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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 11:08

Une voie, une suggestion : les directives anticipées ? 

Aussi dramatique soit-il, le calvaire de Vincent Lambert présente un aspect positif : révéler au grand public l’utilité, la nécessité de faire connaître, tant que nous sommes lucides, nos directives anticipées. Imaginez un instant que vous soyez à sa place : prisonnier d’une vie dont il ne veut plus, parce qu’il ne l’a pas écrit, juste dit à ses proches, mais la parole ne compte pas… Quelle frustration, quel supplice…

Les directives anticipées consistent à fixer par écrit ce que l’on veut devenir si, atteint d’une maladie incurable et invalidante, nous ne pouvons plus nous exprimer personnellement. Cet écrit, sur lequel on peut revenir à tout moment, doit être déposé auprès d’une à trois personne(s) de confiance que l’on choisit et désigne, avec leur accord : famille, amis…  Une copie des directives doit être remise à votre médecin qui est tenu de les accepter. Même s’il n’est pas d’accord il n’a pas le droit de vous en dissuader. De plus il convient de déposer un exemplaire à une association comme l’ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité, 50 rue de Chabrol, 75010 Paris, tél. 01 48 00 04 16 ou 92) qui tient un fichier national des directives anticipées.

On peut écrire, par exemple : « Je souhaite que ma personne de confiance soit consultée sur ma volonté de finir dignement ma vie ; qu’on n’entreprenne, ni ne poursuive les actes de soins qui n’auraient pour seul effet que la prolongation artificielle de ma vie (art. L 1110-5 du code de la santé publique) ; que l’on soulage efficacement mes souffrances, même si cela a pour effet secondaire d’abréger ma vie ; que, s’il n’existe aucun espoir de retour à une vie consciente et autonome, l’on me procure une mort la plus rapide et la plus douce possible. »

On vit plus serein lorsque cette démarche est accomplie.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:49

 

 

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LE POLE SANTÉ DU PAYS D'OLONNE EST EN DANGER

Voir :HOPITAL DES SABLES D’OLONNE : il faut y voir clair  

 

Nous n’avons eu de cesse d’attirer l’attention sur la santé du Pôle de Santé.

Ce Pôle qui rassemble (géographiquement) l’ancien Hôpital situé aux Sables d’Olonne et l’ancienne clinique du Pas du Bois à Château d’Olonne…(vous savez la friche industrielle qui orne notre entrée de ville route de Talmont !).

Le pôle SANTÉ a été créé pour maintenir une unité de soins sur la zone littorale (130.000 habitants). Il  a pour postulat de mode de fonctionnement : la collaboration et la complémentarité public / privé sous l’égide de ce qu’on appelle maintenant l’Agence Régionale de Santé. Les buts de ce mariage forcé sont nobles : supprimer une concurrence inutile, les doublons, améliorer la qualité des équipements et des soins…

Mais dès le départ il existait des ambigüités dont l’Hôpital se plaignait à mots couverts (il y a des gens intéressés à ne pas froisser). Il y avait aussi un malaise au niveau du personnel.

L’ambiguïté initiale et de base sur le plan de la gestion était celle-ci : ce qui «rapporte » (par exemple la chirurgie) a été attribué à la Clinique, ce qui rapporte moins l’a été à l’Hôpital (par exemple les urgences, la maternité…). Il n’est pas étonnant alors que l’Hôpital ait des soucis financiers dans sa gestion courante.

Deuxième grosse ambigüité : le déroulement des implantations qui a permis à la Clinique de s’installer en premier et à l’hôpital de suivre avec retard.

La gestion du Pôle Santé devenait donc difficile dès le départ.

À cela s’ajoute le fait que la Société d’Économie Mixte (SEM ) qui avait pour objet de prendre en charge la réalisation des biens immeubles du Pôle (mais pas la gestion de ses activités) a été trucidée pour éviter un scandale au niveau des élus et des gestionnaires de la clinique.

Troisième ambigüité ou plutôt complexité de gestion : chaque entité juridique, hôpital, clinique, ECHO pour la dialyse rénale…et les professionnels de santé libéraux de la maison médicale... gèrent chacune et chacun leurs activités respectives. La gestion des activités communes ou partagées, plus particulièrement au niveau du plateau médicotechnique et des services techniques et énergétiques, est assumée par des structures juridiques telles que des GIP, des GIE, ou par des conventions de coopération et autres…que de complexités pour une saine gestion !

