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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 22:27
LE PLURALISME DES LISTES NE REMPLACE PAS L'INJUSTICE DU SCRUTIN MAJORITAIRE

LE PLURALISME DES LISTES NE REMPLACE PAS L'INJUSTICE DU SCRUTIN MAJORITAIRE

 

 

VOTES : « UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE » AVAIT ANNONCÉ EN JUIN 2017 LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON ET ÉDOUARD PHILIPPE

 

RAPPEL DES FONDEMENTS DU DROIT DE VOTE DANS LA CONSTITUTION

Suite de

https://www.olonnes.com/2021/03/rehabiliter-l-usage-et-la-force-du-droit-de-vote.html

L’importance du droit de vote est tel qu’il est inscrit en tête de la Constitution d’abord en instituant l’égalité entre les citoyens puis en en fixant règles et principes. Rappelons que ceci n’était pas évident avant 1789.

Cette égalité génère pour le droit de vote le principe : un citoyen=une voix.

Il est inscrit dans la Constitution de 1958 et même si c’est une répétition dans nos parutions, nous insistons : c’est tellement essentiel qu’il est bon à le rappeler dans le texte par les temps qui courent.

Article 1

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales

Article 2

...La devise de la République est "Liberté, Égalité, Fraternité".

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Article 3

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum...

Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

N’en déplaise à notre philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU qui devrait rester le père des droits de l’homme, sa formule figurant dans son « contrat social » :  « L’homme est né libre et partout il est dans les fers » n’est pas satisfaisante pour fonder l’égalité des citoyens. Les hommes ne naissent ni ne demeurent libres et égaux en droits mais ils doivent être égaux devant la loi, devant le droit de vote.

Certes, cela n'a pas empêché Jean-Jacques ROUSSEAU d’être reconnu par les révolutionnaires comme le père de la devise « liberté, égalité » et il eut ainsi droit aux honneurs du Panthéon.

Mais la génétique n’existait pas en 1762 quand le philosophe a écrit le contrat social. Le principe de l’égalité des citoyens dès la naissance n’est ni inné ni fondé. Il a cependant été la base de la déclaration des droits de l’homme de 1789 dont l’article premier stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune»

Le vote est bien l’expression du pouvoir qui est toujours détenu par le peuple, de l’égalité et de la liberté des citoyens dans l’exercice de leurs droits dont le droit de vote. Mais ce principe, comme nous le verrons, se heurte aux réalités et aux exigences d'une bonne gouvernance.

C'est pour cela qu'il est urgent de trouver une voie intelligente qui puisse concilier, en 2021, dans les assemblées d'élus équitablement la représentation de tous les électeurs de la majorité et des oppositions. Il faut ainsi redonner au bulletin de vote toute sa valeur pour tous les citoyens. Le droit de vote doit être attractif pour être utilisé et mobiliser les citoyens. Aujourd'hui, l'abstentionnisme est une plaie.

À SUIVRE...

OUI À UN SCRUTIN MAJORITAIRE MAIS AVEC UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 19:21
UN BULLETIN QUI PÈSE PLUS OU MOINS

UN BULLETIN QUI PÈSE PLUS OU MOINS

 

LE MODE DE SCRUTIN ACTUEL EST INCONTESTABLEMENT ANTIDÉMOCRATIQUE

LE SCRUTIN MAJORITAIRE À DEUX TOURS PAR CIRCONSCRIPTION : EST-CE LE PLUS MAUVAIS OU LE MOINS PIRE MODE DE VOTE?

Le vote est l’expression de la démocratie.

Mais une question nous taraude : la désaffection sans cesse croissante des français pour utiliser leur droit de vote.

Il y a de nombreuses causes à ce désamour des français.

La première est certainement le sentiment que voter ne sert à rien puisque les élus ne tiennent jamais les promesses qu’ils ont faites.

La deuxième est que les élus une fois leur siège gagné n’écoutent plus leurs électeurs et qu’en plus, à tous niveaux et à tous points de vue, leur honnêteté est trop souvent mise en cause.

