Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 22:51
LES GILETS JAUNES : UN AVERTISSEMENT

LES GILETS JAUNES : UN AVERTISSEMENT

 

NOUS AVONS TOUS TOUT INTÉRÊT À AVOIR DES CORPS INTERMÉDIAIRES EN BONNE SANTÉ

 

Qu’est-ce que les « corps intermédiaires » ?

Notre définition du corps intermédiaire dans la société actuelle un peu polémique est celle-ci : « C’est l’intermédiaire entre le citoyen individu, isolé, taillable et corvéable à merci et l’État tentaculaire impersonnel, anonyme, broyeur parfois de l’individu. »

Pour nous, un corps intermédiaire naturel est celui qui fonctionne dans les deux sens. Il protège l’individu de la tentation de toute puissance de l’État ou d'une autre structure mais il est aussi celui qui va négocier avec l’État ou ses représentants et faire passer les messages à ses membres.

Plus objective (?)voilà la définition de Wikipédia : « Les corps intermédiaires, héritiers des corps de l'Ancien Régime, sont des groupes sociaux, situés à un niveau intermédiaire entre l'individu et l'État, indépendants et autonomes, constitués naturellement ou par accord délibéré en vue d'atteindre un objectif collectif ( ex. : partis politiques, entreprises et syndicats ...) »

Les états totalitaires n’ont pas besoin de corps intermédiaires surtout si ceux-ci montrent une hostilité à leur égard. Ils ont plutôt tendance à vouloir les supprimer ou à se les approprier…les « acheter » pour les avoir à leur botte. À défaut, ils créent des syndicats maison et des structures du type association à leur entière dévotion.

Citons pour la France les deux principaux corps intermédiaires : les partis politiques et les syndicats reconnus comme les 5 grandes centrales syndicales (CGT, CFTC, FO, CADRES CFE, CFDT).

Pour les syndicats, ils sont fatigués, à la dérive et ils ont perdu leur représentativité qui était leur légitimité.

Ils sont sous perfusion dépendant financièrement de subventions publiques…ils ne sont donc plus indépendants et leurs dirigeants en sont bien conscients …leur objectif est aujourd’hui de survivre mais sans se remettre en cause !

Quant aux partis politiques, c’est le grand malaise, la débâcle…pour s’en apercevoir il suffit de se remémorer les pourcentages d’abstentions aux élections et nous n’avons pas vu le pire comme cela est annoncé par les dernières élections partielles.

Mais il en existe aussi d’autres corps intermédiaires : les associations, les ordres, les unions patronales, les chambres de commerce…on a même dit et écrit que les sondages étaient des corps intermédiaires !

Ils sont tous aussi à la peine.

 

ALORS EST-CE LA FIN DES INDISPENSABLES CORPS INTERMÉDIAIRES ? ATTENTION, LA NATURE A HORREUR DU VIDE !

 

Va-t-on entrer dans une ère de la démocratie directe ? Plus de Parlement, plus de grandes consultations-négociations État corps intermédiaires citoyens avec un cérémonial de déclarations fracassantes ou ridicules…et des résultats surprenants en trompe l’œil ? La démocratie directe à tous les niveaux…c’est aussi ingérable qu’irréaliste.

Le Président de la République actuel à eu tendance à son arrivée au pouvoir à ignorer les corps intermédiaires, voire à les affaiblir. Certes, il avait la partie facile…élu sans le concours d’un parti politique, il ne leur devait rien. Quant aux syndicats dits représentatifs justement leur représentativité n’est plus ce qu’elle fut. Il fallait donc réformer les retraites…sans les corps intermédiaires…on a vu le résultat : une réforme nécessaire est passée aux oubliettes.

Emmanuel MACRON qui a contourné les corps intermédiaires a eu une réponse des français dont il a du mal à se remettre et qui s’appelle « les gilets jaunes »…il a du faire de la démocratie presque directe avec le Grand Débat pour le sauver de sa grande peur. Il a été sur le terrain…ce fut un échec pour lui Président et pour ceux qui ont participé à ces réunions fantasques et au Grand Débat National !

Mais les « gilets jaunes » première mouture ce fut le remplacement des corps intermédiaires par la « vox populi », par la rue, puis ce fut la récupération par les extrémistes, eux, dans la rue  !

