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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:52
Le Code du Travail ne sera pas réformé (bis repetita)

Le Code du Travail ne sera pas réformé (bis repetita)

UNE MANIFESTATION, UNE MOBILISATION ...mais POURQUOI, POUR QUOI ?

 

Répétons-le : il n'est plus question de réformer le code du travail

Si le pré-projet de loi dans son article 2 prévoit cette réforme c'est juste pour nommer une commission chargée d'étudier le projet...la commission à 2 ans pour faire ses propositions.

 

LES 50 ARTICLES DU PRÉ-PROJET DE LOI QU'AUCUN MANIFESTANT N'A LU NE SONT QUE DES MISES À JOUR DU CODE DU TRAVAIL

Les deux autres articles sont celui sur le code du travail et le préambule !

 

Les règles fondamentales sur le licenciement, sur les accords collectifs...sont quasiment inchangées.

Le plafonnement des indemnités fixées par les conseils de prud'hommes sont plus souvent plutôt fixées par les Cours d'Appel donc par des magistrats professionnels qui n'ont aucune connaissance des relations de travail dans le privé.

Cette mesure qui figurait déjà dans la loi MACRON (adoptée en aout 2015 !) et qui a été retoquée par le Conseil Constitutionnel n'avait fait descendre dans la rue aucun manifestant et les syndicats de salariés n'étaient pas montés au créneau !

 

LES MOTIVATIONS DES MANIFESTANTS ENTENDUES ET VUES DANS LES MEDIA SONT SANS RAPPORT AVEC LA LOI KHOMRI

Les manifestants ont raison :

- la France ne créée pas d'emploi, le chômage ne baisse pas, les jeunes sont trop souvent condamnés à la précarité, suivre des études pour aller pointer à Pôle Emploi est une situation scandaleuse,

- les formations ne sont pas adaptées et le gouvernement et le Président de la République ont cassé l'apprentissage et les modalités d'accueil des stagiaires ont bloqué des possibilités d'embauche,

- le gouvernement présente une loi à tiroirs fourre-tout sur le droit du travail dans le secteur privé dans l'impréparation, à un an des élections, comme si les tendances de l'économie et donc de l'emploi peuvent être inversées miraculeusement en quelques mois !

 

Si on écoute les manifestants, ils s'attaquent :

- à une économie mal gérée...la France est l'exception en EUROPE : elle ne bénéficie pas de la reprise générale qui elle seule peut créer de l'emploi,

- à la notion de travail dévalorisée,

- à un monde politique qui a perdu toute crédibilité,

- a des gouvernants qu'ils savent faibles, composés de d'apprentis sorciers qui ne cessent de proposer des textes qu'ils sont obligés de retirer ,

- à toutes les formes d'injustices ressenties,

- ...

 

DONC UNE LOI ALIBI D'UNE AGITATION QUI SE BASE SUR UN MALAISE REEL ET PROFOND

D'où :

- des cheminots, des agents de la fonction publique... qui manifestent contre une loi qui ne les concerne pas ,

- une reprise de l'agitation en prenant en otage les jeunes que la crise de l'emploi ne peut que déstabiliser,

- des désordres dont l'économie française n'a pas besoin,

- une déstabilisation du monde économique qui ne peut qu'être négative pour l'emploi.

 

UN COMBLE : OSER PROPOSER UNE PÉNALITÉ SUPPLÉMENTAIRE POUR LES CDD

Une erreur monumentale compte tenu des derniers expériences du gouvernement sur :

- le travail à temps partiel...le gouvernement a annulé sa mesure mais des emplois ont été supprimés,

- les aides aux employeurs particuliers...où la mesure a fait aussi disparaitre des milliers d'emplois et favorisé le travail au noir !

 

Le seul fait de cette annonce inqualifiable sur le plan économique et politique a dû dès aujourd'hui retenir la plume d'employeurs prêts à embaucher en CDD...l'adoption de cette mesure va augmenter automatiquement le chômage !

 

UNE FIN DE RÈGNE CATASTROPHIQUE DONT LA FRANCE N'A PAS BESOIN

 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 11:07
Complexe

Complexe

UNE LOI TRAVAIL DONT L'APPROBATION EST RENDUE DÉLICATE...IMPOSSIBLE ?