La troisième cause est que les quelques barrières instituées pour la « transparence » de la vie publique sont très souvent sautées par ceux-là qui les ont instituées. Il s’est créé un sentiment national qu’une élite capte le pouvoir, se partage les privilèges...

Enfin, il y a aussi structurellement le mode de scrutin qui fait que l’électeur au deuxième tour n’a le choix qu’entre la peste et le choléra et que l’Assemblée nationale ne reflète pas la Nation.

On ne bâtit pas un pays sur de tels constats qui mènent le citoyen à endosser le gilet jaune, à se couvrir d’un bonnet rouge, à descendre dans la rue ou plus prosaïquement à se désintéresser de la chose publique.

 

EMMANUEL MACRON : PROMESSES, PROMESSES : PAROLES, PAROLES

« UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE » ANNONCE DE JUIN 2017 DU PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON ET D’ÉDOUARD PHILIPPE

Nous allons vous convier à une petite réflexion sur les droits du citoyen français qui vit dans un pays où la devise demeure, du moins dans les textes, « Liberté, Égalité, Fraternité », et tenter de redécouvrir, constitution française oblige, que le terme « ÉGALITÉ » est désespérément galvaudé.

L’égalité des citoyens s’exprime lors de l’exercice du droit de vote : un homme ou une femme égale une voix...tous égaux lors d’un vote.

Mais le système actuel du vote majoritaire à deux tours par circonscription ébranle ce principe égalitaire, il favorise le courant majoritaire et élimine les courants minoritaires qui peuvent même être totalement éliminés aussi bien à l’Assemblée Nationale que dans les Assemblées locales. Ces courants minoritaires peuvent cependant représenter des millions d’électeurs !

Ainsi, l’électeur qui vote pour le courant majoritaire, si celui-ci gagne, a donc une voix plus « forte » que celle de celui qui vote pour un courant minoritaire...cet électeur peut justement avoir le sentiment d’un vote inutile.

La vraie égalité des citoyens est le scrutin 100% à la proportionnelle mais on verra que ce scrutin rend un pays ou une collectivité ingérable.

Alors, il y a une voie moyenne qui peut atténuer les inconvénients du système majoritaire, c’est l’introduction d’une part de proportionnelle.

Une petite lueur d’espoir est ainsi apparue quand, lors des dernières élections législatives, des candidats revenaient sur l’idée d’introduire de la proportionnelle. Cette idée vient de rejaillir pour les prochaines élections départementales et régionales...mais on vient d’apprendre que le Président de la République fait « en marche arrière » et que les prochains votes se feront donc sans proportionnelle...encore une promesse qui était faite et dans l’air et qui tombe à l’eau.

 

À SUIVRE :

LES FONDEMENTS DU DROIT DE VOTE DANS LA CONSTITUTION...

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 19:23
AUX URNES !

AUX URNES !

AUX URNES CITOYENS POUR LES DÉPARTEMENTALES ET LES RÉGIONALES !...SI COVID-19 ET SES VARIANTS LE VEULENT BIEN.

 

Pour fêter le premier anniversaire des élections municipales cafouilleuses qui eurent lieu grâce à COVID-19 en deux temps en 2020, les parlementaires et le gouvernement nous offrent un galop d'essai en 2021 avant les "grandes élections" de 2022 (Présidentielles et Députés).

Les français seront donc appelés à élire leurs conseillers départementaux et leurs conseillers régionaux le même jour, le 1er tour, le 13 juin 2021 et pour le second tour si nécessaire le 20 juin 2021...en espérant que COVID-19 permettra un déroulement normal de ces élections.

On est à 88 jours de ces élections ...qui dans le contexte actuel s'intéresse à ces élections : la presse ? Les français ?

Elles doivent peut-être intéresser au moins ceux qui sont tentés de poser leurs candidatures. Aujourd'hui, avec cette situation, on dira que la démocratie ne sort pas gagnante !

 

UN AUTRE VOTE EN FIN 2021 : UN RÉFÉRENDUM ?

UN RÉFÉRENDUM INUTILE, LAMENTABLE MAIS ENCORE POSSIBLE SUR LA "PRÉSERVATION DE L'ENVIRONNEMENT" QUI FÊTERAIT, S'Il EST COURONNÉ PAR UN "OUI",  SON INTRODUCTION DANS LA CONSTITUTION EN SON ARTICLE 1...ALORS QUE CETTE PRÉSERVATION...Y FIGURE DÉJÀ !