C’est la preuve pour un pays d’une part, du besoin impératif de corps intermédiaires et d’autre part, du danger de l’extrémisme dès que les corps intermédiaires ne peuvent plus jouer leur rôle.

 

POUR PRÉSERVER L’AVENIR DES DÉMONS EXTRÉMISTES LA France DEVRA ÉLABORER UNE REFONDATION DES CORPS INTERMÉDIAIRES AVEC, EN PRIORITÉ, LES PARTIS POLITIQUES ET LES SYNDICATS DE SALARIÉS…

CELA DÉPEND DONC DU RÉVEIL CITOYEN QUI DEVRA METTRE SUR LA TOUCHE DES APPARATCHIKS QUI DÉFENDRONT LEURS FAUTEUILS DORÉS ET DES CITOYENS QUI IRONT AU BOUT DE LEUR DÉMARCHE EN ÉLISANT DES TÊTES NOUVELLES !

Partager cet article

Repost0
7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 20:59
DROIT D’ÊTRE CANDIDAT AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES : DROITS, DEVOIRS, RESPONSABILITÉS...

 

 

DROIT D’ÊTRE CANDIDAT AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES : UNE LIBERTÉ MAIS AUSSI UNE RESPONSABILITÉ IMPORTANTE PAS TOUJOURS BIEN MESURÉE PAR LES CANDIDATS

 

Le Gouvernement et le Parlement mettent la dernière main à la loi et autres textes qui vont régir les modalités du vote du 28 juin, deuxième tour des élections municipales suspendu par la crise sanitaire.

 

 

UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE PROLONGÉE

 

En principe, pour les élections municipales entre le premier et le deuxième tour il se passe une semaine…donc les tractations pour d’éventuels « rapprochements » de listes sont rondement menées dans les 48 heures qui suivent les résultats du premier tour.

 

Mais Coronavirus en a décidé autrement.

 

Si tout se passe a bien entre le premier et le second tour se seront passés plus de 3 mois de confinement qui auraient dû permettre aux accédants au deuxième tour de faire murir programmes et alliances.

 

C’est de la logique simple mais logique et politique(s) ne vont pas toujours de concert.

 

 

DEUXIÈME TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES : DU THÉÂTRE AVEC DES ACTEURS PARFOIS VRAIMENT MAUVAIS

 

« Tout a été mis en œuvre pour créer les conditions d’un rassemblement. Les egos, les rancœurs du passé, les demandes déraisonnables, la volonté d’écraser et les différences de valeurs ont eu raison de cette tentative. »

 

C’est la réflexion d’un candidat à Rouen qui a préféré tirer sa révérence…quel piteux résultat pour une ville importante !

 

Ce type de scène se reproduit dans d’autres communes.

 

Les échos de ce qui se passe ou s’est passé ces derniers jours à Paris, Lyon…les Sables d’Olonne…incitent à la réflexion collective sur la capacité des candidats à jouer sérieusement leur rôle.

 

 

UNE SEULE RÈGLE, UNE SEULE LOI : POUR LES CANDIDATS, S’ENGAGER À SERVIR L’INTÉRÊT GÉNÉRAL ET SAVOIR PRENDRE LES BONNES DÉCISIONS

 

Les « Egos » ne sont pas un critère de choix et d’engagement de ceux qui s’auto-estiment aptes à figurer sur une liste lors d’une élection.

 

Un égo surdimensionné fait rarement un bon élu, surtout au niveau local.

 

Les candidats quand ils se présentent aux élections s’engagent à servir leur(s) collectivités (s) donc leurs concitoyens : c’est une fonction gratifiante, chargée de responsabilités et pièce maîtresse de la démocratie locale.

 

Si des candidats s’engagent, ils ont ou doivent avoir parfaitement conscience de la portée de cet engagement. Ils doivent donc avoir la parfaite conscience de tous les aspects de la fonction et particulièrement ceux qui briguent les postes de maires et adjoints.

 

Rien n’est plus dégradant pour la fonction et pour l’intéressé que de lire des déclarations de nouveaux élus qui s’étonnent de leurs responsabilités ! Ils auraient peut-être dû se renseigner avant de se porter candidat !

 

Ainsi ne pas savoir constituer une équipe entre les deux tours est déjà une preuve grave de l’incapacité d’un candidat à savoir gérer une situation prévisible et prévue par les textes.

