Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 21:38
LA JUSTICE

LA JUSTICE

 

RÉVEIL TARDIF PRÉSIDENTIEL SUR LE PROFOND MALAISE DE LA JUSTICE

 

Dans le programme de 2017du candidat Emmanuel MACRON, la Justice, ce service public régalien, était particulièrement oublié.

Sur le programme de 32 pages du candidat MACRON il y a que quatre brèves citations qui concernaient la justice :

 

  • Page 4 « garantir l’indépendance de l’autorité judiciaire »...chacun pourra juger cette promesse en 2021. Qui dit « garantir l’indépendance » signifie que celle-ci avant 2017 n’était pas garantie et depuis 2017 rien n’a été fait pour assumer cette garantie,
  • Page 15 « nous construirons 15000 nouvelles places de prison... » en tout et pour tout 7000 seront sorties de terre de 2017 à 2022 et ce sont des projets déjà programmés lors des précédents quinquennats,
  • Page 25 « Nous établirons dans chaque département un tribunal de première instance qui sera le guichet unique permettant un accès facilité au juge », aucune réalisation,
  • Page 25 » Nous raccourcirons les délais de jugement pour les litiges inférieurs à 4000 euros »...les justiciables attendent toujours un début d’exécution de cette promesse de délais raisonnables.

 

DES ÉTATS GÉNÉRAUX POUR FAIRE OUBLIER L’INACTION, EN LA MATIÈRE, DU PRÉSIDENT ET DE SES GOUVERNEMENTS...LE PARLEMENT AUX ABONNÉS ABSENTS

Le potentiel candidat MACRON aux prochaines élections pour faire semblant de donner un début d’exécution à un programme concernant la Justice pour réconcilier les français et leur Justice a lancé les États Généraux de la Justice. Une mobilisation d’un millier de citoyens venus de divers horizons, des services de la Justice des citoyens...qui vont plancher cinq mois sur divers projets...pour voir... après les élections présidentielles et celle des députés ce qu’il sera fait des rapports issus de ces États Généraux ...foutaise aurait dit le Général de Gaulle !...

Petite question annexe mais importante : Qu’ont fait sur ce sujet essentiel de la Justice nos 248 sénateurs et nos 577 députés ?

 

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 20:20
DES PROMESSES, DES ENGAGEMENTS QUI NE SONT PAS TENUS

DES PROMESSES, DES ENGAGEMENTS QUI NE SONT PAS TENUS

 

QUI VEUT 100 EUROS ? OU COMMENT UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PEUT ÊTRE DESTITUÉ, PASSIBLE DE LA HAUTE COUR...

 

UNE INJURE FAITE AUX CITOYENS, UNE OPÉRATION IMMORALE

Cent euros, c’est pas cher payer l’achat d’une voix pour les prochaines élections.

Avec ce tarif, le Président MACRON et « son » gouvernement bradent la citoyenneté.

Pourtant, la promesse faite par le candidat MACRON était claire : «je veux moraliser et responsabiliser la vie publique », (page 5 de son programme).

Cette proposition faite en période préélectorale ne correspond pas à un engagement de moraliser la vie publique. Il y avait bien d’autres moyens de « compenser » la perte du pouvoir d’achat des français occasionnée avec les hausses des carburants, du gaz, de l’électricité...

Avec ce don d’argent public fait aux électeurs pendant la période préélectorale, il est fait peu de crédit au principe du libre choix du citoyen électeur et à la démocratie. La France n’est pas encore une république bananière ni une dictature soviétique ou autre.

Quelle décadence, quelle misère pour le citoyen rabaissé au rang de marchandise bassement achetable.

 

ET LA LIMITATION DES FRAIS DE CAMPAGNE ?

Si le Président en titre et encore en place se représente aux prochaines élections présidentielles du 10 avril ces 100 euros distribués à soi-disant 35 millions de français devront-ils être comptabilisés dans les comptes de campagne du futur candidat ? Et comment ?

Certes, ce n’est pas avec SON argent personnel versé sur son compte de campagne que le candidat fera ce don aux électeurs en décembre 2021 et janvier 2022. Si le Parlement accepte cette supercherie, ce seront alors des fonds publics, des fonds tirés des poches des contribuables. Des fonds qui n'ont pas leur place dans des comptes de campagne électorale.

Mais, comment justifier dans les comptes de campagne cette dépense qui est un « don » fait aux électeurs ?

