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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 22:51
LES GILETS JAUNES : UN AVERTISSEMENT

LES GILETS JAUNES : UN AVERTISSEMENT

 

NOUS AVONS TOUS TOUT INTÉRÊT À AVOIR DES CORPS INTERMÉDIAIRES EN BONNE SANTÉ

 

Qu’est-ce que les « corps intermédiaires » ?

Notre définition du corps intermédiaire dans la société actuelle un peu polémique est celle-ci : « C’est l’intermédiaire entre le citoyen individu, isolé, taillable et corvéable à merci et l’État tentaculaire impersonnel, anonyme, broyeur parfois de l’individu. »

Pour nous, un corps intermédiaire naturel est celui qui fonctionne dans les deux sens. Il protège l’individu de la tentation de toute puissance de l’État ou d'une autre structure mais il est aussi celui qui va négocier avec l’État ou ses représentants et faire passer les messages à ses membres.

Plus objective (?)voilà la définition de Wikipédia : « Les corps intermédiaires, héritiers des corps de l'Ancien Régime, sont des groupes sociaux, situés à un niveau intermédiaire entre l'individu et l'État, indépendants et autonomes, constitués naturellement ou par accord délibéré en vue d'atteindre un objectif collectif ( ex. : partis politiques, entreprises et syndicats ...) »

Les états totalitaires n’ont pas besoin de corps intermédiaires surtout si ceux-ci montrent une hostilité à leur égard. Ils ont plutôt tendance à vouloir les supprimer ou à se les approprier…les « acheter » pour les avoir à leur botte. À défaut, ils créent des syndicats maison et des structures du type association à leur entière dévotion.

Citons pour la France les deux principaux corps intermédiaires : les partis politiques et les syndicats reconnus comme les 5 grandes centrales syndicales (CGT, CFTC, FO, CADRES CFE, CFDT).

Pour les syndicats, ils sont fatigués, à la dérive et ils ont perdu leur représentativité qui était leur légitimité.

Ils sont sous perfusion dépendant financièrement de subventions publiques…ils ne sont donc plus indépendants et leurs dirigeants en sont bien conscients …leur objectif est aujourd’hui de survivre mais sans se remettre en cause !

Quant aux partis politiques, c’est le grand malaise, la débâcle…pour s’en apercevoir il suffit de se remémorer les pourcentages d’abstentions aux élections et nous n’avons pas vu le pire comme cela est annoncé par les dernières élections partielles.

Mais il en existe aussi d’autres corps intermédiaires : les associations, les ordres, les unions patronales, les chambres de commerce…on a même dit et écrit que les sondages étaient des corps intermédiaires !

Ils sont tous aussi à la peine.

 

ALORS EST-CE LA FIN DES INDISPENSABLES CORPS INTERMÉDIAIRES ? ATTENTION, LA NATURE A HORREUR DU VIDE !

 

Va-t-on entrer dans une ère de la démocratie directe ? Plus de Parlement, plus de grandes consultations-négociations État corps intermédiaires citoyens avec un cérémonial de déclarations fracassantes ou ridicules…et des résultats surprenants en trompe l’œil ? La démocratie directe à tous les niveaux…c’est aussi ingérable qu’irréaliste.

Le Président de la République actuel à eu tendance à son arrivée au pouvoir à ignorer les corps intermédiaires, voire à les affaiblir. Certes, il avait la partie facile…élu sans le concours d’un parti politique, il ne leur devait rien. Quant aux syndicats dits représentatifs justement leur représentativité n’est plus ce qu’elle fut. Il fallait donc réformer les retraites…sans les corps intermédiaires…on a vu le résultat : une réforme nécessaire est passée aux oubliettes.

Emmanuel MACRON qui a contourné les corps intermédiaires a eu une réponse des français dont il a du mal à se remettre et qui s’appelle « les gilets jaunes »…il a du faire de la démocratie presque directe avec le Grand Débat pour le sauver de sa grande peur. Il a été sur le terrain…ce fut un échec pour lui Président et pour ceux qui ont participé à ces réunions fantasques et au Grand Débat National !

Mais les « gilets jaunes » première mouture ce fut le remplacement des corps intermédiaires par la « vox populi », par la rue, puis ce fut la récupération par les extrémistes, eux, dans la rue  !

C’est la preuve pour un pays d’une part, du besoin impératif de corps intermédiaires et d’autre part, du danger de l’extrémisme dès que les corps intermédiaires ne peuvent plus jouer leur rôle.