Les audits annoncés pourront-ils permettre d’y voir clair ?

Mais le déballage actuel par la direction de l'hôpital, par syndicats interposés et par le groupe 3H, propriétaire de la partie clinique, est malsain car il n’apporte pas la clarté dans l’information et dans le débat. Le public est pris à témoin d’une situation où on ne dit pas tout.

Ce que nous savons :

  • L’Hôpital est sous perfusion…mais son conseil de surveillance (ex conseil d’administration), la Ville des Sables d’Olonne ont accepté le déménagement sans avoir un planning de la vente de son site des Sables d’Olonne qui se dégrade ! C’est comme si vous aviez une maison et que vous désirez changer de domicile et que vous achetiez une autre maison sans vous soucier du crédit relai…et du risque que ce crédit relai soit refusé !.....à cela il faut ajouter des erreurs de gestion comme la « surprise » de devoir payer un loyer à la Communauté de Communes des Olonnes qui a aménagé le site à grands frais,

     

  • La Clinique annonce des déficits : on a déjà connu cela dans le passé avec la clinique du Val d’Olonne à Château d’Olonne où il y avait des « déficits comptables » annoncés. Jean-Yves BURNAUD, maire de Château d’Olonne, était alors directeur de la clinique et actionnaire du groupe 3H. Ces déficits annoncés avaient de quoi faire peur aux castelolonnais qui avaient donné leur caution aux emprunts qui avaient financé la clinique. Les castelolonnais, en cas de dépôt de bilan de la Clinique, auraient dû suppléer la défaillance de la Clinique !

     

    Dans le dédale des sociétés gérant la clinique il faudra maintenant savoir, sans ambiguïté cette fois, ce que le déficit annoncé a de réel. L’audit de l’Hôpital qui ne pouvait se faire sans entrer dans la gestion partagée avec la clinique devrait nous éclairer. Les dirigeants de la clinique ont pris les devants en annonçant aussi un audit, leur audit! Un ou deux audits sur le site du pôle ? 

     

    .

     

    La friche « ancienne clinique » qui orne et déshonore l’entrée d’agglomération n’est-elle pas un signe d’une gestion qu'il est difficile de comprendre ? Que veulent les propriétaires du site (le groupe 3H) en laissant ainsi à l’abandon un emplacement de premier choix ? Nous n’avons pas de réponses à donner et cela est aussi malsain.

     

    Le site de l’ancien Hôpital gelé pour causes d’urbanisme va-t-il suivre le chemin de la clinique ?

     

    Aujourd’hui si le malaise est dans les structures clinique et  hôpital il est aussi dans les esprits des habitants du Pays des Olonnes qui  font de moins en moins confiance dans ces structures. Ainsi, par exemple, il faut se poser la question : pourquoi tant de mères du Pays d’Olonnes vont accoucher à La Roche-sur-Yon ? Avec si peu de naissances enregistrées,  la maternité n’est, dit-on, pas « rentable » en termes de gestion publique de la Santé.

     

    Il faudra au Pays d’Olonne des élus gestionnaires, capables de parler vrai et d’agir …pour sortir de l’impasse dans laquelle le Pôle de Santé s’installe.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 23:33

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Nous nous sommes penchés à plusieurs reprises sur un malade : l’hôpital à travers le vécu des difficultés de l’Hôpital au sein du Pôle de Santé des Olonnes.

Le sujet revient à l'ordre du jour et le gouvernement se penche aussi sur ce malade « L'hôpital redéfinit ses missions avec le service public territorial de santé »

Nous vous donnons ci-dessous des extraits de ces orientations et réflexions gouvetnementales.

En pratique, « toutes les structures, tous les professionnels, y compris les libéraux, sont appelés à coopérer concrètement et efficacement pour garantir la meilleure organisation des parcours de soins et assurer la qualité de la prise en charge des usagers, patients, personnes âgées, personnes handicapées », précise la Ministre Marisol TOURAINE, "autour d'objectifs de santé publique et de réduction des inégalités de santé, prévention et promotion de la santé, accès aux soins, prise en charge sanitaire, médico-social et social."

« Les nouvelles missions de l'hôpital public s'inscrivent dans la Stratégie nationale de santé qui a pour socle la réorganisation du système de santé centrée autour du patient. Elles seront redéfinies dans la future loi de santé publique de 2014. »

Une stratégie dont la pierre angulaire est la réorganisation du système de santé autour du patient avec la structuration d'une médecine de parcours.