 

LOI TRAVAIL : L'ÉTAT DES LIEUX

"Il faut lever un certain nombre d’incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte" dit Manuel Valls

Le premier Ministre a rappelé qu'il s'agit d'un texte "très important qui doit donner plus de liberté aux entreprises, plus de flexibilité, plus de souplesse pour qu’elles puissent embaucher mais aussi, je veux le rappeler, plus de protection pour les entreprises mais bien sûr pour les salariés."

Le gouvernement propose donc aux organisations syndicales et professionnelles des rencontres bilatérales, dès la semaine prochaine, autour du Premier ministre, de la ministre du Travail et du ministre de l’Économie.

Elles se concluront par une restitution collective des résultats de cette concertation par le Premier ministre devant l’ensemble des partenaires sociaux.

A l’issue, le texte sera présenté en Conseil des ministres le 24 mars prochain.

Il sera ensuite soumis à l’Assemblée Nationale puis au Sénat, pour une adoption définitive, comme prévu, avant la suspension estivale des travaux parlementaires.

Quelle précipitation pour un texte aussi important et aussi complexe mais qui ne bouleverse pas les relations sociales ! Une sortie de crise possible ?

 

MODE DE GOUVERNANCE EN CAUSE

D'abord on notera qu'au moins le gouvernement ne parle plus de RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL et qu'ainsi il corrige ses écarts de la langage qui ont trompé les français. Il parle de LOI TRAVAIL.

En voulant tout mélanger dans une impréparation catastrophique certains responsables auprès du gouvernement ont mis celui-ci dans un embarras supplémentaire comme s'ils voulaient hâter la fin de règne déjà difficile. Qui a pu ainsi mal conseiller la Ministre du travail déjà inconsistante et incompétente ?

N'y avait-il pas aussi au niveau du 1er Ministre un conseiller pour rectifier le tir ? Il n'y jamais eu autant de ministres et de conseillers dans les cabinets pour en arriver à cela !

De plus, la complexité de ce projet a généré des doutes sur l'accueil qui lui ferait le Parlement et la parade du 49 3 a été brandie (évoquée et démentie) comme ce fut le cas pour la loi MACRON : un aveu gouvernemental de faiblesse.

Le CODE DU TRAVAIL ne sera pas modifié par le projet qui se nomme donc maintenant LOI TRAVAIL : il fallait le dire au départ. Comme il fallait, dissocier d'une part, les règles d'une potentielle réforme du Code du Travail dont les travaux demanderont au bas mot deux ans et d'autre part, présenter le ou les projets de textes des mises à jour du  Code du Travail.

 

LA MÉTHODE CATASTROPHIQUE

Il est pour le moins extraordinaire que soit inscrite dans le texte du projet de loi et dans la constitution l'obligation de consultation des syndicats quand la législation sociale est en cause.

Dans le pré-projet de loi on trouve ceci :

"Tout projet de réforme de la législation du travail envisagé par le Gouvernement qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l’objet d’une concertation préalable avec les partenaires sociaux en vue de l’ouverture éventuelle d’une négociation. »

Et maintenant, le 5 mars 2016, on reparle de ces consultations !...les conseillers auraient pu relire le texte qu'ils proposaient avec cette concertation prévue avant de le donner en pâture au Gouvernement, à la presse et aux critiques !

Il s'en suit un vent de contestations qui se lève entraînant un vent de panique au niveau du gouvernement ! avec un début de reculade qui n'est pas de bonne augure pour le projet.

Donc, la méthode d'élaboration de ce texte est condamnable et il faut espérer qu'elle ne va pas condamner le projet qui, répétons-le, contient d'excellentes choses perdues dans le dédale des 131 pages du pré-projet initial !

 

DES RÉACTIONS DE LA FRANCE INGOUVERNABLE ?

Est-il nécessaire de faire une grève pour un projet qui va être revisité ?

Est-il concevable que des critiques violentes soient portées à l'encontre d'un texte que même ceux qui le critiquent n'ont pas lu ?

La FRANCE est-elle incapable d'accepter des réformes même mineures ? C'est vrai que le gouvernement a donné tant de preuves de reculades que les conservatismes de tous bords peuvent s'unir de LE PEN à la CGT pour faire capoter le projet.