 

POUR PRÉSERVER L’AVENIR DES DÉMONS EXTRÉMISTES LA France DEVRA ÉLABORER UNE REFONDATION DES CORPS INTERMÉDIAIRES AVEC, EN PRIORITÉ, LES PARTIS POLITIQUES ET LES SYNDICATS DE SALARIÉS…

CELA DÉPEND DONC DU RÉVEIL CITOYEN QUI DEVRA METTRE SUR LA TOUCHE DES APPARATCHIKS QUI DÉFENDRONT LEURS FAUTEUILS DORÉS ET DES CITOYENS QUI IRONT AU BOUT DE LEUR DÉMARCHE EN ÉLISANT DES TÊTES NOUVELLES !

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 17:57
LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

 

UN PROJET TROP IMPORTANT POUR ÊTRE MAINTENANT TRAITÉ À LA VA-VITE. Il MÉRITE À NOUVEAU DÉBAT, CONCERTATION, NÉGOCIATION  ET REMISE À JOUR

Il y a une coïncidence imprévue par nous entre l'actualité avec la visite du Président Macron dans un EHPAD et le sujet que nous devions traiter ! Pourvu que la réflexion collective porte ses fruits.

 

Voir notre article précédent :

http://www.olonnes.com/2020/06/le-drame-des-personnes-agees-dependantes.html

Revenons encore une fois sur le cinquième risque nommée aussi la dépendance liée au vieillissement. C'est un problème humain, délicat qui souvent peut devenir dramatique au sein des familles...la crise sanitaire nous a rappelés à nos devoirs de solidarité.

Le Président de la République voulait un projet pour la fin de l’année 2020 sur des bases qui, aujourd’hui, ne nous paraissent pas à la hauteur de l’enjeu de société…

 

PAS DE « CINQUIÈME RISQUE » DÉPENDANCE FINANCÉ PAR DE NOUVEAUX IMPÔTS…TAXES…

Plus de 30 ans d’études, de concertations, d'expériences…ont permis aux citoyens intéressés ou concernés d’avoir des bases solides pour aborder avec sérénité un problème social d’une telle importance. C’est pour cela que nous devons  formuler une analyse critique du nouveau projet présenté par la Président de la République.

Le projet MACRON démobiliserait la famille, ses droits et ses devoirs et créerait une nouvelle usine à gaz et des impôts et taxes supplémentaires. Les rôles de la famille et du maintien à domicile des personnes âgées sont des enjeux d'une extrême importance. Le Président ne tranche pas la question des EHPAD, ce qui est logique puisque le rôle de la famille et des aidants d’une manière générale n’y est pas assez pris en compte.

Le projet esquissé démobiliserait aussi l’individu et sa liberté de garantir son avenir. Puisque que ce dossier a été baptisé le cinquième risque…c’est qu’il y a effectivement et malheureusement pour nous tous un risque de dépendance dans sa fin de vie. Or, qui dit risque dit assurance. Chacun a la liberté donc la possibilité de s’assurer contre le risque « dépendance » comme il doit le faire pour sa voiture, sa maison... D’ailleurs très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du « risque dépendance » et les Compagnies d’Assurances ne manquent pas de produits à présenter. Mais il ne faut pas laisser un système bancal se pérenniser à deux vitesses : ceux qui se seraient assurés et ceux qui ne le seraient pas avec le risque de rester à la charge de la société...y compris à la charge de ceux qui ont pris soin de s'assurer !

Ce serait trop facile encore fois de déresponsabiliser le citoyen qui a la possibilité d’épargner quelques euros périodiquement durant sa vie active pour s’assurer comme il le peut ou comme il l’entend pour ce risque de fin de vie.

Ce serait encore trop facile et même lâche de faire payer l’État pour couvrir un risque personnel. L’État, c’est nous tous égaux devant la loi et devant l'impôt !

Il pourrait, par contre, être décidé que la solidarité nationale jouerait son rôle pour ceux qui auraient du mal à payer une cotisation d’assurance personnelle ou qui n’aurait pas acquis les moyens de garantie suffisante pour assumer la lourde charge d’une lourde dépendance.

D’ailleurs, très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du risque dépendance avec des contrats qui présentent toutes sortes de variantes.

On pourrait aussi ajouter que les sommes capitalisées ainsi par les assurances seraient une réserve utilisable entre autres pour le financement de l’économie en général et, en particulier, pour la création d’établissements pour recevoir justement les personnes souffrant de forts handicaps et former le personnel soignant. À ce niveau, on parlerait ainsi de vraie solidarité nationale consentie.