Il appartiendra aux juridictions suprêmes Conseil d’État, Conseil Constitutionnel, Haute Cour de qualifier ce « don » ?

Si jamais le candidat doit intégrer en recettes et ou en dépenses dans ces comptes de campagne ces  « dons » les frais de campagne seront plombés et l’élection annulée ou pire. Le candidat ferait donc mieux de faire comme le Président HOLLANDE...ne pas se représenter.

 

POUR DES CANDIDATS SÉRIEUX ET HONNÊTES

Plus sérieusement : aura-t-on droit, en 2022,  pour ces élections à des candidats sérieux présentant des programmes pour la France qui ne soient pas cousus de promesses intenables, mais qui permettent des élections dignes d’une démocratie à la française ?

 

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 07:24
UN BEAU PROGRAMME : DES BELLES PROMESSES EN 2017...MAIS QUELLES RÉALISATIONS EN 2021 ?

UN BEAU PROGRAMME : DES BELLES PROMESSES EN 2017...MAIS QUELLES RÉALISATIONS EN 2021 ?

 

"FRANCE 2030" : DES MILLIARDS D'EUROS, IL EN PLEUT A SAUT MAIS C'EST ENCORE UNE ANNONCE PRÉSIDENTIELLE TROMPEUSE ET FAITE TOTALEMENT HORS DE LA COMPÉTENCE DU CHEF DE L'ÉTAT

 

L'ÉLYSÉE ( un milliers de salariés plus ou moins fonctionnaires) déborde de têtes pensantes qui doivent pondre des projets pour le Président tout en occultant les fondamentaux  comme le respect de notre Constitution de 1958, comme aussi les finances publiques du pays plombées par une dette colossale, risquée  et insupportable... 

Le Chef de l'État, en fin de mandat, remplit les écrans, vide les caisses de la France où soit-disant il n'y avait plus de fonds pour l'essentiel c'est-à-dire pour redresser les services publics à la dérive : la sécurité, la santé, la justice, la défense, l'éducation, transports, recherche...comme il est de son devoir.

Des milliards d'euros dans un plan "FRANCE 2030" sont promis : effet d'annonce qui ne signifie rien si ce n'est que le Chef actuel de l'État est en campagne électorale pour se faire réélire.

 

AINSI, UNE NOUVELLE FOIS, LA MISSION DU CHEF DE L'ÉTAT FIXÉE DANS LE MARBRE DE LA CONSTITUTION DE 1958 EST DÉVOYÉE

En effet, l'Article 5 de notre Constitution est ainsi libellé et on ne peut plus clair :

"Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.

Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités."

Il n'est pas chef d'un parti, il n'est pas entrepreneur, il n'est pas le Premier Ministre, ni Ministre  des Finances ni à lui tout seul le Parlement. Il ne peut et ne doit pas descendre dans l'arène dans l-infime détail de l'intendance,  comme, par exemple, en se prononçant sur le choix des médicaments en 2030 avec des promesses fallacieuses et qui ne seront pas tenues. Il est le Président de la France et pas un simple intendant.

Emmanuel  MACRON dévalue outrageusement la fonction Présidentielle encore une fois. Veut-il ainsi camoufler l'échec de son du programme de 2017, un bilan peu glorieux...? Cela le concerne personnellement mais ne concerne ni la France ni les français.

À vous, citoyens responsables, de juger avant d'élire son Chef après une campagne électorale dont la teneur se devra d'être exemplaire pour l'avenir du Pays.

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 21:14
LUI SEUL FAIT LA LOI. LE PARLEMENT AUX ABONNÉS ABSENTS

LUI SEUL FAIT LA LOI. LE PARLEMENT AUX ABONNÉS ABSENTS

 

MAIS EN FRANCE AUJOURD'HUI QUI DONC FAIT LA LOI ?

 

Le Président de la République et exceptionnellement le chef du gouvernement chaque fois qu’un projet de loi est important présentent directement à leurs concitoyens les grandes lignes et même des détails de ces projets de textes qui doivent devenir les lois, nos lois.

Puis, ultérieurement, le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) est saisi du dit projet après une mise en forme du texte initial par décision du gouvernement...il en sort une fidèle copie de ce qui a été annoncé et déjà décidé par la Président de la République qui sera présenté au Parlement.