Est-il sérieux de voir une pétition recevoir plus d'un million de signatures de gens qui n'ont pas lu le texte qu'ils vouent aux oubliettes intoxiqués par ceux qui sont appelés le " Club des Torpilleurs à priori."

Mais est-il sérieux de proposer un texte de 131 pages qui va alourdir le Code du Travail de détails comme on peut le voir sur le chapitre sur les congés exceptionnels de toutes sortes et les règles de plafonnement des indemnités en cas de recours devant les Conseils de Prud'hommes ?

 

Heureusement qu'il y a une volonté politique de simplification des règles administratives...sauf que cette complexité des règles du droit du travail et cette nouvelle complexification sont telles que le-dit projet de loi prévoit même les conditions d'accès aux structures administratives pour expliquer le Code du Travail : un COMBLE !

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:49
AREVA, BANQUE POPULAIRE, CODE DU TRAVAIL...suites
AREVA, BANQUE POPULAIRE, CODE DU TRAVAIL...suites
AREVA, BANQUE POPULAIRE, CODE DU TRAVAIL...suites

TROIS INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES À NOS PRÉCÉDENTS ARTICLES

 

DOSSIER  AREVA

voir :

http://www.olonnes.com/2016/02/areva-le-desastre-financier-et-humain-que-l-etat-va-faire-payer-aux-consommateurs-d-electricite.html

 

Le chiffres d'affaires du groupe AREVA a chuté de 8 milliards à 4 milliards et rappelons que les pertes cumulées sont affichées à 10 milliards !

L'État vient de garantir un prêt de trésorerie et il faudra recapitaliser par un apport de 5 milliards d'euros. Qui va souscrire ?...le principal actionnaire..;donc l'État donc NOUS ...merci, madame LAUVERGEON.

Reprenons le propos d'un dirigeant d'une entreprise du CAC 40 " Beaucoup de dirigeants à l'origine d'un fiasco comme celui d'AREVA se seraientb fait oublier Ils auraient rasé les murs" (cité par le Point).

"Les mêmes "socialistes" qui prônent une emprise de plus en plus forte de l'Etat sur les entreprises et qui vont même jusqu'à leur donner des conseils de gestion, sont responsables des principaux fiascos industriels de la France qui vont coûter très cher aux contribuables Français.

On rappellera en effet qu'Anne Lauvergeon grandement responsable de ce scandale (avec son mari) avait été nommée à la tête d'Areva par Lionel Jospin en 2001 et qu'elle ne sera, sans doute, jamais vraiment inquiétée par la justice Française malgré l'escroquerie "Uramin".

Cette "petite plaisanterie" va coûter au moins 400 euros à chaque ménage Français.

Voir :http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/pieces-a-conviction/video-pieces-a-conviction-au-coeur-du-scandale-areva-uramin-le-mari-d-anne-lauvergeon_1317751.html"

 

 

BANQUE POPULAIRE ATLANTIQUE...changer de banque !

voir  :

http://www.olonnes.com/2016/02/banques-certains-banquiers-qui-ont-pignon-sur-rue-sont-ils-des-escrocs-des-incompetents-ou-les-deux-suite.html

 

Le dossier est clos, notre ami a eu en 3 jours ouvrables ce que la banque n'arrivait pas à lui donner en 4 semaines ! Le client n'est pas roi partout.

Le conseiller local l'a quand même appelé pour se faire confirmer que le virement attendu pendant 4 semaines était enfin effectué.

Par contre, il n'a reçu ni excuse, ne explication, ni dédommagement... ce doit être cela le secret bancaire

Il attend donc.

Par contre, nous vous mettons ci-dessous les commentaires reçus ...d'un ex professionnel retraité que l'on remercie et qui se tient gracieusement à la disposition de nos lecteurs :

"A juste titre, beaucoup de gens se plaignent du comportement des banques et, paradoxalement très peu de clients ont le courage de changer de banque.

3 % seulement d’entre eux sautent le pas soit trois fois moins que dans les autres pays européens (selon une étude de l’UFC-Que Choisir publiée le 9 décembre 2014).