 

Comment peut-on faire confiance à des candidats qui échouent déjà dans leurs tentatives logiques de fusion de listes ?

 

Face à un tel échec que sera donc capable de faire ledit candidat maire quand il devra faire prendre de graves décisions face à une situation imprévisible comme le fut la crise sanitaire Coronavirus ou plus simplement face aux situations courantes qui imposent de faire des choix ?

 

Voilà donc des candidats et candidates qui se sont déjà disqualifiés avant de se présenter au deuxième tour.

 

 

 

À SUIVRE…

 

Partager cet article

Repost0
10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 13:20
UNE ECHARPE TOUJOURS CONVOITÉE : CELLE DE MAIRIE AUX SABLES D'OLONNE

UNE ECHARPE TOUJOURS CONVOITÉE : CELLE DE MAIRIE AUX SABLES D'OLONNE

LES ÉLECTIONS AUX SABLES D'OLONNE : ELLES FONT TOUJOURS DES VAGUES

 

Cliquez sur ce lien

https://fresques.ina.fr/olonne/fiche-media/Olonne00633/les-sables-d-olonne-en-campagne.html

 

Un petit coup d’œil dans le rétroviseur cela ne fait pas de mal !

 

Partager cet article

Repost0
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 19:26
MUNICIPALES 2020 : 15 ET 22 MARS 2020

ÉLECTIONS = PROMESSES = TROMPERIES ?

 

UNE ÉLECTION QUI NE SERA PAS SIGNIFICATIVE SUR LE PLAN NATIONAL

La campagne électorale de cette élection municipale peine à démarrer et reste au second plan de l'actualité.

Une seule certitude, il y a une volonté très prioritaire de dépolitiser ces élections pour des raisons d’ailleurs très divergentes :

- la majorité des candidats bien placés pour l'emporter veulent se démarquer des partis qui désormais sont marginalisés dans l'opinion des citoyens,

- le pouvoir en place au niveau national actuellement représenté par "EN MARCHE" est pour ces élections à l"L'ARRÊT" n'ayant pas réussi à s'imposer avec ses propres listes ou en incluant ses candidats dans des listes. Il n'a donc plus intérêt à faire de cette élection un test qui n'aurait aucune valeur positive pour lui ou pire qui pourrait lui être très défavorable.

 

UNE ÉLECTION VRAIMENT "LOCALE" : DES PROMESSES QUI N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES ÉCOUTENT OU QUE CEUX QUI Y CROIENT"

Il y aura encore pour ces élections divers terrains de combats qu'on voudrait qui ne soient que d'idées, de programmes contre programmes :

- combat des candidats postulants nouveaux et des opposants pour sortir les sortants,

- combat sur les programmes locaux,

- combats de chiffres,

- combats d'idées...

Ce qu'il y aura de sûr c'est que les promesses pour proposer un mieux vivre dans nos communes vont pleuvoir !

 

Alors, pour tenter d'éviter une nouvelle déception citoyenne,  citons en guise d'avertissement aux candidats le sage CONFUCIUS :

"Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette."

Il faudra qu'un jour ceux qui promettent que "demain, on rasera gratis " soient condamnés pour délit de tromperie ! et qu'ils paient leurs dettes.

 

UN CODE DE DÉONTOLOGIE POUR CANDIDATS À L'ÉLECTION ?  "LA MORALE DU PARFAIT CANDIDAT". Il APPARTIENT À L'ÉLECTEUR DE FAIRE SÉRIEUSEMENT SON DEVOIR DE CITOYEN ET DE FAIRE, COMME POUR SES ORDURES, LE TRI SÉLECTIF ENTRE LES CANDIDATS

Nos parlementaires si prompts à pondre avec souvent la complicité du gouvernement des textes pour tout et pour rien ne devraient-ils  innover dans un code de déontologie du parfait petit élu non menteur, non délateur, non diffamateur non condamné, ni inculpé...?

Cerrtainement pas, trop de lois tuent la loi et les candidats qui usent et abusent faute de programme sincère se disqualifient. Honte à eux et à leurs proches qui laissent faire !

De plus, en la matière, les textes et la jurisprudence permettent aux juges responsables de sanctionner les abus : diffamation, annulation des élections...Cette bonne vieille  loi de 1881et les milliers de jugements qui font jurisprudence suffisent à condition que la justice passe et passe vite.