Qu'est-ce qu'une médecine de parcours ?"Concrètement, mettre en place une médecine de parcours et organiser le parcours de soins, cela signifie que ce n'est pas au patient de coordonner lui-même la série d'actes ou d'interventions dont il a besoin. Cela signifie que les professionnels de premiers recours articulent leurs interventions et qu'ils se communiquent des informations nécessaires à la continuité des soins", a expliqué Le Premier Ministre à Grenoble.

Le Service de la SANTE a-t-il besoin de théorie ou de remèdes pratiques ?

Il nous est presentée une belle théorie mais face à la situation concrète parfois dramatique du service public SANTE nous pensons que le personnel hospitalier et les « patients » ne peuvent se satisfaire d’un langage aussi théorique voire indécent. Aujourd’hui, il faut des propositions concrètes adaptées à chaque « territoire » et à chaque établissement ou branche professionnelle.

Le taux d’absentéisme du personnel dans de nombreux services est dramatique. Il n’est pas condamnable en soi mais simplement il est le signe patent d’un malaise jamais connu. Le pays a plus besoin du traitement de ce malaise que de l’élaboration de théories sur le service Public de la Santé.

Nous voudrions avoir des témoignages de ceux qui vivent ce malaise de l'intérieur.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:26

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Des mesures sont prêtes, étudiées mais on est encore loin des prises de décisions pour nombre de mesures pour qu’elles deviennent applicables et acceptées. Prenons quelques pistes relevées ces derniers mois pour démontrer qu’en dehors des problèmes de financement il y a des axes de recherches de solution d’amélioration de la condition actuelle qui peuvent déboucher sur de vraies économies sans altérer la qualité des soins.

-          MALADIES GRAVES les prendre en charge autrement : 15 % des assurés bénéficient d’une prise en charge à 100 %. Cela représente 60 % des remboursements. Une réflexion est faite sur certaines pathologies comme le diabète ou l’hypertension…faut-il obliger des malades à respecter des protocoles  pour éviter la dégradation de leur état ? L’expérience montre que c’est possible et « rentable » même si le corporatisme doit en souffrir.

-          AMELIORER LE SUIVI DE CERTAINS MALADES CHRONIQUES Cela nécessite une coordination médecins /infirmiers mais les expériences sont positives

-          Surtout COORDONNER MEDECINS ET INFIRMIERS : les médecins peuvent-ils déléguer une partie de leurs activités aux infirmiers ? Les expériences sont décevantes et pourtant !

-          ON MET EN CAUSE LES GENERALISTES qui alimentent les déficits. Le payement à l’acte pousse au crime par rapport au payement des prestations du généraliste en fonction du nombre de clients.

-          L’HARMONISATION DES PRATIQUES MEDICALES. Problème : aujourd’hui on ne peut imposer à un médecin de respecter des normes tant que celles-ci ne sont pas expérimentées, validées et formalisées. Il faudra pourtant y venir.

-          UNE REPARTITION DES MEDECINS SUR LE TERRITOIRE qui évite que dans les territoires bien desservis il y ait surconsommation alors que dans les territoires pauvres il y ait déficit de soins

-          LA CARTE HOSPITALIERE : sa révision est en route. Il y a des déséquilibres : pour les opérations lourdes qui « rapportent » il y a abondance, voire surabondance alors que pour les soins long et souvent moins rémunérateur du type  rééducation le nombre de lits fait défaut voire se réduit entraînant le maintien en hospitalisation de patients en attente de rééducation.

-          DEVELOPPER LES ALTERNATIVES A L’HOSPITALISATION. Comme cela se pratique dans de nombreux pays il existe des centres au sein de cabinets médicaux où se réalisent les opérations simples à moindre coût sans altération de la qualité et de la sécurité du patient.

-          REVOIR les prix des médicaments non pas à partir de données fournies par les laboratoires fabricants mais par un organisme indépendant.

-          FINANCEMENT ; ADAPTER LA CSG à la demande de soins. Si celle-ci croît la CSG devra croître et le rôle des institutions complémentaires devront aussi s’adapter à cette hausse de la demande de oins.

 

Toutes ces hypothèses plus ou moins expérimentées, plus ou moins réalistes  attestent qu’il existe des solutions alternatives qui permettraient des  économies sans attenter à la qualité des soins…mais qui seraient aussi des remises en cause. Il doit exister de nombreuses autres pistes que les uns et les autres peuvent nous indiquer rendant notre  travail plus professionnel.