 

LE PARLEMENT EST COURT-CIRCUITÉ

Ou le Parlement analyse sérieusement et amende le texte qui lui est proposé avant de le voter ou il peut aussi le rejeter...ce qu’il ne fait jamais.

En effet, le rejet d’un projet de texte (projet signifie texte présenté par l’exécutif) et même le vote d’amendements constituent un désaveu du Président de la République et de son gouvernement...même si des députés de la majorité ont des désaccords profonds avec le texte de l’exécutif...ils vont voter un texte qui n’a pas leur accord ou alors ils se défilent.

Le député courageux mais pas téméraire en effet, se défile. Il est absent au moment du vote et pour une Chambre des Députés composée de 577 membres on a des résultats du vote (loi sur le pass sanitaire) avec 156 voix pour et 60 contre...ce qu’une députée (non concernée personnellement !) ose nommer le syndrome de la prostate !

 

UN SYSTÈME INSUPPORTABLE

Ce système est insupportable et le bon peuple prenant exemple sur ses élus, lui aussi, lors des élections, reste chez lui !

Nous devons combattre ce dévoiement dangereux de la démocratie. On est encore et toujours constitutionnellement en régime parlementaire et non en régime présidentiel...avec un Président avec tous les pouvoirs sans contre-pouvoir et un Parlement aux abonnés absents.

 

Partager cet article
Repost0
1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 14:53
MARIANNE BAILLONNÉE

MARIANNE BAILLONNÉE

N'oubliez pas ce soir 20h diffusion du conseil communautaire Les Sables d'olonne Agglomération

Plus d'informations : https://www.olonnes.com/2021/03/les-sables-d-olonne-agglomeration-conseil-communautaire-du-jeudi-1er-avril-2021.html

 

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION UN BIEN PRÉCIEUX TOUJOURS MENACÉ

On entre en période électorale pour les régionales et les départementales (si COVID-19 et le gouvernement n’imposent pas un nouveau report). C’est un galop d’entraînement pour 2022 où nous attendent la Présidentielle suivie des législatives.

Après ce que nous avons vécu lors de la précédente présidentielle de2017 avec le déclenchement de l’affaire FILLON, on peut s’attendre à tout...sauf à la sérénité, sauf à un vrai débat projet contre projet.

Il faudrait que la fièvre citoyenne pousse les candidats au dialogue et au réalisme. Faire des promesses à tout-va ne grandit ni le pouvoir ni le respect dû aux fonctions d’élus.

Déjà la machine à contrôler les médias est en route...la liberté d’expression va souffrir. Il y a des signes précurseurs inquiétants comme la loi Sécurité Générale, le contrôle sur les réseaux sociaux...

Il y a eu deux atteintes à la liberté d’expression qui se manifestent en limitant la liberté d’information : en bâillonnant les médias ou en tuant le débat.

 

L'INDÉPENDANCE DE LA PRESSE : UNE LIBERTÉ TRÈS RELATIVE

La presse est sous perfusion. Elle a besoin des subventions directes et indirectes (6 à 8 milliards d’euros par an). Ceci signifie que la presse est sous la dépendance du pouvoir distributeur des subventions et autres aides. Un faux pas vis-à-vis du pouvoir en place et c’est la menace de la perte de la subvention et de la disparition du journal.

L’autre pouvoir est celui ce l’argent ; le propriétaire de journaux et revues d’une part, ne peut plus pour vivre voire survivre économiquement, se passer de subventions et d’autre part, s’il veut rentabiliser ses affaires il est contraint de recourir aux recettes de publicité qui sont une forme de dépendance...nous nous souvenons de ces maires s’adressant à des journalistes en les menaçant de ne plus leur donner à publier les annonces municipales s’ils continuaient à les critiquer !

Avec la loi « Climat » nous voyons arriver la fin de nombreuses et importantes recettes de publicité pour la presse qui sera brutalement en grave péril économique et devra demander donc encore plus de subventions donc devra être encore plus de dépendante du pouvoir.

Combien de journalistes « impertinents » et bien appréciés du public de la télévision ont été mis sur la touche parce qu’ils avaient déplu au pouvoir pour avoir dit un mot de travers !

Ici s’arrête la liberté d’expression.

 

L’ASPECT SOURNOIS DU « POLITIQUEMENT CORRECT » QUI DÉFORME LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

Le politiquement correct est le mode d’expression qui interdit désormais d’appeler un chat, un chat !