Nous aurons peut-être une prime avant la fin 2021...aller voter pour modifier la constitution ; un joujou que voudrait s'offrir le Président de la République aux alentours de Noël...en espérant que COVID-19 ait disparu.

Autre condition incontournable pour ce référendum : il faut que le projet du Président MACRON et du  Gouvernement liés par des promesses inconsidérées faites aux 150 membres des citoyens "tirés au sort" constitué en "Convention Citoyenne pour le Climat " réussisse son examen de passage au Parlement.

Les députés, à l'issue d'un débat débilitant, viennent hier de donner leur accord (391 voix POUR) sur le projet de loi qui propose de modifier la constitution par voie de referendum.

Le texte introduirait à l'article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 le principe selon lequel la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique". Bout de phrase en plus pas très esthétique !

Bravo à vous tous, Président de la République, Gouvernement,  Parlementaires de nous offrir le droit de voter par référendum pour introduire ce bout de phrase dans la constitution alors que ceci y figure déjà (et en mieux écrit) dans la "Charte de l'environnement" comme le stipule le Préambule de la Constitution Française :

"Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004."

Voir aussi nos analyses précédentes et les références des avis très nuancés du Conseil d'État et la jurisprudence :

https://www.olonnes.com/2020/12/projet-de-referendum-demagogie-et-realisme.html

Constitution Française 1958 :

https://www.legifrance.gouv.fr/dossierlegislatif/JORFDOLE000043113774/

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 19:18
DES JEUNES, DES MOINS JEUNES, PAS RÉVOLUTIONNAIRES...

DES JEUNES, DES MOINS JEUNES, PAS RÉVOLUTIONNAIRES...

 

ET LES GILETS JAUNES ? ILS AVAIENT RAISON ? TROMPÉS, OUI, MAIS ILS N’ONT PAS OUBLIÉ.

Il semble bien que personne n’a osé tirer les conclusions des 2 millions de personnes qui ont participé au Grand Débat National.

 

Partons de l’élection présidentielle 2017 avec son record d’abstentions pour une présidentielle mais aussi avec le pari des électeurs qui ne se sont pas réfugiés dans l’abstention et qui ont pensé que le candidat Emmanuel MACRON apportera le souffle pour la création d’un nouveau monde.

Pour conforter leur vote ils ont élu des députés « nouveaux » qui, malheureusement, ne représentaient pas le pays mais une certaine élite tandis que les énarques envahissaient les cabinets ministériels. Ce ne sera pas du sang neuf qui coulera dans les veines du pouvoir !

Ainsi naissait la désillusion : des députés godillots, des amateurs dont nombre ont fui, un parti présidentiel qui n’est jamais né et pire qui, au contraire de prospérer et d’occuper le terrain est devenu au vu et au su de tous un club d’amateurs inconnus comme s’ils ne croyaient ni en leur mandat ni en leur avenir ! Le Président MACRON ne compte plus depuis longtemps sur ses troupes mais sur lui-même et sur des équipes qui se révélèrent décevantes à l’image de certains de ses ministres vite décrédibilisés.

En effet, l’équipe que le peuple espérait fut désespérante : des Ministres qui partent par rafales car accrochés par des enquêtes préliminaires, conflits d’intérêts, erreurs graves... (Richard FERRAND, François BAYROU, Agnès BUZYN, Nicole BELLOUBET, Nicolas HULOT, Sylvie GOULARD…)…du jamais vu dans cette cinquième République.

Il y avait donc bien pour diriger l’État des amateurs et des technocrates…ce n’était pas cela le renouveau.

La sanction des élections est tombée lors des municipales et des sénatoriales : abstentions et échecs des listes et candidats de la majorité.

La chance du Président MACRON c’est qu’en face de lui, les oppositions n’ont jamais été crédibles et que dès 2020, COVID-19 sera la grande peur qui tue tout débat.