Néanmoins 32 % des clients sont aujourd’hui prêts à ouvrir un compte ailleurs que dans une banque traditionnelle alors qu’ils n’étaient que 29% en 2014 (selon une étude de septembre 2015 du cabinet Deloitte).

Toutefois l’opération est jugée complexe et fastidieuse pour une majorité de français qui détiennent généralement plusieurs produits bancaires (crédit à la consommation, crédit immobilier, assurance-vie et comptes d’épargne règlementée…) au sein d’un même établissement et qui hésitent donc à changer par crainte de voir virements, prélèvements ou chèques rejetés…

Résultat, la concurrence s’installe difficilement dans le monde bancaire.

Pourtant, la réglementation évolue.

En cas de changement de banque, le dispositif qui contraint les établissements à proposer à leurs clients de prendre en charge le transfert de leurs opérations (virements, prélèvements), a été renforcé par la loi relative à la consommation (dite loi Hamon) du 17 mars 2014.

Un décret publié le 8 juillet dernier (n° 2015-838) fixe, en outre, des délais précis aux créanciers (impôt, loyers, téléphonie…) pour traiter les changements de domiciliation, soit 20 jours à compter du 1er octobre 2015 (10 jours à partir du 1er avril 2017).

Enfin, un amendement voté dans le cadre de la loi Macron (loi du 6 août 2015) obligera bientôt les banques à prendre intégralement en charge l’ensemble des démarches de changement de domiciliation (un décret est attendu d’ici la fin de l’année).

Objectif ? Favoriser la concurrence entre établissements bancaires."

Puis

"1/ On rappellera que l'on peut souscrire des contrats d'assurance-vie sur des sites en ligne ( Boursorama affilié à la SG, Fortuneo affilié au Crédit Mutuel ...) sans frais de souscription.

2/ Actuellement, placement préféré des Français, l'assurance-vie risque de connaitre de gros problèmes dans les années à venir en cas de remontée des taux à court terme, synonyme de forte dépréciation des emprunts d'états supports des contrats d'assurance vie. En outre certains émetteurs (États..) des emprunts souscrits par les assureurs vie risquent d'être défaillants car déjà trop endettés..."

 

CODE DU TRAVAIL : RÉFORME ?

Voir les articles :

http://www.olonnes.com/2016/02/code-du-travail-une-reforme-certainement-pas.html

C'est avec une demie satisfaction que nous apprenons ce jour que la réforme du Code du Travail qui est en fait simplement la mise à jour de quelques articles, histoire d'alourdir ce code, vient d'être reportée.  au moins au niveau de sa présentation en Conseil des Ministres.

Un matraquage médiatique, des informations parcellaires et surtout un manque de réflexion étonnant des élus et gouvernants sur un sujet aussi grave que périlleux. Ils sont tellement portés par le souhait des effets d'annonce qu'ils en oublient l'essentiel : la préparation des dossiers. Ce n'est pas parce que l'élection présidentielle est dans 15 mois qu'il faut faire n'importe quoi.

 

Il y a de très bonnes choses, discutables par le Parlement, dans ce projet de loi. Mais, on l'a vu, tout est mélangé donnant une impression d'incohérence et d'impréparation...fait sur un coin de table comme le découpage des régions. C'est pour cela que, pour nous, ce report n'est qu'une demie satisfaction.

De plus, la jeune Ministre du Travail qui a brillé par sa méconnaissance du droit du travail et des pratiques législatives a montré ses limites et mis tout le gouvernement et le Président en difficulté. Elle était embauchée pour commenter les chiffres du chômage, puis pour faire faire 500 000 stages aux chômeurs et faire reculer les chiffres du chômage (pas le chômage ?) ...trois misions impossibles qui devraient l'inciter de rejoindre vite son poste en mairie parisienne si elle ne veut pas faire trop de dégâts dans l'équipe gouvernementale..

 

 

 

 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 21:05
Plus de 2000 pages : à consommer avec modération !

Plus de 2000 pages : à consommer avec modération !

LA NON RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

 

Le pavé de 131 pages que constitue le projet de loi Travail dite EL KHOMRI, du nom de la Ministre du Travail, est accessible au public et nous nous sommes faits un plaisir de le parcourir enfin de tenter de comprendre :

- D’une part, ce que le gouvernement veut faire passer comme réforme,

- D’autre part, ce à quoi peuvent s’attendre les millions de salariés du secteur privé et leurs employeurs si le texte présenté était adopté et surtout mis en application (ce qui n’est pas acquis, voir ci-dessous).

