supprimer nos 3 villes pour créer une seule ville, avec un maire, et vous nous dites qu'il faut aller vers la communauté d'agglos et donc
rejoindre les 3 communes voisines, ce qui consiste à faire travailler 4 maires au sien d'une même assemblé?


N'est ce pas revenir à la situation actuelle,celle que vous dénonçez?


Moi je propose une assemblée à 6 communes et ainsi éviter les millions d'euros que coûterait une fusion, (voir les chiffres du cabinet qui à fait l'étude sur la fusion)


je vous rapelle que la communauté d'agglos de la Roche sur yon est composée de 16 communes


le talmondais de 9 communes ect....


Cela ne les empêchent pas d'avancer,à 6 communes, nous serions l'une des plus petites communauté d'agglos de vendée


concernant les augmentations d'impots que vous vous refusez à admettre, c'est le bureau d'étude qui à donné les chiffres et personne d' autre.


Les chiffres n'étaient pas favorable à la fusion malgré la pression du maire d'Olonne et de votre association? Je pourrai aussi parler d'un sondage qui indiquait que 80% de la population était
favorable à la fusion,alors que 65% des OLONNAIS ont dit NON et que moins de40% des SABLAIS se sont exprimés? montrant ainsi que la fusion ne les intéressait pas.


De quel côté se trouve la malhonnêteté intéllectuelle ?


Moi je me base sur des faits et des chiffres concret que chacun à pu lire ou constater car établi par un bureau d'étude indépendant.


la fusion de nos communes est un combat d' arriere garde qui ralentirait le développement de nos villes et porterait un coup au pouvoir d'achat de la majorité de nos concitoyens.


Régis Bernard



CACO 17/08/2011 20:20



Nous étudions depuis quinze ans l'évolution des budgets des communes et de la CCO et jamais nous n'avons été démenti dans nos analyses que vous semblez parfois ignorer.


De plus nous constatons que nous n'avons pas la même lecture de l'étude KPMG sur le projet de fusion et que nous n'avons pas la naîveté qui vous honore : penser que KPMG le cabinet d'étude
 payé par la CCO ait pu agir en toute indépendance mérite nuance. Même si ce grand cabinet international a sauvegardé l'essentiel de son indépendance en cette circonstance.


Quant au bilan de la CCO nous n'avons jamais dit et écrit qu'il était négatif...bien au contraire sa création a permis de belles réalisations ;  simplement nous constatons que contrairement
au passé où un programme avait été établi et achevé vers 2004 il a  a été relancé un nouveau plan qui s'est nommé "olonnes 2020", porteur d'espoirs...malheureusement ce programme fait
partie des études qui ont rejoint les fonds de tiroir et un organisme comme la CCO ne peut fonctionner sans perspective. D'où notre conclusion la CCO a été moteur de l'économie locale pendant une
première période ; ses compétences se sont élargies...il n'y a plus de plan et aujourd'hui la CCO navigue à vue. Ne devrait-elle pas se remettre en cause?


D'ailleurs vous êtes le premier à porter des jugements plutôt négatifs sur certaines actions comme le nouveau siège de la CCO, sur certaines opérations sur l'emplacement de l'Espadon...qui
n'attestent  pas du meilleur fonctionnement de la  CCO tel que nous l'entendons.


Nous ajoutons à titre de rappel  que la CCO d'aujourd'hui voit ses frais de fonctionnement dépasser sa capacité anuelle d'investissement...ce qui est logique suite à la croissance
des compétences mais illogique quant à l'objectif d'une institution qui est créée pour favoriser les investissements.