 

2021…L’ANNÉE DE L’OUBLI DE COVID-19 et 2022…L’ANNÉE DU RETOUR DU VRAI GRAND DÉBAT ET DES GILETS « BLANCS »

Les Gilets jaunes, ce fut la grande peur du Président MACRON mais il n’a pas su tirer les conclusions de cette révolte calme, froide, réfléchie lors du Grand Débat qui s’est échoué dans les méandres de la violence bien manipulée et des entourloupes du pouvoir de la macronie.

Mais il reste que 2 millions de personnes se sont exprimées dans le Grand Débat National.

Deux millions de personnes qui n’oublient pas que le Président de la République a enterré leurs espérances, leurs cahiers de doléances…Louis XVI lui, en 1789, n’a pas enterré les cahiers de doléances de mai 1789.

Depuis 2018, personne n’a osé tirer les conséquences du Grand Débat National. Le conservatisme a eu peur, mais il s’est réinstallé sans gêne.

Personne n’a mesuré la rupture, le fossé qui sépare le peuple des élites qui ont encore et auront encore en 2022 l’espoir de continuer à vouloir gérer le Pays. Et Dieu sait si le post COVID-19 sera dur à gérer !

Mais, ce n’est pas pour cela que l’esprit du Grand Débat National et les gilets jaunes ont disparu. Aujourd’hui, ils ont conscience qu’ils avaient raison et qu’ils se sont fait avoir.

Hôpitaux, retraites, dette, inégalités, Administration pléthorique, dépensière et impuissante, centralisation du pouvoir et moquerie sur la décentralisation …tous les problèmes ressortiront du dessous de la table…aucun n’est réglé…ils ont juste été recouverts d’une toile légère que le premier vent de la juste révolte soulèvera aux nues et au su de tous…ce sera le vrai débat…mais avec qui  ? Le peuple français changera la couleur de ses  gilets  mais il ne laissera pas "n'importe qui" reprendre les rennes de l’État.

 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 23:02
LA JUSTICE

LA JUSTICE

 

LE PRINCIPE : L’INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE, LA RÉALITÉ DEVIENT AUTRE

Suite de

https://www.olonnes.com/2021/01/l-independance-de-la-justice.html

Si comme nous l’avons vu la Constitution de 1958 proclame, en France, l’indépendance de la Justice, la réalité est plus cruelle.

En effet, le pouvoir politique garde un pouvoir sur les magistrats. Le Président de la République est Président du Conseil de la Magistrature. Position ambiguë puisqu’en plus, c’est le Président de la République qui nomme les magistrats de rangs élevés.

Ce pouvoir officiel qui est celui qui est défini aussi pour ses modalités dans la Constitution est donc dangereux en lui-même.

Les magistrats ambitieux se battent pour leur carrière et toutes les armes sont bonnes d’une part, pour obtenir les bonnes grâces du Conseil Supérieur de la Magistrature qui « donne son avis » pour les nominations et d’autre part, auprès du Pouvoir Exécutif dont le Ministre de la Justice qui nomme les magistrats !

Ainsi, les juges de rang élevés sont nommés par la Président de la République après avis (favorable ou pas) du Conseil de la Magistrature…qui est présidé par le même Président de la République !

L’indépendance de la Justice est donc fragile. Les magistrats sont un corps de 8600 membres...si au plus haut niveau l'indépendance de la Justice est mise à mal, comme nous le verrons, c'est à plus ou moins long terme, tout le corps qui sera infectée et la défiance des citoyens vis-à-vis de leur Justice deviendra un nouveau danger pour l'équilibre de la société.

 

LA CONFUSION DES POUVOIRS EXÉCUTIF ET JUDICIAIRE

L’élection des membres de l'important  Conseil de la Magistrature par leurs pairs est dominée par 2 syndicats dont celui de la magistrature SM réputé à gauche.

Depuis quelques années, le loup est sorti du bois…de hauts magistrats se sont compromis en servant la politique. Ce sont ainsi les magistrats qui ont aidé Emmanuel MACRON pour qu’il accède au pouvoir en détruisant le candidat François FILLON, favori des sondages.