 

CE N’EST PAS UNE RÉVOLUTION mais une évolution voire une simple adaptation de textes.

Il n’y aura pas d’allégement du Code du travail : le document actuel. « Code du travail édition Journal Officiel » parties législative et réglementaire dépasse pourtant les 2000 pages !

Inserviable, incompris des salariés, honni par les employeurs...il n'attire que des qualificatifs péjoratifs.

C'est pour cela qu'avec imprudence le chef de l'État et le gouvernement ont  annoncé une réforme du Code du Travail croyant s'attirer les bonnes grâces des employeurs et les inciter à embaucher  en levant le blocage qu'est censé constituer le code du travail.

C'était omettre que la refonte d'un Code comme celui-là est une oeuvre de longue haleine et périlleuse en période pré-électorale.

D'où l'idée de mélanger le projet irréalisable qu'est cette réforme avec du concret.

 

Ce fut ce PROJET DE LOI  dont le  titre est projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs »

Ce titre alléchant est en fait abusif voire trompeur tel qu'il est traduit dans les media.

En fait, c’est une loi fourre-tout type loi MACRON, dont l’application sera largement étalée dans le temps.

 

DÉCORTIQUONS LE TEXTE :

Les deux premiers articles sont des projets plus que des lois et les 50 autres articles des modifications au code actuel

 

ARTICLE 1 : C’EST UNE INTRODUCTION qui reprend ligne à ligne le rapport BADINTER

D'ailleurs, si cette la loi est votée quelle valeur auront  ces 61 « articles » de portée générale qui se trouveront parfois en porte à faux voire en contradiction avec d’autres articles du code du travail ?

"Le présent article 1 entre en vigueur dans un délai d’un an à compter de la remise du rapport de la commission de refondation du code du travail prévue à l’article 2 de la présente loi et au plus tard le 1er septembre 2019"

 

ARTICLE 2 : CRÉATION DE LA COMMISSION DE REFONDATION DU CODE...pas une réforme une commission

Il s’agit d’un habillage qui veut faire croire que le Code du Travail va être révisé et le sera peut-être dans 2 ou 3 ans.

La Commission travaille puis elle remet son rapport et ses projets au gouvernement qui sera libre de proposer au Parlement tout ou partie ou rien de cette refondation du Code du Travail.

« Une commission d’experts et de praticiens des relations sociales est instituée afin de proposer au Gouvernement une refondation de la partie législative du code du travail qui traduit les principes énoncés dans le préambule créé par l’article 1er de la présente loi .

La commission remet ses travaux au Gouvernement dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi. Dans un délai de trois mois à compter de cette remise, le Gouvernement indique au Parlement les suites qu’il entend donner à ces travaux ».

Si les lois, les relations sociales, les gouvernants en 2019 ont changé cet article voté aura été inutile.

 

. ARTICLE 3 à 52 - MODIFICATIONS ET ALOURDISSEMENT DU CODE DU TRAVAIL

Dans ces 50 articles on trouve de tout : des avancées, des petites mises en cause, des virgules …

Prenons un exemple : " L'actuel article  L 3121-10 est ainsi libellé  "La durée légale du travail effectif des salariés à temps complet est fixée à trente-cinq heures par semaine " civile" "

L'article  L. 3121-27 nouveau serait ainsi libellé " La durée légale du travail effectif des salariés à temps complet est fixée à trente-cinq heures par semaine" disparaît l'adjectif "civile" !...une réforme !

Seront aussi modifiés ou inclus des textes sur le  COMPTE PERSONNEL D’ACTIVITE, LA LUTTE CONTRE LE DÉTACHEMENT ILLÉGAL, L'INSPECTION DU TRAVAIL, LA MÉDECINE DU TRAVAIL..voir notre liste dans le précédent article

http://www.olonnes.com/2016/02/reforme-du-code-du-travail.html

 

Bizarrement le texte sur le plafonnement des indemnités attribuées à des salariés par les Conseils de Prud'hommes ne figure pas dans ce catalogue.