 

L’ÉTAT NE CESSE DE REPORTER LES DATES D’UNE DÉCISION QUI URGE COMME L’A MONTRÉ LA CRISE SANITAIRE ET SON IMPACT SUR LES ÉTABLISSEMENTS D’HÉBERGEMENT POUR PERSONNES DÉPENDANTES EHPAD

Rappelons simplement que dans quelques années…deux millions de familles auront un des leurs concerné car cette situation.

Aujourd’hui, on apprend que le nouveau Premier Ministre n’est pas pressé…si cette information est bien confirmée, c’est qu’il doit estimer que le dossier mérite encore réflexion…et que, peut-être, il estime la gestion de cette grosse et nouvelle caisse confiée à la Sécurité Sociale risque d’être une source nouvelle de problèmes de gestion. Et ce n'est que l'aspect financier ! On en peut éjecter tous les aspects humains. Notre régime général de couverture sociale maladie vieillesse et ses régimes particuliers à la française a montré ses limites...

 

N’EN RAJOUTONS PAS POUR FAIRE GROSSIR LE MAMMOUTH QUI RISQUERAIT D’EXPLOSER

 

DEUX CONCLUSIONS

La première n’étonnera personne : le Président de la République omnipotent et omni compétent se saisit de tout projet et se lance à l’aventure sans s’apercevoir que, parfois, il n’y a plus personne qui le suit ! C’est sur le sujet aujourd'hui la confusion et l’improvisation au niveau de l’Élysée.

 

La seconde conclusion, c’est que la dépendance est un problème social de la plus grande importance pas seulement financière (enjeu d’au moins 50 milliards d’euros dans les années à venir). Le scandale du confinement au sein des EHPAD nous a tous mis face à des responsabilités morales qu’il ne faudra pas occulter.

 

Puisqu’on parle tant des droits et si peu des devoirs rappelons que toute personne âgée a droit à une fin de vie décente et particulièrement en étant accompagnée. La crise sanitaire nous a rappelé qu’il y a urgence à agir mais pas n’importe comment.

 

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 23:10
1,3 MILLION DE PERSONNES DÉPENDANTES

1,3 MILLION DE PERSONNES DÉPENDANTES

 

LA PERTE D'AUTONOMIE ABORDÉE À LA VA-VITE : ENCORE UNE DÉMARCHE GOUVERNEMENTALE QUI NE POURRA ABOUTIR

Décidément la machine à faire des projets sous forme  d'ordonnances, de lois organiques...ne s'arrête pas. Légiférer ainsi n'est pas crédible comme vous pourrez le lire ci-dessous.

Lors de ce Conseil des Ministres de ce mercredi il y a eu un volet "social" qui aborde deux points dont on peut difficilement déceler le lien :

- celui celui de la "dette sociale"

136 milliards d'euros de dette sociale présente et à venir suite à Covid-19 se promènent : une technique comptable va occulter la situation estimée catastrophique mais cette proposition devrait assurer la pérennité du système (sans qu'il soit dit comment !).

- et celui de la perte d'autonomie

C'est peut-être une réponse improvisée aux drames qui se sont vécus et se poursuivent encore dans les EHPAD et autres établissements recevant des personnes en perte d'autonomie.

 

UN TEXTE DE CIRCONSTANCE QUI NE RÉPOND PAS AU BESOIN

Laissons de côté l'histoire de cette dette (estimée comment ?) et revenons au sujet important des conséquences du vieillissement de la population qui engendre la perte d'autonomie

voir notre dernier article:

http://www.olonnes.com/2020/05/le-cinquieme-risque-la-dependance-liee-au-vieillissement-drame-qui-resurgit-sous-la-pression-de-covid-19-9.html

Nous avions un espoir de prise en charge sérieuse de cet énorme dossier social.

Mais la solution miracle annoncée mais irréalisable dans le contexte actuel est la création au niveau de la Sécurité Sociale d'un "cinquième risque" sans qu'il soit dit comment il sera financé. 

Ce projet de loi est donc adopté en conseil des ministres avant toute concertation mais cela n'empêche pas de proposer la solution de création d'une nouvelle branche de la Sécurité Sociale ! Le gouvernement propose sa solution dans un projet de loi...la logique et la pratique sont pourtant : concertation d'abord puis projet de loi ! Or la concertation n'a pas débuté !

En fait, l'annonce est faite avant toute concertation pour faire semblant de répondre à un grave problème de gestion et plus particulièrement celui des  EHPAD. Celle-ci a abouti à l'abandon de nos "anciens", de leurs soignants, de leurs proches face à Covid-19...et on voit le résultat plus de 10 000 morts pour 1 million de personnes concernées.