Mais la meilleure sanction pour obtenir un débat apaisé et démocratique, un débat sur les idées et les projets est la honte que porteront, lui et ses complices, toujours  sur leurs visages ceux qui diffament et injurient. Ils méritent en réponse à leur bassesse la sanction que les citoyens devront leur infliger en les condamnant aux oubliettes par leurs bulletins de vote.

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 21:41
EN 2020, COMMENT GÉRER CETTE SI BELLE PETITE MAIRIE OCCITANE ?

EN 2020, COMMENT GÉRER CETTE SI BELLE PETITE MAIRIE OCCITANE ?

 

UNE LOI "RÉFORMETTE" ET ÉLECTORALISTE NE CHANGERA PAS LA DONNE DES ÉLUS DÉPASSÉS ET COMPLIQUE ENCORE LA GESTION DES COLLECTIVITÉS.

 

 

RAPPEL DE L'INGÉRABLE

La France : 35 500 communes

53 % des communes ont moins de 500 habitants !

72% ont moins de 1000 habitants 

90% ont moins de 3 000 habitants et ne représentent que 29 % de la population !

 

UNE RÉFORME INUTILE ET DÉMAGOGIQUE

 

Après avoir tapé sur le dos des maires, le Président de la République qui n'a jamais été un élu du peuple avant d’accéder à la magistrature suprême s’est aperçu qu’il avait commis une erreur en méprisant les maires…il a maintenant besoin de leurs voix et de leur soutien. Il tente de donner des gages.

 

Et « En marche » est, là aussi, devenu en « marche arrière ».

 

 

LA VRAIE RÉFORME PASSE PAR UN REGROUPEMENT DES COLLECTIVITÉS ET LA SUPPRESSION DE FEUILLES DU MILLEFEUILLES INGÉRABLE

 

La loi "engagement et proximité" du 27 décembre 2019 vise, dit le site du gouvernement, à rééquilibrer le rôle des maires au sein des structures intercommunales : la loi prévoit la mise en place d'un "conseil des maires" au sein des EPCI (communautés de communes, agglomérations) , elle facilite la modification des périmètres des intercommunalités et apporte des garanties aux communes lors du transfert des compétences eau et assainissement aux intercommunalités.

 

Résultat : on va complexifier le rôle et l'exercice des compétences des intercommunalités (communauté de communes et agglomérations). Nous disons bravo pour cette grossière erreur faite par démagogie et pure électoralisme !

 

Pour le statut du maire et peut-être des adjoints la loi prend acte de leurs responsabilités croissantes :

  • elle crée un dispositif d'assurance obligatoire pour toutes les communes afin d'apporter une protection juridique aux maires ;
  • les maires peuvent demander aux préfets des "conseils de légalité" pour assurer la sécurité juridique de leurs actes ;
  • les indemnités des maires des communes de moins de 3 500 habitants peuvent être revalorisées selon un dispositif gradué en trois tranches : quelle mesure inutile et démagogique à quelques semaines des élections municipales !

La loi va dans le détail ...est-ce le rôle du législateur ? Ainsi, elle prévoit aussi des mesures comme la prise en charge des frais de garde pour leurs proches occasionnés par des réunions obligatoires….comme s'il fallait une loi pour donner cette "facilité-aumône" aux élus ?

 

TOUT CELA EST DE LA "FOUTAISE" (Mot du Général de GAULLE, en 1958)

 

Les élus parlementaires qui ont voté cette loi (combien savent d'ailleurs ce qu'ils ont voté ?) se sont déshonorés.


Incapables de régler le problème de la très difficile gestion des 35 000 communes de France, le problème d'une vraie réforme territoriale, le gouvernement et le Parlement se déshonorent en bricolant ainsi.

 

La moitié des maires de France abandonnent la fonction. Grand bien leur fasse...ils vont tourner la page et faire la place aux jeunes volontaires et espérons-le compétents mais surtout nous aurions tendance à dire tant mieux ! et à leur souhaiter un bon retour "à la vie civile, professionnelle et familiale "! Certains, hélas !  vivaient collés à leur fauteuil, le regard fixé sur le renouvellement de leur mandat en flattant leur clientèle.

 

Ils ont occulté, par leurs méthodes qui vont jusqu'à être maffieuses, le travail admirable des 80 % d'élus locaux qui tentent sans moyens de faire vivre au mieux leur commune. Ils ont fait barrage à leurs potentiels successeurs. Ils ont pourri la noble fonction d'élu.