Cette opération s’est montée sur la base d’un dossier concernant des faits en partie prescrits s’étalant de 1981 à 2012…et révélés au grand public, comme par hasard, en 2017. Il y avait donc bien dans les tiroirs des magistrats depuis des années des dossiers qui ont été (par hasard ?) rouverts lors de la campagne électorale 2017. En la matière, il y a bien eu chez des juges préméditation pour intervenir dans la vie politique !

Sans cette procédure Emmanuel MACRON n’aurait certainement pas été élu. Les accusations portées publiquement, sans le respect du secret de l’instruction, pendant la période électorale, ont cassé la candidature François FILLON.

Il ne faut surtout pas oublier cette donnée.

Passons au cas SARKOZY qui demeure encore pour les observateurs une menace pour les candidats potentiels en 2022. Si, dans l’affaire BYGMALION, un magistrat instructeur a refusé de renvoyer le dossier de l’ex Président SARKOZY devant la correctionnelle, il y a une raison juridique…le dossier monté à charge de l’ancien Président ; comme l’atteste l’affaire des écoutes, ne le permettait pas. Cette manipulation n’est pas ce que les français attendent de leur Justice.

Il faut que les magistrats mesurent le danger pour eux « d’entrer » ainsi en politique…Nous sommes, en France et en 2021, avec un pouvoir politique qui ne jouit plus d’une grande confiance du peuple. Donc, ces magistrats tentés et succombant remettent gravement en cause l’indépendance de la Justice.

Dans ces procédures comme dans d’autres, des juges qui, heureusement, ne sont pas la Justice s’arrogent le droit d’abandonner leur devoir d’impartialité pour peser sur l’opinion publique…c’est certes une façon de montrer l’indépendance de la Justice…en mettant la Justice au service d’un clan ou d’un homme.

S’il y a un point qui est incontestable c’est le plus, en matière d’indépendance de la Justice institutionnalisée par la Constitution et le moins, au niveau de l’impartialité dans ces affaires politiques…Ainsi, la Justice a pu voler au peuple l’élection libre et ouverte du Président de la République en 2017.

 

 

LA JUSTICE NE DOIT PAS INTERFÉRER AVEC LA POLITIQUE : QUE LE VOL DE L’ÉLECTION DE 2017 NE SE REPRODUISE PAS

L’interférence entre la Justice et la politique dans notre République est donc dans la nature des choses : souvenons-nous dans notre histoire d’autres fameuses affaires.

Les quatre pouvoirs institutionnels :

Il y a deux pouvoirs constitutionnels incontestables juridiquement même s’ils sont bien à la peine en 2021 : l’exécutif avec un pouvoir quasi présidentiel et le législatif avec un Parlement affaibli.

Mais, il y a aussi deux autres pouvoirs puissants et plus occultes : celui des juges liés avec le pouvoir médiatique…ils ont volé au peuple les élections présidentielles de 2017…il ne faudrait pas que des dossiers dormants dans des bureaux des juges ressortent en fin 2021, début 2022.

Il ne faudrait pas qu’une nouvelle collusion juges, politiques et médias nous « tuent » encore des candidats potentiels aux prochaines élections et truquent ainsi encore les élections de 2022. La réaction du peuple grugé une nouvelle fois pourrait d’être violente.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 22:19
QUE RESTE-T-IL D'UN PCF EN 2020 ?

QUE RESTE-T-IL D'UN PCF EN 2020 ?

 

À L'ORIGINE, LE COMMUNISME, UNE DOCTRINE "GÉNÉREUSE" MAIS...QUEL ÉCHEC SANGLANT

Le communisme ce fut tout à la fois une philosophie, une doctrine, une organisation…pour établir un autre ordre plus juste, plus égalitaire.

En effet, l’homme étant naturellement bon, comme l’écrivait Jean-Jacques ROUSSEAU…c’est la société qui le corrompt. Celui qui a inventé la propriété a cassé le système idyllique qui préexistait. Comment le retrouver ?

Une société égalitaire serait donc possible, souhaitable mais comment y arriver ?

L’organisation prônée par le communisme fut celle d’une totale révolution sociale : une société sans classes, sans État, sans monnaie, sans religion où la richesse pourrait-être répartie avec égalité.