Le projet gouvernemental fixe même une date butoir pour la mise en place de la gestion de ce cinquième risque : 2024...c'est une une autre spécialité de ce gouvernement ...renvoyer les vraies solutions aux calendes grecques...quand on ne parlera peut-être plus des dirigeants actuels !

Décidément nos gouvernants continuent  à prendre le citoyen pour un débile !

Mais surtout n'oublions pas que le problème demeure et s'amplifiera puisqu'il concerne aujourd’hui 1,3 million de personnes et qu'il en est prévu 4 millions en 2050.

Les solutions ne seront pas trouvées par la création d'une nouvelle usine à gaz au niveau de la Sécurité Sociale.

C'est un problème de société qui concerne dans un proche avenir des millions de familles et d'aidants, notre mode de vie, la famille, la solidarité nationale...

Donc, nous posons la question : ce texte approuvé en conseil des ministres...pour quoi faire ?

Nous attendons un vrai débat et une issue consensuelle après  plusieurs décennies d'hésitations.

 

 

EXTRAIT DU COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 27 MAI 2020 

"Le ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics ont présenté un projet de loi organique et un projet de loi relatifs à la dette sociale et à l’autonomie.

Le projet de loi organique et le projet de loi permettent d’une part une reprise de dette de 136 milliards d’euros par la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) et d’autre part l'ouverture des travaux pour la création d'une nouvelle branche de la sécurité sociale relative à l’autonomie.

Ce transfert de dette sociale constituera un facteur primordial de sécurisation de la situation financière de la sécurité sociale, qui joue un rôle essentiel dans la protection des Français depuis le début de la crise du covid-19. Le remboursement de cette dette dans un horizon défini au moyen d’une ressource dédiée constitue un gage de pérennité de notre système social.

Cette reprise couvre plus de 30 milliards d'euros de déficits passés, un versement de 13 milliards d’euros en appui de l’assurance maladie pour la couverture du service de la dette des hôpitaux, annoncé en novembre, et une provision au titre des déficits prévisionnels de la sécurité sociale pour les exercices 2020 à 2023, qui apparaissent inéluctables au regard de l’ampleur de l’actuel choc économique et de la nécessité d’inclure également les effets des dépenses d'investissement dans les secteurs hospitalier et médico-social qui seront décidées dans le cadre du « Ségur de la santé ». La date d’amortissement de la dette portée par la CADES est ainsi repoussée de 2024 à 2033.

En outre, le texte qui est présenté comporte, d’une part, un article prévoyant d’ici à la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 la remise au Parlement d’un rapport sur la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale couvrant le risque de perte d’autonomie et, d’autre part, la réaffectation d’une fraction de contribution sociale généralisée vers le financement de l’accompagnement du grand âge. Un montant de 2 milliards d’euros aujourd’hui consacré à l’amortissement de la dette sera ainsi réorienté après la date d’apurement prévue des dettes actuelles portées par la CADES.

Une concertation sera lancée dans les prochains jours avec les partenaires sociaux, les collectivités territoriales et les acteurs impliqués dans la prise en charge de la perte d’autonomie pour que puissent être définis, d’une part les contours des mesures en faveur du grand âge dont la traduction législative interviendra dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 et d’autre part les solutions de financement à mettre en place pour la prise en charge de ce nouveau risque, d’ici 2024 mais aussi de manière pérenne."

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 22:07
LA DÉPENDANCE, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS

LA DÉPENDANCE, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS

LA MORTALITÉ TRÈS ÉLEVÉE LIÉE À COVID-19 DANS LES EHPAD ET AUTRES INSTITUTIONS MÉDICO SOCIALES FAIT RESSORTIR LE DOSSIER DE LA DÉPENDANCE DE MANIÈRE DOULOUREUSE : UN ÉCHEC DE NOTRE SOCIÉTÉ

DES FINS DE VIE INDIGNES DANS UN PAYS DIT CIVILISÉ

 

L'actualité nous fait revenir sur ce drame social, sur ce fait inéluctable de société jamais traité : la dépendance.

La pandémie CORONAVIRUS fait que le tribut payé par les personnes dépendantes est trop lourd, beaucoup trop lourd...notre société, nos politiques, nous tous portons une responsabilité commune ...la solidarité des français s'est arrêtée à la porte de ces établissements qui reçoivent des personnes dépendantes, des proches, des membres de nos familles (700 000 à 1 200 000 personnes concernées) .

 

LES POLITIQUES SE RÉVEILLENT...SORTIRONT-ILS CETTE FOIS DE LEUR CONFINEMENT SUR CE FAIT DE SOCIÉTÉ ?