 

Le problème est aussi simple que pour la JUSTICE, L’EDUCATION…à défaut d’accepter ces remises en cause les systèmes, les institutions se sclérosent, perdent crédibilité et efficacité. Elles se dégradent. On le sait, cette attitude est suicidaire.

Les réformes deviennent  d’autant plus difficiles à faire qu’elles sont retardées. Auparavant on pouvait se dire (à tort) creusons les déficits, augmentons la dette…maintenant c’est fini la France comme les autres Pays ne peuvent plus vivre à crédit !

 

Il faudra que tous les partenaires, tous les acteurs acceptent  les réformes qui sauveront notre système de Santé mais un système qui n’aura plus la même constitution.

Ne rien faire ..oui cela conduira inéluctablement à la fin su système de SANTE à la française. Alors il vaut mieux accepter de se remettre en cause, de réformer que de s’arque bouter sur le passé, les avantages acquis pour aboutir au déclin.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 15:31

 

 

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Nous tentons d'expliquer depuis des mois que notre système de santé est malade, qu'aux Sables d'Olonne notre Hôpital est lui aussi malade et que des efforts sont nécessaires de toutes parts : des efforts dans le dialogue, des efforts financiers mais des efforts qui ne se décrètent pas !

 

Ce jour, 14 novembre 2012,  le chirurgien dont nous publions la lettre ouverte  à MARISOL TOURAINE Ministre de la SANTE a expliqué sa position lors de l'émission du Magazine de la SANTE.

L'envoi qui nous a été fait et qui figure ci-dessous est complété par un document d'un médecin généraliste. Ils sont nécessaires à la compréhension de notre problème de survie du système SANTE français...quand des tarifs remboursements Sécurité Sociale n'ont pas bougé depuis 30 ans, quand les urgences sont débordées, quand des hôpitaux ne peuvent ouvrir des blocs opératoires construits mais fermés faute de personnel et de crédit ...il y a problème...que les y a qu'a, faut qu'on et autres circulaires  ne pourront régler.

 

Marisol, tu sacrifies les médecins

Dans son très célèbre poème sur la dévastation de Brest, Jacques Prévert déclare à Barbara :

« Je dis tu à tous ceux que j’aime, même si je ne les ai vus qu’une seule fois ». Les médecins, eux, lorsqu’ils prennent la plume pour écrire à un homme ou une femme politique qu’ils connaissent (ou pas), pour lesquels ils ont voté (ou pas), disent également « tu », mais il semble que leur « amour » n’entre pas réellement en ligne de compte. Bien au contraire.

« Si tu as le temps… »

Ainsi, cette semaine, sur son blog, Christian Lehman, médecin généraliste, rendu célèbre par plusieurs romans, écrit à François Hollande. « Je te fais une lettre que tu liras peut-être si tu en trouves le temps (…). Si je me permets de te tutoyer, c’est en souvenir de cette heure passée à discuter du système de santé (…) il y a sept ans, rue de Solférino », commence-t-il. Usant de la même clause de style, le docteur Arielle Salon, chirurgien de la main a rédigé à l’intention de Marisol Touraine une missive qui fait les beaux jours d’internet et qui débute d’une façon très familière par un « Marisol, je te connais depuis que j’ai dix huit ans ! » (Arielle Salon a en effet fait ses études de médecine avec le frère du ministre).

Secteur 1 et secteur 2 : même déception

Outre cette utilisation, plutôt étonnante, de la seconde personne du singulier, les textes de Christian Lehman et d’Arielle Salon convergent pour dénoncer la faiblesse (voire la dangerosité) de l’accord sur la régulation des dépassements d’honoraires. Leurs critiques ne sont pas exactement similaires : le premier se plaint du fait que les revalorisations accordées au secteur 1 ne permettent nullement de résoudre le caractère scandaleusement bas des tarifs opposables et la seconde affirme que les plafonds « fixés » entraîneront la disparition d’une médecine d’excellence.

Les généralistes ne travaillent pas tant que ça !