 

Ce n'est pas parce qu'un élu a fait 4 mandats successifs qu'il est un bon maire...ce serait plutôt l'inverse. Le mandat d'élu n'est pas fait pour s'y installer à vie.

 

Tant que le statut d'élu local n'aura pas été adapté aux impératifs du siècle d'une gestion sérieuse il y aura à la tête des collectivités des élus incompétents, véritables roitelets, usant et abusant d'un pouvoir sans contre-pouvoir. Il y aura des maires incapables d'exercer leur noble fonction dans et pour l'intérêt général, allant parfois allant parfois nager dans le marigot du compromis et de la magouille.

 

Il appartient aux électeurs français qui sont condamnés à élire des maires qui très souvent ne pourront exercer leur mission, de veiller d'une part, à la bonne l'exécution du mandat donné à leurs élus et d'autre part, de faciliter les regroupements volontaires de communes pour avoir des entités gérables et des élus compétents et responsables.

 

Partager cet article

Repost0
11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 21:51
DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN DE 1789

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN DE 1789

 

LA RÈGLE DU JEU DE LA DÉMOCRATIE : LE « MANDAT » DONNÉ À L'ÉLU EST UN « MANDAT ÉLECTIF LIBRE », SIMPLE ENGAGEMENT MORAL ENTRE L’ÉLECTEUR ET L’ÉLU MAIS ENGAGEMENT QUAND MÊME !

 

 

À la veille d'élections importantes il nous semble nécessaire de rappeler des principes fondamentaux qui doivent guider le comportement citoyen.

 

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 intégrée à la Constitution actuelle consacre largement le principe du droit de vote dans son article 6 :

"La loi est l'expression de la volonté générale : tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation."

 

 

Par son vote, l’électeur donne mission (mandat) à un citoyen-candidat d'exercer, en son nom, le pouvoir politique.

 

Ce mandat donné par l’électeur (le mandant) est libre…effectivement le candidat élu (le mandataire) ne s’engage pas formellement à tenir ses promesses électorales.

 

Le « mandat électif libre » est donc un contrat moral entre les électeurs et l'élu pour que celui-ci défende les opinions qu’il a présentées dans son programme électoral. Mais ce n’est bien qu’un engagement moral.

 

Mais voter, ce n’est quand même pas donner un chèque en blanc à l'élu.

 

L’élu ainsi mandaté doit bien savoir et se souvenir qu’il est engagé moralement et donc sous le régime de la liberté surveillée par la vigilance de son électeur.

 

Tandis que l’électeur garde ainsi le devoir et le pouvoir de veiller à ce que son mandat soit respecté par celui qu’il a désigné par son vote.

 

Deux conclusions :

 

  • Ne pas voter, c’est abandonner son pouvoir de donner mandat à un autre citoyen pour qu’il exerce un pouvoir politique au niveau local ou national. Ainsi l’abstentionniste n'a pas conclu de "contrat" avec son élu. Donc, il a perdu juridiquement son pouvoir un peu théorique sur l'élu.

 

  • Voter n’est pas abandonner son pouvoir de citoyen-électeur à un autre citoyen-élu, même si le contrat moral qui lie les parties laisse celles-ci très libres.

 

Rappelons que si la règle constitutionnelle française est le "mandat électif libre", il existe aussi le mandat "impératif" qui impose à l’élu de faire ce pourquoi il a été élu. Il est lié par son programme électoral.

 

 

Partager cet article

Repost0
6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 21:53
LES SÉNATEURS PRIS EN OTAGE PAR LEURS GRANDS ÉLECTEURS NE POURRONT VOTER UNE LOI NÉCESSAIRE SOUS UNE AUTRE FORME

LES SÉNATEURS PRIS EN OTAGE PAR LEURS GRANDS ÉLECTEURS NE POURRONT VOTER UNE LOI NÉCESSAIRE SOUS UNE AUTRE FORME

MAIRE, MISSION IMPOSSIBLE ? ...UNE LOI EN COURS D'ADOPTION PAR LE PARLEMENT À 6 MOIS DES ÉLECTIONS MUNICIPALES POURRA-T-ELLE MODIFIER LA DONNE ?

