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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 17:57
LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

 

UN PROJET TROP IMPORTANT POUR ÊTRE MAINTENANT TRAITÉ À LA VA-VITE. Il MÉRITE À NOUVEAU DÉBAT, CONCERTATION, NÉGOCIATION  ET REMISE À JOUR

Il y a une coïncidence imprévue par nous entre l'actualité avec la visite du Président Macron dans un EHPAD et le sujet que nous devions traiter ! Pourvu que la réflexion collective porte ses fruits.

 

Voir notre article précédent :

http://www.olonnes.com/2020/06/le-drame-des-personnes-agees-dependantes.html

Revenons encore une fois sur le cinquième risque nommée aussi la dépendance liée au vieillissement. C'est un problème humain, délicat qui souvent peut devenir dramatique au sein des familles...la crise sanitaire nous a rappelés à nos devoirs de solidarité.

Le Président de la République voulait un projet pour la fin de l’année 2020 sur des bases qui, aujourd’hui, ne nous paraissent pas à la hauteur de l’enjeu de société…

 

PAS DE « CINQUIÈME RISQUE » DÉPENDANCE FINANCÉ PAR DE NOUVEAUX IMPÔTS…TAXES…

Plus de 30 ans d’études, de concertations, d'expériences…ont permis aux citoyens intéressés ou concernés d’avoir des bases solides pour aborder avec sérénité un problème social d’une telle importance. C’est pour cela que nous devons  formuler une analyse critique du nouveau projet présenté par la Président de la République.

Le projet MACRON démobiliserait la famille, ses droits et ses devoirs et créerait une nouvelle usine à gaz et des impôts et taxes supplémentaires. Les rôles de la famille et du maintien à domicile des personnes âgées sont des enjeux d'une extrême importance. Le Président ne tranche pas la question des EHPAD, ce qui est logique puisque le rôle de la famille et des aidants d’une manière générale n’y est pas assez pris en compte.

Le projet esquissé démobiliserait aussi l’individu et sa liberté de garantir son avenir. Puisque que ce dossier a été baptisé le cinquième risque…c’est qu’il y a effectivement et malheureusement pour nous tous un risque de dépendance dans sa fin de vie. Or, qui dit risque dit assurance. Chacun a la liberté donc la possibilité de s’assurer contre le risque « dépendance » comme il doit le faire pour sa voiture, sa maison... D’ailleurs très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du « risque dépendance » et les Compagnies d’Assurances ne manquent pas de produits à présenter. Mais il ne faut pas laisser un système bancal se pérenniser à deux vitesses : ceux qui se seraient assurés et ceux qui ne le seraient pas avec le risque de rester à la charge de la société...y compris à la charge de ceux qui ont pris soin de s'assurer !

Ce serait trop facile encore fois de déresponsabiliser le citoyen qui a la possibilité d’épargner quelques euros périodiquement durant sa vie active pour s’assurer comme il le peut ou comme il l’entend pour ce risque de fin de vie.

Ce serait encore trop facile et même lâche de faire payer l’État pour couvrir un risque personnel. L’État, c’est nous tous égaux devant la loi et devant l'impôt !

Il pourrait, par contre, être décidé que la solidarité nationale jouerait son rôle pour ceux qui auraient du mal à payer une cotisation d’assurance personnelle ou qui n’aurait pas acquis les moyens de garantie suffisante pour assumer la lourde charge d’une lourde dépendance.

D’ailleurs, très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du risque dépendance avec des contrats qui présentent toutes sortes de variantes.

On pourrait aussi ajouter que les sommes capitalisées ainsi par les assurances seraient une réserve utilisable entre autres pour le financement de l’économie en général et, en particulier, pour la création d’établissements pour recevoir justement les personnes souffrant de forts handicaps et former le personnel soignant. À ce niveau, on parlerait ainsi de vraie solidarité nationale consentie.

 

L’ÉTAT NE CESSE DE REPORTER LES DATES D’UNE DÉCISION QUI URGE COMME L’A MONTRÉ LA CRISE SANITAIRE ET SON IMPACT SUR LES ÉTABLISSEMENTS D’HÉBERGEMENT POUR PERSONNES DÉPENDANTES EHPAD

Rappelons simplement que dans quelques années…deux millions de familles auront un des leurs concerné car cette situation.