Si les préoccupations des deux praticiens ne convergent donc pas totalement, les auteurs se révèlent pareillement offusqués, voire même blessés des mots qu’employa le ministre de la Santé, Marisol Touraine concernant les médecins durant les semaines qui ont précédé la signature de l’accord. « Pour éviter de voir la réalité en face, d’admettre que certains « petits dépasseurs » utilisaient ce complément d’honoraires pour maintenir la viabilité de leur cabinet et payer leurs charges, il fallut alors à Marisol Touraine forcer le trait, asséner sur tous les plateaux que contrairement à la réalité qui affleurait jusque dans les colonnes de journaux guère tendres habituellement avec la gent médicale, les médecins en secteur 1, à tarif opposable, n’étaient guère à plaindre. « Pour arriver à une rémunération correcte, les généralistes travaillent beaucoup, près de soixante heures par semaine », lui signalait une journaliste à la télévision. « Certains d’entre eux travaillent beaucoup… pas tous ! Pas tous ! », ironisait la Ministre, qu’on soupçonnait alors de tenir prête dans sa poche une liste de branleurs généralistes habitués des terrains de golf. Un autre intervenant, dans une autre émission, lui signalait que le généraliste français se situait dans la moyenne basse européenne. « Ils sont dans la moyenne, ils sont dans la moyenne ! » scandait-elle alors, hautaine », relève ainsi Christian Lehman.

Autant d’études que toi… au moins !

Du côté, d’Arielle Salon, la charge est plus sévère encore. « Trouves-tu juste normal, digne, qu'un chirurgien viscéral, bac plus quinze, concours d'entrée, concours de sortie, (au moins autant d'études que toi au passage) opère une appendicite et risque la vie de ton enfant pour 170 euros, je dis bien 170, en tarif opposable ? », interroge-t-elle avant de constater : « Le battage médiatique et la campagne de diabolisation des médecins que vous avez orchestrée est tout simplement odieuse ».

Des mutuelles trop bien soignées

Dernier élément qui émerge de façon singulière dans les deux textes : l’accusation faite à Marisol Touraine d’avoir fait le jeu des mutuelles. « S’il y a un changement dans la politique menée, c’est une accélération, une accélération de l’entrée des complémentaires dans le système de santé français. Je dis « complémentaires » pour que les Français comprennent bien, parce qu’en général, Marisol Touraine, comme Sarkozy avant vous, vous parlez de « mutuelles ». C’est au congrès de la Mutualité Française que vous vous rendez pour annoncer fièrement que vous allez donner plus de poids aux complémentaires dans le management du système. (…) Déjà, j’avais tiqué comme beaucoup de confrères sur l’annonce proprement hallucinante faite par Marisol Touraine à ce même congrès, du report d’un an de l’obligation de publication des frais de gestion pour les complémentaires. Une obligation de publication des comptes « dont nous connaissons les difficultés qu’elle créait pour vous », dit-elle avec dans sa voix une compassion larmoyante que je ne lui avais jamais entendue auparavant quand elle s’adressait aux médecins… », décrit Christian Lehmann. Arielle Salon remarque pour sa part : « Sois honnête envers toi-même : tu sacrifies les médecins à l’autel des mutuelles, là est le vrai problème ».

20 minutes.fr : « Il est passé minuit, docteur Hollande » : Lettre Ouverte d'un médecin généraliste à un Président que j’appelais de mes vœux

Lettre du Docteur Arielle SALON, chirurgienne de la main libérale à Paris, et connaissance de la ministre

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 21:00

  Danger : la France est la pays où les dépenses pour la santé sont les plus élevées et paradoxe  où l'équipement médical est seulement dans la moyenne. Que faire pour dépenser mieux

Nous suivons certains dossiers nationaux dont celui de la santé.

voir aussi HOPITAL, SANTE...suite 2 : trop oublié dans les débats pendant la période électorale

Sur ce sujet, il nous paraît intéressant de mettre en ligne ce communiqué et pour ceux qui voudraient approfondir le sujet de donner des références

DSC05960Pole Santé du Pays des Olonnes

Santé : une comparaison France-Union européenne

le 1er 06 2012

"Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a rendu public, le 23 mai 2012, un rapport intitulé "La santé en France et en Europe : convergences et contrastes".

Fondé sur les 88 indicateurs du système européen d’indicateurs de santé (European Community Health Indicators - ECHI), le rapport fournit une analyse comparative sur l’état de santé en France et en Europe ainsi que sur l’organisation et le fonctionnement des systèmes de santé nationaux au sein de l’Union européenne (UE). Pour chacun des indicateurs, une fiche indique les données françaises et décrit la situation relative de la France par rapport aux autres pays européens.