Coût officiel de la dépendance pour la société française : 34 milliards d'euros dont 10 proviennent des proches des dépendants.

Revenons sur ce sujet mis à l'ordre du jour depuis l'an 2000 par le Président Giscard d'Estaing, bien relancé par le Président SARKOZY qui abandonne son projet suite à la crise de 2008 ...par la suite il y a eu...des promesses (le Président HOLLANDE) et des études et les problèmes n'ont fait que prendre de l'embonpoint. On a bien vu le Président MACRON dans un EHPAD mais pourquoi faire ?

Financement, traitement et formation du personnel, modalités d’accueil, rôle des "aidants"...CORONAVIRUS avec son cortège quotidien de chiffres a tristement secoué la poussière qui recouvrait ce dossier.

Depuis plus d'une décennie (voir "dépendance" sur le moteur de recherche de ce blog pour voir ce que nous avons pu écrire sur ce dossier : espoirs et désespoirs)

Nous attirons l'attention sur le devoir de prévoir et le devoir de solidarité : l'État Providence ne règlera jamais ce problème jusqu’à ce qu'il éclate comme c'est le cas avec le bilan moral, financier...catastrophique de l'abandon de nos anciens morts de covid-19 dans une solitude qui doit nous faire honte ! avec un personnel qui force notre admiration mais qui a dû assumer sa tâche sans aucune protection.

 

LA CFDT FAIT SONNER LE RÉVEIL POLITIQUE ET SOCIAL SUR LE DÉPENDANCE

C'est Laurent BERGER CFDT vient de faire sonner le réveil. Il met sur la table de futures et hypothétiques négociations pour un règlement global du problème social celui de la Dépendance " La création d'un cinquième risque pour la perte d'autonomie est une avancée majeure "

On a laissé mourir nos anciens dans des conditions inadmissibles. Nous devons collectivement avoir honte de cette carence du cœur et nous atteler à la tâche.

Il ne faudra pas oublier le drame que notre incurie collective a permis : l'abandon de nos anciens, des fins de vie indignes.

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 18:53
IL NE FAUT PAS QUE LA PEUR DU VIRUS  OCCULTE LA FORCE D'ESPÉRER, LA FORCE DE LA SOLIDARITÉ

IL NE FAUT PAS QUE LA PEUR DU VIRUS OCCULTE LA FORCE D'ESPÉRER, LA FORCE DE LA SOLIDARITÉ

 

 

CORONAVIRUS NE POURRA PAS EMPÊCHER QUE LA FÊTE DE PÂQUES SOIT LE SYMBOLE DE L’ESPÉRANCE

 

 

 

Ce 12 avril 2020 aurait pu être un jour de fête largement partagée. C’est traditionnellement, pour les français, le souhait d’un beau long week-end, avec le printemps et le réveil de la nature qui nous invitent à l’espoir.

 

Pour 2020, ce sera pourtant un jour « sans ». La joie n’est pas au rendez-vous ; c’est pour beaucoup la peur du lendemain qui la remplace. 4 milliards d’hommes et de femmes sont confinés.

 

CORONAVIRUS SÉVIT MAIS IL FAUT ESPÉRER ET AGIR

 

Et pourtant, Pâques est pour des millions d’homme et de femmes, sur tous les continents, le symbole de l’espérance, de la mort vaincue. L’ONU, « gouvernement des nations », et le Pape François poussent les belligérants des peuples en guerre à observer une trêve. N'est-ce pas la preuve de l’existence de l'espoir.

 

Des gestes magnifiques de solidarité spontanés se manifestent partout, le personnel soignant fait l’admiration des français. Il n’y a pas qu’eux à faire notre admiration. Il y a tous ceux qui travaillent pour maintenir la machine France en état de marche. Il y a aussi tous les actes faits pour rompre les solitudes. Il y a aussi l’expression du soutien de tous les gens qui multiplient les communications avec leurs proches, avec leurs amis, avec leurs voisins, avec aussi l’expression de la reconnaissance par des gestes simples mais qui font du bien à ceux qui se dévouent.

 

 

Que de signes et de gestes d’espérance qu’il ne faudra surtout pas oublier ! Oui, Pâques 2020 sera porteur du message que la SOLIDARITÉ n’est pas un vain mot et que cette solidarité génère l'espoir.

 

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 11:35
L'ELYSÉE, MATIGNON NE PEUVENT TOUT RÉGENTER EN FRANCE

L'ELYSÉE, MATIGNON NE PEUVENT TOUT RÉGENTER EN FRANCE

 

PARTIR DE CE QUI APPARAIT COMME UNE "ÉVIDENCE" POUR BÂTIR UN PROJET, FAUTE D’ANALYSES PRÉALABLES OBJECTIVES ET CONCERTÉES, C'EST COURIR À L’ÉCHEC !