 

Faisons une pause dominicale dans notre dossier sur les élections municipales pour nous pencher sur la réaction du Président de la République et sa tentative, à la veille des élections municipales de mars 2020, de rapprochement auprès des maires que, maladroitement, il a fustigés au début de son mandat.

Cet été les médias se sont fait l'écho du refus de nombreux maires de se représenter aux prochaines élections : une crise des vocations était annoncée. (à voir ?).

Rappelons qu'après le décès du maire de SIGNES (commune du Var) la commission des lois du Sénat a consulté tous les maires de France sur les agressions et menaces dont ils sont victimes dans l'exercice de leurs fonctions. Cet aspect des choses va être inclus dans le projet de loin dit Engagement et Proximité.

Françoise GATEL, sénatrice, corapporteur de la loi ENGAGEMENT ET PROXIMITÉ a annoncé la couleur "il faut remettre les maires au cœur de la République."...les 35 000 maires ?

La commission des lois du Sénat (chambre dite des collectivités territoriales) propose déjà plus de 130 amendements au texte gouvernemental qui prend ainsi une tout autre dimension.

 

Par le projet de loi relatif à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique, le Gouvernement souhaite :"lutter contre la fracture territoriale", "valoriser et accompagner ceux qui s'engagent pour la collectivité, en améliorant les conditions d'exercice des mandats locaux" et "étendre les libertés locales, conforter le rôle du maire pour trouver un meilleur équilibre avec son intercommunalité, simplifier le quotidien des élus locaux et mieux adapter certaines règles ou seuils aux réalités territoriales".

En résumé, le texte déposé au Sénat comporte maintenant, dans sa version rectifiée, 33 articles qui tendent à :

- renforcer le rôle des communes et des maires au sein des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) (titre I) ;
- renforcer les pouvoirs de police du maire (titre II), notamment en matière de contrôle du respect des règles de sécurité par les établissements recevant du public (art. 12), de fermeture de débits de boissons (art. 13), de répression des constructions irrégulières (art. 14) et d'incivilités et comportements troublant la sécurité publique (art. 15) ;
- simplifier l'exercice quotidien des compétences de la commune par le maire (titre III) ;
- renforcer les droits des élus locaux (titre IV), notamment par une meilleure prise en charge des frais de garde qui résultent des activités de tous les élus municipaux (art. 27) et par une revalorisation des indemnités des élus des petites communes (art. 28) ;
- favoriser l'exercice du droit de vote et la participation électorale en facilitant l'exercice du droit de vote par les personnes détenues ainsi que l'établissement de procurations (titre V, art. 33).

 

ENCORE UN TEXTE DE CIRCONSTANCE ET IMPORTANT VOTÉ À LA HÂTE. IL VA COMPLEXIFIER LES RELATIONS COMMUNES INTERCOMMUNALITÉ...

La lecture du texte ci-dessus montre le chambardement que cela va occasionner dans les relations communes, inter-communalité, départements ...elle découpe les compétences.

Il y a certes des aménagements pour la répartition des compétences commune/intercommunalité mais ce qui est proposé se heurte à la réalité de l'existence du millefeuille territorial avec ses 35 000 communes et  600 000 élus : UNE SITUATION INGÉRABLE ET INTOUCHABLE CAR CE SERAIT UNE ATTEINTE AUX GRANDS ÉLECTEURS QUE SONT LES MAIRES DES PETITES COMMUNES DONC UNE ATTEINTE AU RESPECTABLE SÉNAT ! UN JOUR IL FAUDRA BIEN REVOIR LE PROBLÈME ET LE SYSTÈME AVEC UNE VRAIE RÉFORME TERRITORIALE.

 

ALORS, POURQUOI UN TEXTE DE LOI SUPPLÉMENTAIRE INUTILE ?

C'est la démagogie pré électorale qui dicte aujourd'hui les textes : revaloriser la fonction des maires pour qu’ils soient plus favorables à la majorité présidentielle lors des prochaines municipales !

La loi redonne quelques pouvoirs aux maires, ils seront plus protégés, les élus pourraient être mieux formés, droit à des jours pour les campagnes électorales, quelques sous d'indemnités en plus des miettes aux frais du contribuable pour appâter les élus ...ce sont des mini-emplâtres sur la jambe de bois que constitue le mille-feuille territorial français actuel ingérable.