 

UNE DOCTRINE QUI A GÉNÉRÉ LE PLUS GRAND MASSACRE DE TOUS LES TEMPS : 100 MILLIONS DE MORTS

On est toujours stupéfait de la puissance des mots qui, manipulés par l’homme, peuvent galvaniser les foules, écraser les hommes, massacrer…les mots, les idéologies : une puissance meurtrière, mortifère.

Les tentatives de mise en pratique du système communiste dans tous les pays où elles ont été faites ou au moins tentées d’être établies se sont révélées sanglantes, appauvrissantes, improductives…et cela dans l’espoir d’un monde meilleur qui n’est jamais venu.

Massacrer pour imposer le bonheur communiste a été la règle, le point de passage obligé…en effet, tout obstacle au bonheur du peuple devait être balayé, arasé…ces obstacles étaient des résidus de la civilisation d’avant qui mène à l’exploitation de l’homme par l’homme.

Comment nos intellectuels ont-ils pu adhérer à cette idéologie, la porter dans nos institutions françaises, la répandre...? Cela aussi est une réelle interrogation.

Nous faisons ce terrible rappel parce qu’il faut surtout ne pas oublier le rappel des ravages que peuvent faire les idéologies.

Il faut se rappeler que Staline a été jusqu’à signer un accord avec Hitler pour se partager l’Europe au nom du communisme : Le 23 août 1939, les deux dictateurs se sont partagé l'Europe de l'Est ! Hitler avait alors un allié maître d’un empire dit communiste…on est bien loin des grands principes d’un ordre social nouveau imposé pour le bonheur des peuples.

Le peuple russe et même son leader actuel Vladimir POUTINE ne veulent plus entendre parler de cette période …et pourtant il existe encore un Parti Communiste Français.

 

LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS PCF FÊTE SES 100 ANS, MAIS QU’EN RESTE-T-IL ?...ET LES AUTRES PARTIS ?

Il y a encore au PCF quelques militants, quelque élus, quelques adhérents dont on peut se demander dans le désert des partis politiques français pourquoi, lui, existe-t-il encore ? Comment peut-il survivre ?

Il tente d’exister, de parler au nom du peuple français qu’il a représenté après la guerre. C’est bien loin.

L’idéologie qui sous-tendait son action est mise entre parenthèses tant elle paraît un échec, une utopie qui a fait le malheur des peuples.

L’existence actuelle du PCF fait partie des mystères : quelle crédibilité peuvent avoir les élus communistes englués dans le magma des élus de la gauche française malade, moribonde ?

Mais ce qui est plus grave : il n’y a plus de PCF, il n’y a plus de PS parti socialiste, il n’y a plus vraiment de parti présidentiel « EN MARCHE », il n’y a plus de parti républicain centriste, il reste un parti national affaibli… mais alors comment le système démocratique français pourra-t-il fonctionner sans « les corps intermédiaires » que sont les partis politiques ?

Les citoyens qui croient encore au système parlementaire, à la démocratie ont vraiment de quoi être inquiets de cette déliquescence des partis. Le vrai problème est là, le PCF appartient à l’histoire mais que reste-t-il, en France, comme structures pour faire vivre la démocratie, pour mobiliser les forces vives citoyennes ?

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 22:51
LES GILETS JAUNES : UN AVERTISSEMENT

LES GILETS JAUNES : UN AVERTISSEMENT

 

NOUS AVONS TOUS TOUT INTÉRÊT À AVOIR DES CORPS INTERMÉDIAIRES EN BONNE SANTÉ

 

Qu’est-ce que les « corps intermédiaires » ?

Notre définition du corps intermédiaire dans la société actuelle un peu polémique est celle-ci : « C’est l’intermédiaire entre le citoyen individu, isolé, taillable et corvéable à merci et l’État tentaculaire impersonnel, anonyme, broyeur parfois de l’individu. »

Pour nous, un corps intermédiaire naturel est celui qui fonctionne dans les deux sens. Il protège l’individu de la tentation de toute puissance de l’État ou d'une autre structure mais il est aussi celui qui va négocier avec l’État ou ses représentants et faire passer les messages à ses membres.