Ainsi il interdit de parler d’islamisme, d’orientations sexuelles, de religions principalement pour la dénoncer, une attitude qui consiste à policer excessivement son langage ou modifier des formulations parce qu'elles peuvent choquer.

Donc, il y a des mots interdits qui sont remplacés par des circonlocutions qui ne représentent plus la réalité.

C’est une forme sournoise et implacable de censure qui impose à celui qui veut s’exprimer d’utiliser le mot exact pour ne pas offenser tel ou tel groupe d'individus : les mots racisme, homo..., islamisme, gauchisme...et autres « isme ».

Or, lors des prochaines campagnes électorales il faudra bien que soient abordés les thèmes de fond : bilan de ce septennat, décentralisation, sécurité, laïcité, immigration, dette publique...et ce sera le « juge et partie et aux ordres » nommé Conseil Supérieur de l’Audiovisuel CSA, qui orientera le débat...au mépris de la liberté d’expression.

Il y a bien le refuge des réseaux sociaux qui sont de plus en plus cernés par ceux qui veulent les faire taire.

Certes, de ce côté, il y a des débordements insupportables et punissables. Mais la loi de 1881 dite loi sur la liberté de la presse et la Déclaration des Droits de l’Homme (1789) écornée par le projet de loi sur la « sécurité générale » doivent en théorie protèger cette liberté. Les juges sanctionnent les écarts et alimentent une jurisprudence abondante et incontestée et en constante évolution. Mais trop souvent quand le juge intervient le mal et les dégâts faits aux personnes par les abus de liberté ont déjà causé des préjudices irréparables.

 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 19:45
RÉHABILITER L’USAGE ET LA FORCE DU DROIT DE VOTE AVEC UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE ... SUITE

 

LE SCRUTIN À LA PROPORTIONNELLE INTÉGRALE EST IMPOSSIBLE

MAIS LE SYSTÈME ACTUEL BRIME LES MINORITÉS CAR ELLES SOUS-REPRÉSENTÉES

Suite de

https://www.olonnes.com/2021/03/rehabiliter-l-usage-et-la-force-du-droit-de-vote.suite.html

 

Que ce soit dans nos assemblées locales ou nationales, avec le mode de scrutin actuel, les partis minoritaires et leurs électeurs sont sous-représentés. Ceux qui votent pour les candidats de ces partis « pèsent » moins que ceux qui votent pour le parti majoritaire ; le principe d’égalité des citoyens n’est donc pas respecté strictement. Il pousse certains à l'abstention.

Cela conduit à ce paradoxe : il arrive fréquemment que la liste gagnante d'une élection ne recueille pas 50 % des voix des électeurs mais représente en nombre d'élus plus de 50% des sièges  et que les minorités, elles,  représentent plus de 50 % des voix et n'ont droit qu'à quelques sièges (strapontins) d'élus dans les assemblées !

Ce système actuel en vigueur d'abord est donc injuste et démobilisateur. Autre inconvenant : il prive la collectivité de l'apport que peut faire sans l'intérêt général une opposition proposante.

Mais il est aussi évident que l’instauration d’un mode de scrutin à la proportionnelle dans un pays où il y a le multipartisme engendre la nécessité de coalitions pour gouverner. Or, les coalitions ne cessent de se faire et de se défaire.

Les exemples sont patents chez nos voisins en Italie et en Espagne. Notre expérience de la Quatrième République (24 gouvernements de 1947 à 1958) démontre que le mode de scrutin à la proportionnelle pure et dure, s’il est démocratiquement souhaitable, rend un pays ingouvernable.

N’en déplaise à notre philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU qui devrait rester le père des droits de l’homme sa formule figurant dans son « contrat social » :  « L’homme est né libre et partout il est dans les fers » n’est pas suffisante pour satisfaire l’égalité des citoyens. Les hommes ne naissent ni ne demeurent libres et égaux en droits mais ils doivent être égaux devant la loi.

Certes, cela n’a pas empêché Jean-Jacques ROUSSEAU d’être reconnu par les révolutionnaires comme le père de la devise « liberté, égalité » et il eut ainsi droit aux honneurs du Panthéon.

Mais la génétique n’existait pas en 1789 et le principe de l’égalité des citoyens dès la naissance n’est pas inné ni fondé. Il a cependant été la base de la déclaration des droits de l’homme de 1789 dont l’article premier stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »

Sauf que le système de vote au scrutin majoritaire ne respecte pas ce principe d'égalité.