 

Tout cela, une simple loi aurait pu le faire sans polémique, positivement par les élus... Ces 50 articles de loi viendront donc alourdir le Code du Travail et ce ne sera pas une réforme du Code du Travail !.

 

Seulement l'annonce d'UNE RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL était faite. Il fallait camoufler une promesse impossible à réaliser.

Le débat public et au Parlement se focalisera donc sur des modifications secondaires de la législation française sur le travail et l'occasion d'une vraie réforme est repoussée aux calendes grecques.

 

TEMPÊTE DANS UN VERRE D'EAU QUI INTÉRESSE LES POLITIQUES ET VA DÉSESPÉRER LES CITOYENS, LES CHEFS D'ENTREPRISES, LES DEMANDEURS D'EMPLOI...

 

 

 

 

 

 

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 22:52
AREVA : le désastre financier et humain que l'État va faire payer aux consommateurs d'électricité

AREVA : UN MODÈLE DE GÂCHIS

 

L'État (c'est nous !) est propriétaire de 86 % du capital d'AREVA...et cela semblait normal compte tenu du caractère stratégique de l'uranium socle de son activité.

Les pertes cumulées de l'entreprise pour les 4 dernières années ont été de 8 milliards d'euros (dont plus de 4 pour 2014 !)

Nous avons démonté le système de gestion de cette société (attendons les résultats des enquêtes entre autres sur l'achat d'URAMIN et autres concessions) :

http://www.olonnes.com/2015/08/areva-qui-va-payer-la-casse-qui-est-responsable.html

 

Annonce pour 2015 une nouvelle perte de 2 milliards d'euros...et des provisions de milliards d'euros sur pertes sur des chantiers et contentieux (Finlande par exemple).

Petite précision d'importance : le chiffre d'affaires annuel d'AREVA est d'environ 8,3 milliards d'euros donc inférieur à ses pertes cumulées...quelle entreprise "normale" pourrait se permettre cela ?

 

10 MILLIARDS D'EUROS POUR ASSAINIR LA SITUATION : 400 euros par foyer français

Il va falloir les trouver par prélèvement dans les poches des français. Donc pour les 26 millions de foyers français consommateurs d'électricité il faut s'attendre à payer.

 

QUE FAIT ANNE LAUVERGEON EX DIRIGEANTE D'AREVA QUI A MENÉ CETTE POLITIQUE CATASTROPHIQUE ?

Elle cumule des postes dans les grandes sociétés et les jetons de présence lui procurent d'excellents revenus. Cela va bien pour elle : merci !

Pendant des années (2001 à 2011) dirigeante fantasque elle a soigné son égo avec la bénédiction du Président MITTERAND, accumulant les erreurs de gestion et de stratégie pour l'entreprise (pas pour elle ! voir ses relations avec EDF).

Maintenant elle se pavane ...c'est une nouvelle TAPIE.

Des milliers d'emplois vont être supprimés à AREVA...elle le regrette...

Aura-t-elle des comptes à rendre après le rapport sanglant de la Cour des Comptes ?...elle répondra :  c'est la faute de l'État !

 

Ce cas d'école devrait attirer l'attention de tous ceux qui considèrent que l'État patron ferait mieux que les entrepreneurs privées...le problème n'est pas là

L'entrepreneur privé est encadré par ses experts comptables, par ses actionnaires, par le marché, il est responsable et révocable...

Quand une entreprise publique n'est plus encadrée...la catastrophe à terme est inévitable et il n'y a pas de responsable.

 

 

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 21:36
Un volume !

Un volume !

CE NE SERA PAS LA RÉFORME DU CODE DE TRAVAIL

L'épais document (130 pages) qui constitue la base de la loi El Khomri: du nom du ministre du Travail, n'est pas une réforme. En effet, il ne sera pas touché au socle du code du travail pour le rebâtir.

Il s'agit d'un ensemble de mesures proposées pour soi-disant rendre plus de souplesse au droit du travail ce qui favoriserait l'embauche (nous parlons au conditionnel). En effet, ce n'est pas le code du travail ou son assouplissement qui permet de créer de l'emploi mais c'est seulement l'amélioration de la situation économique d'un pays et la confiance des entrepreneurs dans leurs gouvernants.