Plus objective (?)voilà la définition de Wikipédia : « Les corps intermédiaires, héritiers des corps de l'Ancien Régime, sont des groupes sociaux, situés à un niveau intermédiaire entre l'individu et l'État, indépendants et autonomes, constitués naturellement ou par accord délibéré en vue d'atteindre un objectif collectif ( ex. : partis politiques, entreprises et syndicats ...) »

Les états totalitaires n’ont pas besoin de corps intermédiaires surtout si ceux-ci montrent une hostilité à leur égard. Ils ont plutôt tendance à vouloir les supprimer ou à se les approprier…les « acheter » pour les avoir à leur botte. À défaut, ils créent des syndicats maison et des structures du type association à leur entière dévotion.

Citons pour la France les deux principaux corps intermédiaires : les partis politiques et les syndicats reconnus comme les 5 grandes centrales syndicales (CGT, CFTC, FO, CADRES CFE, CFDT).

Pour les syndicats, ils sont fatigués, à la dérive et ils ont perdu leur représentativité qui était leur légitimité.

Ils sont sous perfusion dépendant financièrement de subventions publiques…ils ne sont donc plus indépendants et leurs dirigeants en sont bien conscients …leur objectif est aujourd’hui de survivre mais sans se remettre en cause !

Quant aux partis politiques, c’est le grand malaise, la débâcle…pour s’en apercevoir il suffit de se remémorer les pourcentages d’abstentions aux élections et nous n’avons pas vu le pire comme cela est annoncé par les dernières élections partielles.

Mais il en existe aussi d’autres corps intermédiaires : les associations, les ordres, les unions patronales, les chambres de commerce…on a même dit et écrit que les sondages étaient des corps intermédiaires !

Ils sont tous aussi à la peine.

 

ALORS EST-CE LA FIN DES INDISPENSABLES CORPS INTERMÉDIAIRES ? ATTENTION, LA NATURE A HORREUR DU VIDE !

 

Va-t-on entrer dans une ère de la démocratie directe ? Plus de Parlement, plus de grandes consultations-négociations État corps intermédiaires citoyens avec un cérémonial de déclarations fracassantes ou ridicules…et des résultats surprenants en trompe l’œil ? La démocratie directe à tous les niveaux…c’est aussi ingérable qu’irréaliste.

Le Président de la République actuel à eu tendance à son arrivée au pouvoir à ignorer les corps intermédiaires, voire à les affaiblir. Certes, il avait la partie facile…élu sans le concours d’un parti politique, il ne leur devait rien. Quant aux syndicats dits représentatifs justement leur représentativité n’est plus ce qu’elle fut. Il fallait donc réformer les retraites…sans les corps intermédiaires…on a vu le résultat : une réforme nécessaire est passée aux oubliettes.

Emmanuel MACRON qui a contourné les corps intermédiaires a eu une réponse des français dont il a du mal à se remettre et qui s’appelle « les gilets jaunes »…il a du faire de la démocratie presque directe avec le Grand Débat pour le sauver de sa grande peur. Il a été sur le terrain…ce fut un échec pour lui Président et pour ceux qui ont participé à ces réunions fantasques et au Grand Débat National !

Mais les « gilets jaunes » première mouture ce fut le remplacement des corps intermédiaires par la « vox populi », par la rue, puis ce fut la récupération par les extrémistes, eux, dans la rue  !

C’est la preuve pour un pays d’une part, du besoin impératif de corps intermédiaires et d’autre part, du danger de l’extrémisme dès que les corps intermédiaires ne peuvent plus jouer leur rôle.

 

POUR PRÉSERVER L’AVENIR DES DÉMONS EXTRÉMISTES LA France DEVRA ÉLABORER UNE REFONDATION DES CORPS INTERMÉDIAIRES AVEC, EN PRIORITÉ, LES PARTIS POLITIQUES ET LES SYNDICATS DE SALARIÉS…

CELA DÉPEND DONC DU RÉVEIL CITOYEN QUI DEVRA METTRE SUR LA TOUCHE DES APPARATCHIKS QUI DÉFENDRONT LEURS FAUTEUILS DORÉS ET DES CITOYENS QUI IRONT AU BOUT DE LEUR DÉMARCHE EN ÉLISANT DES TÊTES NOUVELLES !