 

En effet, les "évidences" n’en sont souvent que pour ceux qui ne voient pas les problèmes dans tous leurs tenants et aboutissants…ce sont souvent des "évidences" avec avis péremptoires de Comptoir du Café du commerce.

Ces sentences « évidentes » se heurtent à la réalité des faits qui sont têtus, aux exceptions, aux impossibilités de faire…

Cela devient une catastrophe quand ce sont les ministres, les secrétaires d’État voire le Président d la République qui lancent des projets « évidents » qui deviennent des ordres, contre-ordres, anathèmes, réformes, réformettes, abandon de réformes…

 

LA RÉFORME DES RETRAITES : UN DOSSIER MAL PRÉPARÉ ET POURTANT C’ÉTAIT UNE RÉFORME ÉVIDENTE, NÉCESSAIRE ET SOUHAITÉE PAR LES FRANÇAIS

On aurait pu prendre un excellent sujet pour illustrer les « évidences » : celui de la réforme de la retraites…cette réforme était une nécessité reconnue mais il fallait analyser toutes les incidences pour les régimes déficitaires, pour les régimes spéciaux, pour les cotisants qui en signant leur contrat de travail s’ouvraient certains droits dérogatoires aux règles générales, pour les droits des cotisants sur les réserves des régimes complémentaires, à toutes les inégalités évidentes mais peut-être justifiées ou pas…

Le Président voulait sa réforme…il tentera de la faire jusqu’à ce que survienne CORONAVIRUS qui, non seulement, l’a condamné à faire marche arrière et mais, en prime, lui a offert une porte de sortie de crise honorable.

 

LA "RÉFORME TERRITORIALE" DU PRÉSIDENT HOLLANDE : NÉCESSAIRE MAIS IRRÉALISABLE

On pourrait aussi pour illustrer les dossiers fondés sur des « évidences » qui tournent au fiasco et rappeler celui de la réforme territoriale du Président François HOLLANDE.

Elle part d’une " évidence"  : 36 000 communes, 600 000 élus, un mille-feuille ingérable où les compétences des collectivités se télescopent.

Le projet bâclé, critiqué (comme toute réforme en France) s’est réduit comme peau de chagrin.

Il s’est quasiment réduit à la réforme des Régions (diminution de leur nombre) qui, comme l’avaient prévu nombre d’analystes, se révèle comme une catastrophe financière. La grande réforme se trouve à des réformettes annexes (communauté de communes, agglomération, métropoles…).

 

NON DISTRIBUTION DES DIVIDENDES : NOUVEAU PROJET QUI PART D’UNE « ÉVIDENCE ».

AU NOM DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE DANS LA PÉRIODE QUE NOUS VIVONS LES ENTREPRISES SOUTENUS PAR DES FONDS PUBLICS DEVRAIENT ABANDONNER LA DISTRIBUTION DES DIVIDENDES. EST-CE AUSSI SIMPLE QUE CELA ?

Sous le titre : « Dividendes : une raison d'être solidaire », Les Échos font dans leur éditorial du 29 mars 2020 une analyse de ce projet peut-être à vocation sociale et solidaire mais aussi un peu démagogique voire heurtant et injuste ! Est-ce vraiment à l’État de gérer les dividendes générés et distribués par les entreprises ? Faut-il traiter les grandes groupes comme les entreprises à capitaux familiaux ?...

Voici le texte des Échos (nos commentaires en NDLR)

« La France n'a jamais vraiment aimé les actionnaires.

Il n'est donc pas très surprenant que les pouvoirs publics aient choisi de conditionner l'accès au dispositif de soutien pour les entreprises au non-versement de dividendes . L'affaire semble si évidente que, pour une fois, le gouvernement, une grande partie du patronat et les syndicats sont alignés.

Certains grands groupes, pourtant, trouvent la solution un peu simple, quand ils n'y sont pas franchement hostiles.

Les dividendes ont pour origine l’exercice 2019 avant le CORONAVIRUS …et 2020 risque d’être morose. (NDLR)

Après tout, les dividendes versés cette année devaient l'être au titre de l'année 2019, un millésime exceptionnel. Ce sont les dividendes payés l'an prochain qui, en toute logique, devraient porter les stigmates de la crise sanitaire. Le krach boursier s'est en outre déjà chargé de faire payer les actionnaires, alors même que contrairement à la dernière crise, il n'est question cette fois d'aucune dérive de l'industrie financière.