 

CETTE LOI : C'EST UN CATALOGUE DE MESURES ET MESURETTES DONT ON CONNAITRA LE DÉTAIL LE 9 MARS PROCHAIN LORS DE LA PRESENTATION DU TEXTE AU CONSEIL DES MINISTRES

Tout français peut accéder à ce monument qui règle tous les détails des relations employeurs salariés lors de l'exécution du contrat de travail.

Manuel VALLS avait annoncé en 2015 un nouveau Code du Travail pour 2018 et cette "réforme" devait commencer par celle du temps de travail...c'était assez clair et possible mais depuis ce discours de novembre 2015 le projet dérape et la Ministre du Travail devra présenter un catalogue de mesures et mesurettes modifiant le Code du travail, l'alourdissant et le rendant encore plus illisible

 

Quelques exemples  des sujets abordés dans l'avant-projet de loi :

 

heures supplémentaires

congés exceptionnels

durée du travail

plafonnement des indemnités prud'homales

les branches professionnelles et les accords d'entreprises

les accords d'entreprise, le référendum organisé par le chef d'entreprise

heures de délégation

forfait jour

médecine du Travail et visite médicale, inaptitude

représentativité patronale

conditions pour les licenciements économiques...

 

...notre liste n'est pas exhaustive, le gouvernement n'ayant pas diffusé le texte du projet dont disposent les partenaires sociaux !

 

Toutes ces mesures et mesurettes font oublier qu'il y a un Code du Travail structuré, lourd qui va se trouver déstructurer et alourdi.

Ce projet n'a aucune vision globale des relations sociales de demain.

 

Élaboré dans la précipitation, inutile, complexifiant l'existant, cette réforme qui n'en n'est pas une est l'expression d'un pouvoir débousssolé.

 

Voilà l'espoir :

Il y a « un consensus historique » sur le « constat de l’illisibilité du code du travail et de son obésité » et sur « la nécessité de permettre aux entreprises de s’organiser plus simplement, par le dialogue social direct au sein de chaque entreprise, entre salariés et chefs d’entreprise ».

 

Voilà le désespoir, ce qu'il faut attendre :

- nous passerons avec le projet de Loi actuel à côté d'une vraie réforme du Code du Travail,

- il y aura un trouble social inutile,

- il y aura un trouble politique supplémentaire ajoutant à une confusion dont le pays n'a nul besoin.

 

SONDAGE : Six Français sur dix sont opposés à la réforme du Code du travail...mais il n'y aura pas de vraie réforme du code du travail !

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 11:46
L' agence Banque Populaire de ce client mal traité

L' agence Banque Populaire de ce client mal traité

Suite de

http://www.olonnes.com/2016/02/banques-certains-banquiers-qui-ont-pignon-sur-rue-sont-ils-des-escrocs-des-incompetents-ou-les-deux.html

 

 

CE QUI N'AVAIT PU ÊTRE FAIT EN 4 SEMAINES A ÉTÉ FAIT EN 4 JOURS !

 

Il a fallu un rendez-vous musclé avec un responsable clientèle et les réseaux sociaux pour relayer cette histoire de négligences, de dysfonctionnements et pour débloquer la situation....

 

Rappelons les faits : un client de. Une nouvelle fois pour une opération simple de rachat partiel d'assurance vie, malgré appels et rappels à son agence rien ne venait et aucune réponse n'arrivait !

Service client : égal à zéro.

 

Mais ce client avait déjà dénoncé pareille incurie le 1er juillet 2013 sur ce blog.

 

Il réitérait sa procédure le vendredi 19 février 2016 (voir lien ci-dessus)

L'opération pour laquelle il ne pouvait même pas avoir de suivi s'est dénoué en 4 jours après une "franche" discussion et... 4 semaines d'attente.

 

Mais ses dernières interrogations par mail n'ont pas reçu de réponses...il attend toujours excuses, geste commercial, suivi de ses réclamations...si jamais cela venait, il en ferait part à vous, nos chers lecteurs. Ce serait bon pour la banque et pour nos lecteurs.

 

La question : que peut faire un client lambda qui n'a ni le temps, ni les moyens de pression dont nous disposons pour recevoir de sa banque le service qu'il est en droit d'attendre?

