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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 12:45

père noelPOUR 2012 faut-il y croire ?

                                            OUI :  pour espérer et agir. Le fatalisme n'est-ce pas une forme de lâcheté ?

 

Voeux 2012 : "Entre raison et folie"   

 

 

            Quels voeux formuler en ce début d'année 2012 ?

 

Pour un citoyen qui se veut au contact de l'événement, il sait que cette année 2012 qui débute marquera notre histoire.

 

 Les enjeux sont en effet considérables et difficilement mesurables. Au niveau national, ce seront les élections présidentielles puis législatives sur fond de crise financière et politique. Et quoi penser de l'avenir immédiat de l'Europe et de l'euro dont on vient de célébrer les 10 années d'existence; euro désigné à tort ou à raison encore aujourd'hui comme le principal coupable de nos difficultés quotidiennes par une majorité de Français ?

 

 Plus près de nous, ce sont aussi les enjeux liés à nos difficultés persistantes à trouver le bon accord pour nous doter d'un avenir économique social et culturel au Pays des Olonnes. Encore sous le coup d'une tentative manquée de fusion en novembre 2009, du choix d'implantation à grands frais sur la commune du Château d'Olonne d'une usine TMB (1) aux résultats incertains et une communauté de communes dans une impasse politico-financière, le "chacun pour soi" s'amplifie encore et la divergence d'idées demeure la règle pour nos élus au détriment de la recherche de l'intérêt commun. De nombreuses questions se posent quant aux décisions prises de collectes et d'utilisation de l'argent public. Dans ce contexte, comment faire le bon choix des personnes à qui nous allons donner mandat pour nous représenter en 2012 sur le plan national ? Sur quelles valeurs allons-nous localement donner quitus à celles qui vont se constituer en équipe pour préparer les élections locales de 2014 ? Comment faire le choix pourtant inéluctable entre RAISON et FOLIE ?

 

            Pour y voir un peu plus clair, il est fondamental de remonter un peu le temps. Dans ce cheminement, très vite, dans l'espace compris entre l'Europe et nos structures communales et intercommunales, un point de convergence important se fait jour : Quelques soient leurs sensibilités politiques, les pères de l'Europe, tout comme ceux de l'intercommunalité en France dans les années 80 avaient parfaitement conscience du côté provisoire des dispositions techniques et financières mises en place initialement.

 

Ils savaient qu'aucune monnaie, qu'aucune politique économique et financière avec des budgets divergents voire contradictoires ne pouvaient subsister très longtemps. Mais, ils comptaient sur le temps, toujours nécessaire en la matière. Ils espéraient  que l'apprentissage du travail en commun et de la solidarité l'emporterait et que l'on verrait apparaître des nouveaux modes de pouvoir et de gouvernance. C'était hélas sans compter sans la conception décalée de la réforme qui s'impose et qui anime encore aujourd'hui une majorité de la classe des élus qu'ils soient locaux, nationaux ou européens.

 

C'est ainsi, qu'en totale contradiction avec l'obligation de réaliser des économies d'échelle, on assiste jusque dans nos cantons à l'empilement de structures intercommunales qui, après des débuts prometteurs, deviennent à terme de véritables collectivités locales supplémentaires avec des budgets notamment de fonctionnement difficilement maîtrisables. Depuis quelques décennies, les facilités pour les collectivités d'emprunter à des taux séduisants ont entretenu ce climat de FOLIE que l'on peut aussi définir comme une période d'inconscience, de fuite en avant qui nous a conduit tout droit à la situation que nous connaissons aujourd'hui.

 

            Et pourtant, paradoxalement, si l'on en croit certains experts comme Jean BOISSONNAT dont la compétence ne saurait être mise en doute, la situation actuelle constitue à n'en pas douter une véritable chance de revenir à la RAISON et d'entamer la mutation historique indispensable à notre survie. Bien évidemment, cela remet en cause un certain nombre de nos conceptions et nous attendons de nos candidats(es) qu'ils (elles) osent le clamer haut et fort. À commencer par la perte d'une certaine souveraineté au profit de nouveaux concepts de gouvernance. Par exemple en adoptant un nouveau système de fédéralisme européen qui s'appuierait sur l'élection au suffrage universel d'un président de Commission et d'un président du Conseil européen, les deux fonctions devant être étroitement liées. Le même système peut parfaitement prévaloir pour réaliser les compromis nécessaires à la fusion de communes avec des communes aux contours adaptées aux territoires urbains et ruraux, dotés de pouvoirs élargis et associées à des structures intercommunales liées aux bassins d'emploi. Naturellement, aucune réforme politique de cette importance ne peut et doit voir le jour sans que la population ne soit directement associée non seulement à la décision mais au débat préalable de construction.

 

            A cet égard, nous les habitants du Pays des Olonnes, nous pouvons témoigner de la leçon reçue notamment de la part du vote des olonnais lors de la consultation sur la fusion de 2009. Avec le recul, on s'aperçoit facilement combien le scepticisme de nos concitoyens est difficile à combattre lorsque le message des élus est confus et opaque.

 

La raison eut sans doute été d'entamer au préalable un vaste débat avec tous les acteurs de la vie des communes. C'est une certitude : à l'image de toutes les grandes réformes, la fusion des communes verra le jour à plus ou moins long terme.

 

La seule question qui demeure est de savoir comment ? Ou cette fusion est imposée suite à la persistance de nos divergences ?  Ou bien nous décidons de faire le choix de la raison, de débattre et décider tous ensemble du choix de la nouvelle collectivité que nous voulons créer ? Le choix d'un audit externe peut s'avérer très utile pour nous éclairer mais ne doit jamais se substituer au droit légitime du citoyen d'en débattre et d'en décider. Et l'on ne regrettera jamais assez que la commune de Château d'Olonne ait décidé aussi facilement de faire l'impasse sur ce droit sans aucun argument raisonnablement recevable.

 

La conclusion en forme de vœux c'est d'abord en terme d'espérance.

Au déclin annoncé, parions surnotre capacité à nous remettre individuellement et collectivement en cause pour "inventer" un avenir meilleur.

 

Ainsi pourrons-nous faire le choix de donner mandat par notre bulletin de vote ou de nous associer aux personnes disposant du courage nécessaire pour le "parler vrai" et capables d'engager les réformes attendues.

 

Henri GUIBERT                                                                

 

élu de la commune du Château d'Olonne de 1995 à 2008

 

délégué de cette commune  à la CCO de 1995 à 2008  

 

 

 

(1)TMB - Tri-mécano-biologique de nos ordures ménagères.

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