Les entreprises en difficultés en 2020 auront besoin de soutiens de leurs actionnaires qui, s’ils sont mis à la portion congrue en 2020 , se feront tirer l’oreille à l’avenir.(NDLR)

Dans les mois qui viennent, certaines entreprises fragilisées auront par ailleurs besoin de la bienveillance de leurs actionnaires si elles doivent lever des fonds pour améliorer leur structure financière. De fait, toutes n'abordent pas la crise dans les mêmes conditions. Certaines ont des actionnaires qui se sont endettés, pour soutenir leur titre ou de façon défensive , et ont absolument besoin de dividendes pour se maintenir à flot. D'autres, comme les banques, valaient déjà la moitié de leur actif net en Bourse avant la crise, et ne peuvent pas se permettre de maltraiter leurs actionnaires.

Ces arguments, légitimes, seront toutefois difficilement audibles dans le contexte actuel, qui n'a rien d'ordinaire. Car les entreprises ne sont pas les seules à supporter l'effort de guerre. Les pouvoirs publics, les contribuables, les employés, les ménages confinés ne sont pas plus responsables que ces dernières de l'épidémie. Leurs actionnaires ont en outre été bien servis ces dernières années - les entreprises du CAC 40 leur ont versé près de 50 milliards d'euros au titre de 2018, auxquels s'ajoutent 11 milliards de rachats d'actions. Ceux-ci ont été les premiers bénéficiaires des records boursiers enregistrés ces dernières années, eux-mêmes largement portés par une politique monétaire ultra-accommodante n'ayant pas grand-chose à voir avec la performance intrinsèque des groupes cotés.

Les grands groupes qui pourraient être tentés de donner la priorité à leurs actionnaires alors que l'économie se prépare à une récession dont l'ampleur ne fait guère de doute, étaient il y a encore quelques mois les premiers à défendre l'existence d'une raison d'être, censée dépasser le simple capitalisme actionnarial. Difficile de ne pas s'en souvenir.

 

CONCLUSIONS

 

Doit-on laisser ainsi à l’État la gouvernance des entreprises ? L’État et surtout ceux qui nous gouvernent peuvent-ils tout régenter ? Quand on voit la gestion des Hôpitaux et de la Santé et celle des EPHAD avec les promesses concernant les personnes dépendantes, on peut douter fortement de cette capacité de l’État.

 

Les entreprises et leurs dirigeants ne savent-ils pas mieux que les ministres et les hauts fonctionnaires ce qui est bon et bien pour la solidarité nationale, pour l'économie et pour leurs entreprises ?

 

On ne gère pas un pays avec de prétendues et présumées bonnes idées de quelques-uns et sans concertations préalables et études sérieuses et surtout sans a priori.

 

Nos dirigeants n'ont pas compris "les gilets jaunes" et le Grand Débat...pourtant celui-ci s'était déroulé il y a seulement 14 mois !

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 10:42
MAISON DE RETRAITE EHPAD (image d'archives)

MAISON DE RETRAITE EHPAD (image d'archives)

 

UN ÉDITORIAL ÉCLAIRANT, FULGURANT DES "ÉCHOS" SUR LE PROJET DE RÉFORME : RETRAITE DE RUSSIE, LA BÉRÉZINA D’UN PRÉSIDENT ?

 

On disait que les échecs de tentatives de réformes du chef de l’État seraient compensés par son obligation de réussite sur un sujet essentiel pour l'avenir du système social français donc par sa réussite pour la réforme des retraites…puis survint une nouvelle fis les tâtonnements, les marche arrière…c’est effectivement la hollandisation de la macronie (excusez ce langage !) dont nous allons tous pâtir. Un Président qui a tous les pouvoirs et qui finit par ne pouvoir en exercer aucun. Comment la France peut-elle ainsi réformée ?

 

LA RÉFORME DES RETRAITES : L’ANALYSE DANS UN ÉDITO DES ÉCHOS (Jean-Francis PÉCRESSE)

Il est l'heure de sonner la retraite sur la réforme des retraites.

Sinon, la grande bataille d'Emmanuel Macron risque de tourner à la Bérézina.

C'est la sagesse plutôt que la faiblesse qui guide certains, au sein de l'exécutif, lorsqu'ils envisagent d'appliquer le futur régime en points (et non plus en annuités) aux seules nouvelles générations entrant dans la vie active.

Ce « plan B » a pour défaut de repousser de quelques décennies l'horizon d'une transition complète vers un régime universel, mais il présente l'immense avantage d'être plus réaliste.