Ces évidences sont redites ici pour une bonne compréhension de nos positions que démocratiquement nous admettons que vous n'êtes pas sobligé de partager mais qui ont pour elles leur sincérité,
leur sérieux car elles  tiennent  compte non seulement du présent mais aussi du passé pour une projection sur l'avenir...la question est : quel avenir pour la CCO ?



avenir olonnais 15/08/2011 11:28



bonjour


je suis en accord avec la plupart des remarques et constatations que vous faites dans cet article. Mais je n' arrive pas à comprendre pourquoi et comment la fusion serait la solution à tous ses
problêmes. Je pense que toutes les villes sont confrontées à ces situations. Je pense aussi que la concurrence entre villes sert nos concitoyens. EN évitant les dérapages sur la fiscalité,sur les
tarifs scolaires etc..... Je pense aussi que le fait d'avoir trois villes permet la mixité sociale,chacune des villes étant contraintes de faire des logements sociaux. Que ce passerait il si nous
devenions une seule ville, comme ailleurs nous aurions une zone HLM , une zone bourgeoise et les autres au milieu !! on voit le résultat tous les jours dans les journaux télévisés.


ET je pourrai continuer ainsi sur bien d'autres sujets.Pour moi,la Diversité , la Concurrence, sont les seules moyens d'éviter les dérivent.


Régis bernard


 



CACO 15/08/2011 18:20



C'est exact qu'il n'y a pas un lien direct entre la fusion et les erreurs de gestion que nous constatons au Pays des Olonnes et que nous venons de vivre et subir.


La fusion n'est pas la solution miracle...car en matière de gestion des collectivités nous pensons que le miracle n'existe pas. Actuellement nous vivons la plus mauvaise situation. Nous apportons
omme réponse à votre commentaire  les éléments suivants :


- Pays des Olonnes : c'est déjà 3 communes qui forment une agglomération sans discontinuité, des complémentarités et le nom OLONNE commun (argument symbolique)  aux 3 villes,


- Aujourd'hui on a non seulement 3 communes mais en plus une communauté de Communes la CCO qui est en fait une quatrième commune dont les compétences sont élargies, qui a plumé les communes
de leurs compétences principales (grands investissements, petite enfance, assainissement, scolaire, social..) et dont vous connaissez les imperfections qui deviennent insupportables pour tout
citoyen suivant les dossiers ; on pourrait dire que la CCO est la commune unique avec les inconvénients sans les avantages,


Les délégués à la CCO ne sont pas des élus directs mais des "nommés" et cette situation est pernicieuse car ces délégués ne se sentent pas responsables...ils s'en remettent aux compromis éléborés
en Bureau de la CCO par les 3 Maires et se désintéressent de leur CCO : voir l'absentéisme aux Conseils Communautaires, dans les commissions et leur non participation aux débats...il faut espérer
que la réforme du mode d'élection des délégués pourra améliorer cette situation que nous déplorons.


- Quant aux économies d'échelle vos anciennes responsabilités de chef d'entreprise vous permettent d'appréhender aisément les économies d'échelle réalisables : il vous suffit d'examiner
l'opération nouveau siège de la CCO et peut-êttre nouvelle mairie à Château d'Olonne pour voir ce que coûte la non fusion. Ajoutons à cela que les aides de l'Etat aux projets CCO
seraint plus importantes. La fusion ne devrait pas entraîner d'augmentation d'impôts : cela est démontré et l'argument contraire relève de la malhonnêteté intellectuelle.


- La fusion telle que nous l'avons pensée allait de fait avec une décentralisation locale en relançant la vie de quartier (mairies annexes et maison de quartier) : ceci donnait la
possibilité de rapprocher citoyens et élus et aux citoyens de se retrouver aisément, conviviabilité oblige.


-  mais de plus nous ne concevons pas la commune unique OLONNE comme une fin en soi car nous envisageons la création de la communauté d'agglomération à un niveau minimal dans un premier
temps : le canton


- quant à la mixité sociale comme argument de la non fusion je vous renvoie au Plan Local de l'Habitat et au SCOT...elle est inscrite dans les textes et nous ne voyons pas ce qui peut faire
obstacle à sa réalisation dans tous les projets de lotissements. Les zones HLM sont maintenant impossibles.


- Voilà quelques réflexions sérieuses en cette période dite de vacances qui permet de prendre du recul après ces derniers mois où l'on a pu constater les mauvais résultats de la
collaboration intercommunale que cumulent les communes et la CCO dans une ambiance détestable qui ne peut qu'être négative pour le Pays des Olonnes.