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 20:59
DROIT D’ÊTRE CANDIDAT AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES : DROITS, DEVOIRS, RESPONSABILITÉS...

 

 

DROIT D’ÊTRE CANDIDAT AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES : UNE LIBERTÉ MAIS AUSSI UNE RESPONSABILITÉ IMPORTANTE PAS TOUJOURS BIEN MESURÉE PAR LES CANDIDATS

 

Le Gouvernement et le Parlement mettent la dernière main à la loi et autres textes qui vont régir les modalités du vote du 28 juin, deuxième tour des élections municipales suspendu par la crise sanitaire.

 

 

UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE PROLONGÉE

 

En principe, pour les élections municipales entre le premier et le deuxième tour il se passe une semaine…donc les tractations pour d’éventuels « rapprochements » de listes sont rondement menées dans les 48 heures qui suivent les résultats du premier tour.

 

Mais Coronavirus en a décidé autrement.

 

Si tout se passe a bien entre le premier et le second tour se seront passés plus de 3 mois de confinement qui auraient dû permettre aux accédants au deuxième tour de faire murir programmes et alliances.

 

C’est de la logique simple mais logique et politique(s) ne vont pas toujours de concert.

 

 

DEUXIÈME TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES : DU THÉÂTRE AVEC DES ACTEURS PARFOIS VRAIMENT MAUVAIS

 

« Tout a été mis en œuvre pour créer les conditions d’un rassemblement. Les egos, les rancœurs du passé, les demandes déraisonnables, la volonté d’écraser et les différences de valeurs ont eu raison de cette tentative. »

 

C’est la réflexion d’un candidat à Rouen qui a préféré tirer sa révérence…quel piteux résultat pour une ville importante !

 

Ce type de scène se reproduit dans d’autres communes.

 

Les échos de ce qui se passe ou s’est passé ces derniers jours à Paris, Lyon…les Sables d’Olonne…incitent à la réflexion collective sur la capacité des candidats à jouer sérieusement leur rôle.

 

 

UNE SEULE RÈGLE, UNE SEULE LOI : POUR LES CANDIDATS, S’ENGAGER À SERVIR L’INTÉRÊT GÉNÉRAL ET SAVOIR PRENDRE LES BONNES DÉCISIONS

 

Les « Egos » ne sont pas un critère de choix et d’engagement de ceux qui s’auto-estiment aptes à figurer sur une liste lors d’une élection.

 

Un égo surdimensionné fait rarement un bon élu, surtout au niveau local.

 

Les candidats quand ils se présentent aux élections s’engagent à servir leur(s) collectivités (s) donc leurs concitoyens : c’est une fonction gratifiante, chargée de responsabilités et pièce maîtresse de la démocratie locale.

 

Si des candidats s’engagent, ils ont ou doivent avoir parfaitement conscience de la portée de cet engagement. Ils doivent donc avoir la parfaite conscience de tous les aspects de la fonction et particulièrement ceux qui briguent les postes de maires et adjoints.

 

Rien n’est plus dégradant pour la fonction et pour l’intéressé que de lire des déclarations de nouveaux élus qui s’étonnent de leurs responsabilités ! Ils auraient peut-être dû se renseigner avant de se porter candidat !

 

Ainsi ne pas savoir constituer une équipe entre les deux tours est déjà une preuve grave de l’incapacité d’un candidat à savoir gérer une situation prévisible et prévue par les textes.

 

Comment peut-on faire confiance à des candidats qui échouent déjà dans leurs tentatives logiques de fusion de listes ?

 

Face à un tel échec que sera donc capable de faire ledit candidat maire quand il devra faire prendre de graves décisions face à une situation imprévisible comme le fut la crise sanitaire Coronavirus ou plus simplement face aux situations courantes qui imposent de faire des choix ?

 

Voilà donc des candidats et candidates qui se sont déjà disqualifiés avant de se présenter au deuxième tour.

 

 

 

À SUIVRE…

 

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