 

RÉHABILITER L’USAGE ET LA FORCE DU DROIT DE VOTE EN INTRODUISANT UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE DANS LES SCRUTINS ET UN STATUT DES MINORITÉS

Pour gouverner il faut que du vote des citoyens sorte un homme ou une équipe qui ait le pouvoir de porter des projets et de les mener. Donc, du vote du peuple doit sortir une majorité et des minorités bien représentées.

Donc, il y a bien un beau principe qui est l’égalité des citoyens mais celui-ci ne résiste pas à la réalité de l’exercice des modalités d’expression du droit de vote et de l’exercice de la gouvernance d’un pays ou de ses collectivités locales.

Les élus des oppositions sont des élus du peuple qui méritent la considération et le respect et eux aussi doivent respecter les élus de la majorité.

Pour rendre les scrutins plus attractifs et plus justes tout en conciliant l’efficacité du pouvoir de gouverner et la représentation des minorités opposantes, il est donc souhaitable : 

- d'une part, d'introduire dans les scrutins majoritaires une dose sérieuse de proportionnelle,

-  d’autre part, de donner un statut avec des droits réels aux élus représentant des minorités.

Il est vraiment très regrettable et dommageable que le Président de la République qui avait fait cette promesse de « réforme de l'introduction d'une dose de proportionnelle dans les scrutins » encore une fois fasse « En marche, arrière ».

Il y avait, pour un fois, une possibilité de faire une réforme utile et certainement consensuelle !

 

En effet, ce ne serait pas une révolution : nombre d’élus présidents d’exécutifs, maires, présidents de conseils départementaux et régionaux ouvrent déjà à leurs collègues des oppositions les commissions voire même les présidences de commissions comme cela se fait au Sénat et à l’Assemblée nationale.

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 22:27
LE PLURALISME DES LISTES NE REMPLACE PAS L'INJUSTICE DU SCRUTIN MAJORITAIRE

LE PLURALISME DES LISTES NE REMPLACE PAS L'INJUSTICE DU SCRUTIN MAJORITAIRE

 

 

VOTES : « UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE » AVAIT ANNONCÉ EN JUIN 2017 LE PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON ET ÉDOUARD PHILIPPE

 

RAPPEL DES FONDEMENTS DU DROIT DE VOTE DANS LA CONSTITUTION

Suite de

https://www.olonnes.com/2021/03/rehabiliter-l-usage-et-la-force-du-droit-de-vote.html

L’importance du droit de vote est tel qu’il est inscrit en tête de la Constitution d’abord en instituant l’égalité entre les citoyens puis en en fixant règles et principes. Rappelons que ceci n’était pas évident avant 1789.

Cette égalité génère pour le droit de vote le principe : un citoyen=une voix.

Il est inscrit dans la Constitution de 1958 et même si c’est une répétition dans nos parutions, nous insistons : c’est tellement essentiel qu’il est bon à le rappeler dans le texte par les temps qui courent.

Article 1

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales

Article 2

...La devise de la République est "Liberté, Égalité, Fraternité".

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Article 3

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum...

Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

N’en déplaise à notre philosophe Jean-Jacques ROUSSEAU qui devrait rester le père des droits de l’homme, sa formule figurant dans son « contrat social » :  « L’homme est né libre et partout il est dans les fers » n’est pas satisfaisante pour fonder l’égalité des citoyens. Les hommes ne naissent ni ne demeurent libres et égaux en droits mais ils doivent être égaux devant la loi, devant le droit de vote.

Certes, cela n'a pas empêché Jean-Jacques ROUSSEAU d’être reconnu par les révolutionnaires comme le père de la devise « liberté, égalité » et il eut ainsi droit aux honneurs du Panthéon.

Mais la génétique n’existait pas en 1762 quand le philosophe a écrit le contrat social. Le principe de l’égalité des citoyens dès la naissance n’est ni inné ni fondé. Il a cependant été la base de la déclaration des droits de l’homme de 1789 dont l’article premier stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune»

Le vote est bien l’expression du pouvoir qui est toujours détenu par le peuple, de l’égalité et de la liberté des citoyens dans l’exercice de leurs droits dont le droit de vote. Mais ce principe, comme nous le verrons, se heurte aux réalités et aux exigences d'une bonne gouvernance.