 

 

 

 

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 19:31
Réforme ?...aux oubliettes...

Réforme ?...aux oubliettes...

L'ENTERREMENT D'UNE VRAIE RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL ANNONCÉE...ALORS POURQUOI L'AVOIR ANNONCÉE ?

 

Déclaration du Président de la République ce vendredi 19 février 2016 :

"Les salariés français ne verront aucun de leurs droits remis en cause"

Après cette déclaration, il ne faut plus parler de réforme du code du travail.


En effet, comment réformer un code du travail si on ne touche pas aux droits acquis en les confortant, en les adaptant, en en supprimant ?

S'il y avait un doute, vous noterez que le gouvernement ne parle plus de réforme du code du travail mais de réforme du travail comme l'indique le site gouvernemental. Il est désormais question de LOI TRAVAIL donc d'une loi de plus qui va alourdir le droit du travail et son code.

Encore une fois un effet d'annonce pour tromper salariés, employeurs,  citoyens...c'est triste !

 

Extrait de "gouvernement.fr "

"Réforme du travail : protéger les salariés et favoriser l'embauche

Irruption du numérique, transition écologique, parcours professionnels de moins en moins linéaires : le monde du travail a changé.

Pour assurer la protection des salariés face à ces réalités nouvelles, pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, et pour créer des emplois, notre droit du travail doit s'adapter. Cette réforme ne remet pas en cause les fondamentaux (35h, SMIC, contrat de travail) mais donne des marges de souplesse aux entreprises tout en ouvrant de nouveaux droits pour les salariés.

TOUT SAVOIR SUR LA LOI TRAVAIL : 20 février 2016

Actualité Le Vrai/Faux du Gouvernement sur la Loi Travail

Le projet de loi de réforme du travail a pour objectifs de protéger les salariés, favoriser l'embauche, et donner plus de marges de manœuvre à la négociation en entreprise.

http://www.gouvernement.fr/le-vraifaux-du-gouvernement-sur-la-loitravail-3850 "

 

LE CODE DU TRAVAIL

Le code du travail consacre, encadre les droits acquis, précise les modalités de leur exercice dans le cadre de l'exécution du contrat de travail.

Petit à petit, il est devenu un fourre-tout gonflé par une avalanche de textes nouveaux sans rapport direct avec l'essentiel qu'est la relation contractuelle employeur-salarié.

 

L'ALOURDISSEMENT DU CODE DU TRAVAIL !

Si les mots ont une signification...voilà  la définition du terme " RÉFORME"

"Changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement "

Changer une virgule sur les 35 heures, sur la rupture du Contrat à Durée Indéterminée, sur le rôle du comité d'entreprise, sur sa composition, sur le financement de la formation professionnelle, sur le travail à temps partiel, sur l'organisation du temps de travail, sur la visite d'embauche, le préavis, le fonctionnement des conseils de prud'hommes...c'est une adaptation du Code du Travail et NON UNE RÉFORME...

 

LA VRAIE RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL AURAIT ÉTÉ DE TOUT REPENSER LA RELATION EMPLOYEUR-SALARIÉ NÉE DU CONTRAT DE TRAVAIL, DE SA SIGNATURE JUSQU'À SA RUPTURE

C'est au minimum deux ans de travail, de négociations, de concertations...impossible d'attendre les résultats de ces travaux pour un Chef de l'État et un Gouvernement dont les seuls horizons sont les élections de 2017.

 

Jacques ATTALI a eu raison quand il a déclaré :
 

"Je ne pense pas que cette loi passe, sauf de façon amère et en force...

Si on avait voulu saboter cette réforme, on ne l'aurait pas fait mieux."

 

Il faudra aussi qu'on explique ce qu'est une "loi travail"que signifie la jonction des deux substantifs ...comment un gouvernement, des députés peuvent modifier "le travail" ?

Qui a trouvé des appellations aussi tordues que "loi travail", "réforme du travail"...faut-il avoir fait l'ENA pour inventer telle sottise ?

NON, C'EST TRISTEMENT LE CONSTAT QUE NOS GOUVERNANTS PRENNENT TROP LEURS CONCITOYENS POUR DES NIAIS...cela marchera juqu'au jour où... 

 

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