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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:15
FRANCE EN FAILLITE : solutions proposées par Jacques  ATTALI

On peut reprocher nombre de choses à Jacques ATTALI.

Mais on ne peut lui reprocher un certain réalisme (aujourd’hui) et admettre qu’il ne manque pas d’idées qui mériteraient que les élus y prêtent une attention particulière pour élever le débat et agir …voire sauver la France de la Faillite !

 

 

Retenons

1) Un déficit sans réformes de croissance serait catastrophique,

2) TVA : à augmenter de 3% immédiatement,

3) sauver le bâtiment en exonérant de droit de succession tous les investissements,

4) 1er emploi : en dessous du SMIC avec compensation pour le salarié qui toucherait au moins le SMIC sur les fonds de la formation professionnelle

5) investissement dans les PME : exonérées de droits

6) réforme territoriale

 

Ajoutons une autre proposition plus "grave" : constatant le divorce qui existe entre gouvernant et gouvernés, la paralysie qui en découle pour la gestion de la FRANCE ne faut-il pas envisager d'offrir aux français le droit de s'exprimer directement ...en retournant aux urnes ?

Ce serait une façon de débattre de la crise " en FRANCE" et aux français de permettre un renouvellement de leur personnel politique en appliquant la règle du non cumul des mandats dans le temps...inéligibilité après deux mandats.

Peut-être une procédure pour une réforme profonde de la gouvernance de la FRANCE et éviter le péril d'une crise grave type révolution.

 

Interview accordée à la Dépêche (extrait)

 

"Le 15 octobre est le dernier délai pour la présentation par les États de la zone euro de leurs projets de budget 2015 ? Quels conseils donner à François Hollande ? Quelles sont à vos yeux les réformes les plus urgentes ?

 

En 2008, je les ai formulées pour la plupart dans les 316 propositions de la Commission que je n'ai fait que présider.

Nous les avons répétées dans un deuxième rapport un an plus tard. Je les ai moi-même reprises au moment où François Hollande a été élu. Je proposais alors une série de réformes. Tout cela n'a, malheureusement, pas été mis en œuvre, ni en 2009, ni en 2010, ni en 2012, mais cela reste encore valable.

Le budget 2015 ne doit pas être regardé simplement en termes de montant du déficit. Le montant du déficit toléré serait d'autant plus grand qu'il s'accompagnerait en même temps de réformes fortes.

Un déficit sans réformes de croissance serait catastrophique.

Pour moi, les mesures les plus urgentes passent déjà par une réforme du logement.

1/ Aujourd'hui, la bonne réforme serait d'exonérer les droits de succession dans les deux prochaines années pour tout investissement dans un logement neuf, personnel ou locatif. Cela aurait un effet très important pour l'investissement parce que tout le monde voudrait se porter acquéreur d'un logement.

2/ Le deuxième volet des réformes doit être la formation professionnelle. Nous gaspillons une part très importante des 32 milliards qui lui sont consacrés. Je propose que le tout premier emploi soit payé au minimum au SMIC, en faisant en sorte que 20 % du salaire des premiers emplois proviennent de l'argent de la formation professionnelle. Je pars du principe qu'un premier emploi, c'est de la formation. Il serait donc légitime que la Formation apporte sa contribution. Et cela permettrait aux entreprises de payer le salaire 20 % de moins que le SMIC.

3/ Pour ce qui est de la relance de l'investissement, je ferais la même remarque que pour le logement : tout investissement dans les deux prochaines années dans une entreprise non cotée devrait être exonérée des droits de succession.

4/ Quatrième point : la réforme administrative. Je suis pour la suppression des grands départements, pas des petits départements ruraux, tout comme je préconise toute une série d'autres simplifications administratives.

5/ Dernier point : l'Europe. Il faut nous mettre d'accord avec les autres pays européens, au moins avec les Allemands, pour relancer massivement les investissements dans le domaine des réseaux entre la France et l'Allemagne en matière d'énergie et de numérique notamment. Ce que nous avions proposé depuis des années reste toujours valable. Qu'on ne nous dise pas que nous avons tout essayé, car nous n'avons essayé que des ersatz au lieu de nous attaquer aux vraies réformes. Quand le Front national dit «on a tout tenté, il faut faire autre chose», c'est faux, puisqu'on n'a justement pas entrepris de réformes courageuses.

La France n'atteindra pas les 3 % de déficit l'an prochain et doit plaider pour un nouveau délai auprès de la Commission européenne.

François Hollande peut-il espérer encore être entendu ?

Ce sera très difficile pour elle de faire moins de 5 % en 2014, et même 4 % en 2015.

François Hollande peut espérer être entendu s'il engage auparavant de vraies réformes de structures, comme celles que je viens de souligner.

Ces mesures viendraient compenser l'existence de ce déficit en créant les conditions pour que ce même déficit soit réduit par la croissance. Tout ce qui ne sera pas décidé avant la fin septembre, ne pourra plus l'être pendant le mandat de François Hollande puisqu'après début octobre, le budget sera envoyé au Parlement. Cela nous amène à fin 2015.

Et, en 2016, personne ne peut penser qu'on entreprendra des réformes à un an des présidentielles.

Il reste donc un mois à ce pouvoir politique pour mettre ces mesures en œuvre.

Mais, il ne faut pas que les Français attendent tout du pouvoir politique. Par exemple, il ne faut pas se contenter de demander ou de chercher un emploi. Il faut créer un emploi en créant son entreprise. Et c'est à la portée de tout le monde.

 

On peut retrouver les chemins de la croissance ?

Oui, à condition, une fois de plus, qu'on n'attende pas tout d'un pouvoir politique, mais qu'on se prenne en main, les uns et les autres. "

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