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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 18:03
Extrait de reforme-territoriale.fr

Extrait de reforme-territoriale.fr

Suite de

http://www.olonnes.com/2015/10/reforme-territoriale-millefeuille-fusion-de-communes-on-est-loin-du-compte.html

 

 

DES ESPOIRS DÉÇUS, DES DOLÉANCES ET DES PROPOSITIONS

 

LA RÉFORME TERRITORIALE DITE RÉFORMETTE NE RÉSOUD PAS LE PROBLÈME FRANÇAIS DU MILLEFEUILLE RENDANT LE PAYS INGÉRABLE.

IL FAUT RATIONNALISER, FUSIONNER.

ROMAIN PASQUIER , DIRECTEUR DE RECHERCHE AU CNRS, PROFESSEUR Á SCIENCES POLITIQUES RENNES A LIVRÉ AU TÉLÉGRAMME DE BREST  SES RÉFLEXIONS  PERTINENTES SUR CETTE RÉFORMETTE .

 

"Les projets de grandes intercommunalités, de fusions de communes, ne marchent pas... Il faudrait penser des intercommunalités élargies au niveau des bassins de vie, comme le pays.

Cela ne peut se faire sans la réforme de la carte communale.

On a tellement de petites communes que plus on agrandit les intercommunalités, plus elles se sentent dépossédées du petit pouvoir qu'il leur reste.

 

Quelle est la bonne architecture ?

 

Les communes de moins de 3.500 habitants doivent fusionner.

Un premier maillage de proximité, plus costaud, sera plus à même de délivrer un service public de proximité.

Ensuite, les intercommunalités élargies prendront en charge les infrastructures, l'attractivité du territoire.

Les communautés de communes actuelles sont les communes nouvelles à créer.

Au dessus, il y aura une collectivité unique, fruit d'un rapprochement des départements et du conseil régional, qui assure l'aménagement et la solidarité territoriaux.

 

On est aujourd'hui loin de la réforme territoriale initiale...

On n'est pas allé jusqu'au bout.

Les intercommunalités restent réduites, les communes n'ont pas bougé et on a gardé les départements.

On a assisté à une course folle qui nourrit la dépense publique. Il faut refroidir la machine, se poser les bonnes questions, être lucide et courageux.

Ce n'est pas facile de sacrifier son écharpe, mais, à un moment, il faudra en sacrifier quelques-unes.

 

Y a-t-il un manque de courage politique ?

C'est effectivement le cas. Les populations ne sont pas toujours enchantées, mais il y a un travail de pédagogie à faire.

Si la génération d'élus locaux actuelle n'est pas capable de franchir le pas, on risque de voir une série d'activités et d'enjeux passer à l'échelle de la métropole.

On ne va quand même pas transmettre à nos petits-enfants un mille-feuille boursouflé issu du XIXe siècle à un moment où l'on dématérialise et on numérise tout.

On a une série d'élus qui ne sont pas à la hauteur.

 

.Sommes-nous à un tournant ?

Oui, on est incapable de relancer la croissance.

Les pays fédéraux sont beaucoup plus agiles, beaucoup plus résilients face à la crise économique que nous.

 

Il faut rationaliser, fusionner.

C'est un défi à la mesure du "territoire".

Et Romain Pasquier de citer un exemple breton.

"Quand on regarde l'histoire de la Bretagne, on voit qu'elle était plus agile et flexible avant la décentralisation, qui a créé des petites féodalités très difficiles à faire bouger tant elles sont soucieuses de leur petit pouvoir.

Si dans les 10, 20 ans, on n'est pas capable de proposer une feuille de route pour la réforme du territoire, on va se normaliser et s'enfoncer doucement vers le déclin tant la part de la dépense publique sera importante par rapport à notre création de richesses."

 

C'est simple, clair : il fallait le dire à qui veut et doit l'entendre...à tous les citoyens appelés à voter pour les "Régionales" en décembre prochain pour "entériner" une réforme territoriale qui n'en n'est pas une.

Il faut réclamer une vraie réforme territoriale qui réduira le millefeuille français, réduira le nombre d'élus mais donnera à ceux-ci les moyens de gérer les collectivités pour lesquelles ils se sont engagés. 

 

 

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