Il apparaît ainsi que le contexte démographique et social est marqué, en France, par une fécondité élevée qui va accroître le poids démographique de la France en Europe. En revanche, si l’espérance de vie des femmes à la naissance est la plus élevée de l’UE, la France se caractérise par une importante mortalité prématurée, surtout pour les hommes, et par un classement défavorable pour les cancers, les accidents du travail et la mortinatalité (enfants nés sans vie après six mois de grossesse).

En outre, la consommation d’alcool et de drogues illicites est élevée, le tabagisme augmente fortement chez les femmes et l’activité physique reste insuffisante.

En ce qui concerne le système de santé, la France est le pays dont le poids des dépenses de santé dans le produit intérieur brut (PIB) est le plus élevé.

L’équipement médical se situe cependant dans la moyenne européenne.

La consommation de médicaments est la plus forte d’Europe. "

 

Sur la toile publique

·         La santé en France et en Europe : convergences et contrastes - Haut Conseil de la santé publique, mars 2012, [pdf, 2,23Mo]

·         Communiqué de presse sur le rapport "La santé en France et en Europe : convergences et contrastes", Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Format PDF (161 Ko)

·         La santé dans l’Union européenne : les statistiques, Europa

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:19

 

Cette petite décoration nouvelle (à droite des marches) sur la Mairie de Château d’Olonne on la doit au LIONS Club des Sables d’Olonne qui a donc fait don d’un défibrillateur.

 

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 Donateur : le Lions Club des Sables d’Olonne

Le Lions Club c’est une « association de bénévoles » classée dans les clubs service. Le Lions Club des Sables d’Olonne est donc membre de cette institution mondiale qui a pour objet de « SERVIR » par ses actions la collectivité.

Parmi les actions menées par le club des Sables d'olonne figure l’installation de défibrillateurs.

Ainsi, ce vendredi 23 mars 2012, la Municipalité de Château d’Olonne a réceptionné ce défibrillateur en attendant l’installation d’autres…on ne pourra pas dire « on n’a pas besoin d’associations » mais "on aura toujours besoins des millions de bénévoles généreux et mobilisables, capables de soulever des montagnes".

La France a au moins deux richesses, deux mines d’or : son tissu associatif exceptionnel, son tissu de petites entreprises...rendons leur hommage, soutenons-les.

 

Le défibrillateur

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La défibrillation consiste à délivrer un courant électrique dans le cœur. En France, on compte 40 000 à 60 000 morts par arrêt cardiaque chaque année, soit 200 morts par jour.

Si un massage cardiaque et un défibrillateur étaient utilisés pour la réanimation dans les cinq premières minutes après l'arrêt cardiaque, on passerait à 30% de chances de survie sans séquelles. Le délai d'intervention des équipes d'urgence étant en moyenne de 7 à 8 minutes, l'idéal serait que les proches ou témoins de la victime puissent réaliser directement cette défibrillation dans les 5 minutes suivant l'accident, afin d'augmenter les chances de survie. Bien entendu, l'appel des secours reste une priorité dès que l'on constate un arrêt respiratoire.

Pour rappel : appeler le 15, le 18 ou le 112.

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 19:02

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UN HOPITAL TOUT NEUF AU PAYS DES OLONNES : un espoir, des craintes et l'avenir du système français de Santé à conforter  

Ouvrons un deuxième volet sur notre système de Santé Publique

 LE PERSONNEL DE SANTE : exemplaire

Il est important voir essentiel d'exprimer tout le bien que l'on peut dire du personnel de santé : du professeur, au chirurgien en passant par tout le personnel soignant, le personnel administratif ...

Le vent d'humanité qui souffle sur ce personnel à l'égard des patients produit ses effets à l'exemple de cette stagiaire qui, à 6 heures du matin,  réveille "ses" patients avec le sourire et délicatesses et, qui aux remerciements du patien, a cette réponse : "si je n'ai pas le sourire en entrant dans une chambre je devrais changer de métier !"

Les progrès en la matière sont incontestables même si tout n'est pas parfait. Ces progrès avons-nous noté sont reconnus par les patients. Il en est dem^me pour les progrès contre la douleur.

Certes il y a eu des textes législatifs qui ont incité à cette démarche vers un mieux être du patient hospitalisé. Citons principalement :

  La défense des droits des patients, le respect de la dignité de la personne malade, la promotion de la place des usagers, sont des éléments fondamentaux dans notre système de santé depuis la loi de mars  2002.