L'échec de la réforme territoriale 2015 désormais incontestable avec le rapport sanglant de la Cour des Comptes sur la réforme catastrophe des Régions ne sert même pas de leçon.

Cette loi proposée "ENGAGEMENT ET PROXIMITÉ " ne répond pas et ne peut pas répondre au besoin de la FRANCE de simplifier son découpage territorial en diminuant le nombre de communes, supprimant les départements...en décentralisant des compétences au niveau des Régions. Il faut une FRANCE dans l'EUROPE avec une structure à 3 étages GRANDES COMMUNES - RÉGIONS - ÉTAT. Tout le reste n'est que démagogie !

Le projet de loi présenté complexifie la situation actuelle du territoire français qui est déjà une aberration au niveau de l'EUROPE...ce projet de loi est donc inutile pour la FRANCE donc néfaste pour les français.

De plus ce projet ne résout pas le problème fondamental du citoyen qui a une activité professionnelle et une famille et donc qui ne peut, en général, pas accéder aux fonctions de maire laissant ainsi la place souvent à moins compétent que lui ! voire moins désintéressé. C'est une situation injuste, anti-démocratique...et qui coûte très cher à la collectivité qui se prive ainsi de talents. L'incompétence des élus coûte une fortune à la France.

Même si la loi est adoptée la mission du maire...restera donc une mission impossible et les parlementaires auront perdu beaucoup de temps !

 

 

Partager cet article

Repost0
28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 20:54
L'ÉLYSÉE À L'ORIGINE D'UN GROS CAFOUILLAGE ?

L'ÉLYSÉE À L'ORIGINE D'UN GROS CAFOUILLAGE ?

 

LES ERRANCES DU POUVOIR ACTUEL

suite de

http://www.olonnes.com/2019/09/dependance-le-gouvernement-veut-il-taper-encore-sur-les-retraites-les-personnes-handicapees.html

 

Nous avons attendu d'abord que l'information vraiment surprenante soit  confirmée. Elle le fut, hélas, le lendemain par Sibeth NDIAYE Porte-parole du Gouvernement.

OUI, les personnes âgées ( plus de 70 ans y compris les personnes encore valides ) ne bénéficieront plus de l'exonération des charges patronales quand elle emploieront des personnes dans le cadre de leur maintien à domicile : 300 millions d'euros d'économes pour le budget 2020 !

Les réactions dont la nôtre, à notre petit niveau, n'ont pas tardé...à faire trembler l'ÉLYSÉE et notre Président Emmanuel MACRON.

 

EN MARCHE AVANT, EN  MARCHE ARRIÈRE...

Effectivement... la mesure annoncée était choquante après les blocages des pensions et retraites, les taxes supplémentaires et les réactions furent unanimement CONTRE...

L'annonce de la suspension de la mesure envisagée impopulaire est vite est tombée. Mais pourquoi avoir lancé cela ?

 

MARCHE ARRIÈRE TOUTE !

Et les questions sur cette fausse manœuvre du Gouvernement et du Président de la République aussi sont aussi tombées au niveau des citoyens.

Mais qui nous gouverne donc ? Et comment ?

Qui a eu l'idée géniale de cette opération et celle de la donner en pâture au bon peuple puis celle de se rétracter ?

Cette valse hésitation discrédite le Président de la République et son gouvernement. Elle aura un impact négatif lors des prochaines élections municipales et aussi elle a un impact encore plus grave sur la crédibilité des auteurs de ce cafouillage.

Heureusement, les chroniqueurs officiels furent accaparés par le décès de Jacques CHIRAC et accessoirement par l’incendie de ROUEN 

Donc ce cafouillage ne fera pas l'objet de super commentaires des médias !

C'est simplement un mauvais coup fait à nos institutions : le bicéphalisme à la tête de l'ÉTAT GOUVERNEMENT faible et PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE omnipotent favorise ce type de dérapage surtout au moment où le budget 2020 en est à sa phase terminale (derniers arbitrages) puisqu'il vient d'être présenté en Conseil des Ministres.

Le citoyen devra se souvenir de ce dérapage même si le dossier semble classé.

Les personnes âgées, catégorie soit-disant privilégiée voire méprisée par le pouvoir, puisqu'elles ne travaillent pas et demeurent taillables et corvéables à merci, doivent rester vigilantes.

Partager cet article

Repost0