Après les mobilisations de professions ayant nulle envie de changer de régime, l'appel lancé ce mercredi à une grève interprofessionnelle le 5 décembre invite à ne pas renouveler l'erreur d'appréciation du plan Juppé, dont les stigmates demeurent vifs.

De surcroît, dans cette époque où le corps social est plus inflammable, l'épisode des « gilets jaunes » invite à ne pas négliger des signaux forts de radicalisation.

Le constat est déplorable sans doute mais, à mi-mandat, les conditions politiques ne permettent pas de mener comme prévu la grande transformation du système des retraites.

Si nous en sommes là, c'est parce que les conditions économiques ne sont pas réunies.

Longtemps, Emmanuel Macron a refusé de voir en face une implacable réalité : pour garantir qu'il n'y aurait pas de perdant, il aurait fallu mettre des milliards d'euros sur la table.

Aux grandes réformes, les grands moyens.

Faute d'avoir su trouver l'argent par des économies dans la dépense publique (NDLR : en gras ), l'exécutif n'a pas pu rassurer les Français sur l'innocuité de sa réforme.

Nombre d'entre eux ont vite compris que le principe d'équité - un même droit pour un même euro - n'empêcherait pas le niveau de leur future pension de baisser.

L'impossibilité du pouvoir est le fruit de son impuissance.

Cependant, s'il est sage de renoncer à l'inutile - la chimère d'un régime universel -, il serait imprudent d'abdiquer sur l'essentiel.

Quel est-il ?

C'est d'abord de considérer que l'existence de régimes spéciaux de retraite n'est pas un mal en soi. Ne font du tort à la collectivité que ceux qui vivent au crochet de la solidarité nationale.

Mais en quoi la caisse bien gérée des avocats (NDLR …et celles d’autres caisses des professions libérales !)est-elle un problème pour l'ensemble du système ?

C'est sur les régimes non financés qu'il convient de concentrer la réforme.

L'essentiel est aussi de ne pas confondre équité et universalité.

Durées et taux de cotisation ont convergé entre public et privé, sans qu'il y ait eu besoin de fusionner les régimes.

Et le profond malaise de catégories actives comme les policiers ou les aides-soignants devrait dissuader un pouvoir avisé de toucher à ce maigre avantage qu'est leur départ anticipé à la retraite.

L'essentiel, enfin, est de ne jamais oublier que, en annuités ou en points, professionnel ou universel, le régime de retraites le plus rassurant est toujours celui dont le financement est le mieux assuré.

Ce devrait être cela, le plan A.

 

 

 

 

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 17:46
CONNAITRE LE MONDE MARITIME : UNE INFORMATION EN DIRECTION DES JEUNES ET GRAND PUBLIC

CONNAISSANCE DU MONDE MARITIME : UNE DATE À RETENIR, LE 18 OCTOBRE 2018

 

Dans le cadre des activités à sensibiliser le grand public et les jeunes au monde maritime,  Meravenir organise une rencontre, « Transport Maritime et Globalisation » qui aura lieu

 

le 18 octobre 2018 à 19 h,

Centre de Formation aux Métiers de la Mer, Allée du Frère Maximin,

85100 Les Sables-d'Olonne.

 

Cette rencontre sera animée par M. Gabriel Yamba, officier marine marchande et qui a passé une grande partie de sa carrière à la CMA-CGM.

 

Intervention de M. Bernard Lefebvre du Seamen’S Club Nantes pour l’accueil des Gens de Mer dans les ports.

 

  • Le transport maritime européen, bien que d'un poids relatif dans le produit intérieur brut européen (145 milliards d'euros soit 1 %), représente plus de 640 000 emplois directs et 40 % du tonnage brut mondial.
  • En outre, il revêt une importance stratégique dans la mesure où 90 % des marchandises sont transportées par voie maritime dans le monde, dont 70 % dans les eaux européennes…
  • Le transport maritime est le moyen le moins polluant et sa performance en la matière ne cesse de progresser.
  • De nos jours, 1 000 Airbus A 380 cargo ou 6 000 gros camions équivalent au chargement d’un seul porte-conteneurs.
  • Nous porterons à la connaissance du grand public et des jeunes les points suivants :
    • Dates clés du transport maritime.
    • Cartographie du transport maritime.
    • D’où viennent les articles de consommation ?
      • Nous développerons un produit type : ingénierie, approvisionnent et fabrication d’un téléphone portable.
    • Qui sont les gens de mer ?
    • Accueil des gens de mer dans les ports : intervention du Seamen’s Club Nantes.
    • Questions / réponses avec le public.
    • Verre de l’amitié.

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