 - mais déjà la charte du patient hospitalisé énonçait un principe de base "le patient hospitalisé n'est pas seulement un malade, il est avant tout une personne avec des droits et des devoirs"

Ainsi s'améliore le système français de SANTE.

 La seule fonction publique hospitalière   représente 1 million de salariés.

Ces agents peuvent être titulaires, stagiaires ou contractuels de droit public répartis à 90% dans les établissements de santé et 10% dans les établissements sociaux et médico-sociaux.
Ils travaillent dans différentes filières : soignante, de rééducation, médico-technique, administrative, technique et ouvrière, socio-éducative. Il faut bien sur y adjoindre  les praticiens hospitaliers.

 

L'hospitalisation privée

L'hospitalisation privée en France représente environ 2 300 établissements à buts lucratif et non lucratif, 40 000 médecins, 164 500 infirmiers et cadres.

Répartition des disciplines

60% de la chirurgie en France se pratique dans le privé et plus de 6,5 millions de personnes sont pris en charge par l'hospitalisation privée. Le "privé" regroupe 50% de la cancérologie, 35% des accouchements, 35% de l'hémodialyse, 30% de la réadaptation et 20% de la psychiatrie.      

Le personnel soignant et non soignant de ce secteur représente plus de 900.000 salariés.

 

Ainsi notre santé mobilise d'énormes moyens (humains, financiers...) qu'il nous semblait bon de rappeler.

 Par conséquent, il faut admettre que la SANTE a un coût et que si l'on veut maintenir un bon niveau de santé publique en France voire un excellent niveau comme l'a reconnu l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il faut que la collectivité solidaire assume cette responsabilité .  

Si la santé ne veut pas perdre son AAA il faudra que la collectivité consente des efforts !

 

SAUVER NOTRE SYSTEME SANTE

Prenons d'abord en considération cette réflexion du Conseil Economique Social et Environnemental

"La question de la soutenabilité de notre protection sociale est posée même s’il convient de relativiser son déficit, qui demeure modéré, au regard des ressources affectées à la sécurité sociale et des déficits du budget de l’État.

 

La principale inégalité d’accès aux soins est d’ordre économique : l’absence de couverture par une complémentaire santé est le principal facteur de renoncement aux soins (6 % des Français ne bénéficient pas d’une couverture complémentaire santé soit 14 % des chômeurs et 5 % des actifs).

 

Il revient aux responsables politiques à la fois de prendre en considération ces difficultés mais aussi de ne pas dramatiser à l’excès l’état des comptes sociaux et ainsi de miner la confiance les Français dans leur système de protection sociale."

 

Question 1 : Va-t-on à l'avenir maintenir un système de santé où l'accès sera quasi égalitaire et performant comme le système actuel ?

Les français ne sont pas disposés à abandonner leur système de santé et ce d'autant plus qu'on ne cesse de leur répéter qu'il est un des meilleurs au monde voire le meilleur. La solidarité nationale est ébranlée par des discours populistes qui ne sont pas sans influence sur l'opinion ; le débat ne pourra cependant pas être évité en 2012 !

 

Il faut aller plus loin puisque les français, à l'opposé de ces discours populistes, sont de plus en plus exigeants sur leur droit à la santé et un droit pour tous.

Il faut dire la vérité : dans nombre de villes, l'hôpital est le premier employeur.

    On parle et reparle du million de salariés de l'Education...mais la SANTE aussi est une Institution qui pèse trés lourd économiquement et le devoir de maintenir notre niveau de Santé Publique mérite une réflexion nationale.

 

Oui, il faut maintenir notre système à son niveau mais cela nécessite :

- que les français sachent qu'on a rien sans rien..d'un côté, il faudra des financements supplémentaires adaptés et de l'autre, il faudra un changement de mentalitéet de comportement  tant de la part des soignants que de celle des patients "consommateurs"

- que le "système" s'adapte, peut-être fasse même sa révolution tranquille et nous verrons (dans un prochain article) que les pistes ne manquent pas.

 

Question 2:  Maintenir, améliorer le système de santé c'est s'engager à prévoir son financement mais comment ?

 

Le déficit de la Sécurité Sociale pour la seule branche maladie est de 10 milliards d'euros par an.

Déficit insupportable dans la période actuelle sans la recherche de financemenst nouveaux et certainement sans une réforme profonde des partiques.

 

Suite : des financements et des réformes...

 

 

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