C'est pour cela qu'il est urgent de trouver une voie intelligente qui puisse concilier, en 2021, dans les assemblées d'élus équitablement la représentation de tous les électeurs de la majorité et des oppositions. Il faut ainsi redonner au bulletin de vote toute sa valeur pour tous les citoyens. Le droit de vote doit être attractif pour être utilisé et mobiliser les citoyens. Aujourd'hui, l'abstentionnisme est une plaie.

À SUIVRE...

OUI À UN SCRUTIN MAJORITAIRE MAIS AVEC UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE

Partager cet article
Repost0
21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 19:21
UN BULLETIN QUI PÈSE PLUS OU MOINS

UN BULLETIN QUI PÈSE PLUS OU MOINS

 

LE MODE DE SCRUTIN ACTUEL EST INCONTESTABLEMENT ANTIDÉMOCRATIQUE

LE SCRUTIN MAJORITAIRE À DEUX TOURS PAR CIRCONSCRIPTION : EST-CE LE PLUS MAUVAIS OU LE MOINS PIRE MODE DE VOTE?

Le vote est l’expression de la démocratie.

Mais une question nous taraude : la désaffection sans cesse croissante des français pour utiliser leur droit de vote.

Il y a de nombreuses causes à ce désamour des français.

La première est certainement le sentiment que voter ne sert à rien puisque les élus ne tiennent jamais les promesses qu’ils ont faites.

La deuxième est que les élus une fois leur siège gagné n’écoutent plus leurs électeurs et qu’en plus, à tous niveaux et à tous points de vue, leur honnêteté est trop souvent mise en cause.

La troisième cause est que les quelques barrières instituées pour la « transparence » de la vie publique sont très souvent sautées par ceux-là qui les ont instituées. Il s’est créé un sentiment national qu’une élite capte le pouvoir, se partage les privilèges...

Enfin, il y a aussi structurellement le mode de scrutin qui fait que l’électeur au deuxième tour n’a le choix qu’entre la peste et le choléra et que l’Assemblée nationale ne reflète pas la Nation.

On ne bâtit pas un pays sur de tels constats qui mènent le citoyen à endosser le gilet jaune, à se couvrir d’un bonnet rouge, à descendre dans la rue ou plus prosaïquement à se désintéresser de la chose publique.

 

EMMANUEL MACRON : PROMESSES, PROMESSES : PAROLES, PAROLES

« UNE DOSE DE PROPORTIONNELLE » ANNONCE DE JUIN 2017 DU PRÉSIDENT EMMANUEL MACRON ET D’ÉDOUARD PHILIPPE

Nous allons vous convier à une petite réflexion sur les droits du citoyen français qui vit dans un pays où la devise demeure, du moins dans les textes, « Liberté, Égalité, Fraternité », et tenter de redécouvrir, constitution française oblige, que le terme « ÉGALITÉ » est désespérément galvaudé.

L’égalité des citoyens s’exprime lors de l’exercice du droit de vote : un homme ou une femme égale une voix...tous égaux lors d’un vote.

Mais le système actuel du vote majoritaire à deux tours par circonscription ébranle ce principe égalitaire, il favorise le courant majoritaire et élimine les courants minoritaires qui peuvent même être totalement éliminés aussi bien à l’Assemblée Nationale que dans les Assemblées locales. Ces courants minoritaires peuvent cependant représenter des millions d’électeurs !

Ainsi, l’électeur qui vote pour le courant majoritaire, si celui-ci gagne, a donc une voix plus « forte » que celle de celui qui vote pour un courant minoritaire...cet électeur peut justement avoir le sentiment d’un vote inutile.

La vraie égalité des citoyens est le scrutin 100% à la proportionnelle mais on verra que ce scrutin rend un pays ou une collectivité ingérable.

Alors, il y a une voie moyenne qui peut atténuer les inconvénients du système majoritaire, c’est l’introduction d’une part de proportionnelle.

Une petite lueur d’espoir est ainsi apparue quand, lors des dernières élections législatives, des candidats revenaient sur l’idée d’introduire de la proportionnelle. Cette idée vient de rejaillir pour les prochaines élections départementales et régionales...mais on vient d’apprendre que le Président de la République fait « en marche arrière » et que les prochains votes se feront donc sans proportionnelle...encore une promesse qui était faite et dans l’air et qui tombe à l’eau.

 

À SUIVRE :

LES FONDEMENTS DU DROIT DE VOTE DANS LA CONSTITUTION...

Partager cet article
Repost0