Aujourd’hui, on apprend que le nouveau Premier Ministre n’est pas pressé…si cette information est bien confirmée, c’est qu’il doit estimer que le dossier mérite encore réflexion…et que, peut-être, il estime la gestion de cette grosse et nouvelle caisse confiée à la Sécurité Sociale risque d’être une source nouvelle de problèmes de gestion. Et ce n'est que l'aspect financier ! On en peut éjecter tous les aspects humains. Notre régime général de couverture sociale maladie vieillesse et ses régimes particuliers à la française a montré ses limites...

 

N’EN RAJOUTONS PAS POUR FAIRE GROSSIR LE MAMMOUTH QUI RISQUERAIT D’EXPLOSER

 

DEUX CONCLUSIONS

La première n’étonnera personne : le Président de la République omnipotent et omni compétent se saisit de tout projet et se lance à l’aventure sans s’apercevoir que, parfois, il n’y a plus personne qui le suit ! C’est sur le sujet aujourd'hui la confusion et l’improvisation au niveau de l’Élysée.

 

La seconde conclusion, c’est que la dépendance est un problème social de la plus grande importance pas seulement financière (enjeu d’au moins 50 milliards d’euros dans les années à venir). Le scandale du confinement au sein des EHPAD nous a tous mis face à des responsabilités morales qu’il ne faudra pas occulter.

 

Puisqu’on parle tant des droits et si peu des devoirs rappelons que toute personne âgée a droit à une fin de vie décente et particulièrement en étant accompagnée. La crise sanitaire nous a rappelé qu’il y a urgence à agir mais pas n’importe comment.

 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 10:24
DÉPENDANCE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS MAIS IL FAUT AGIR AVEC SÉRÉNITÉ

DÉPENDANCE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS MAIS IL FAUT AGIR AVEC SÉRÉNITÉ

 

 

 

LES GRANDES VICTIMES DE CORONAVIRUS : LES PERSONNES ÂGÉES DÉPENDANTES ET LEURS FAMILLES

 

Cette forme de « dépendance » est un phénomène social incontournable et depuis plus de quatre décennies les rapports préparant un projet global font naître des espoirs d’une prise en charge de cette conséquence naturelle du vieillissement de la population. Après la tentative du Président GISCARD D’ESTAING, l’abandon du projet de Nicolas SARKOZY, puis celui François HOLLANDE, Emmanuel MACRON a pris la relève en 2018 puis ce fut à nouveau le grand silence qui suivit la présentation en mars 2019 du rapport LIBAULT (175 propositions).

 

Pour reprendre le dossier, il a fallu CORONAVIRUS et 10 000 décès « comptabilisés » sur une population estimée à 1 200 000 personnes âgées dépendantes en établissement EPHAD (environ 800 000personnes) et autres institutions d’accueil des personnes dépendantes. 0,83 % de la population concernée a donc succombé, victime de Covid-19. Au niveau national, pour tout le reste de la population française (65 millions d’habitants), 20 000 décès imputés au virus soit 0,03 % de la population. La surmortalité des personnes dépendantes est donc un constat crève-cœur.

Cette épidémie a donc réveillé brutalement Président de la Républiques et gouvernement sur la nécessité de revoir complétement ( aides financières, soins, prévention, formations…) la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

 

LES POUVOIRS PUBLICS N'ONT PAS LE DROIT  DE SE SAISIR BRUTALEMENT DE CE PROBLÈME HUMAIN EN DISANT : ON VA CRÉER UNE NOUVELLE « CAISSE » QUI PRENDRA EN CHARGE CE QU’ON APPELLE LE « CINQUIÈME RISQUE ».

 

ENCORE UN COUP DE MÉPRIS POUR NOS ANCIENS !

Aujourd’hui sont pris en charge au niveau de la sécurité sociale quatre « risques » (terme impropre !) : la maladie, les accidents du travail, la retraite et la famille). La proposition du gouvernement est la résurgence d’un vieux projet nommé le « cinquième risque » nommée « la dépendance ».

Voir notre commentaire sur le projet présenté en Conseil des Ministres (27 mai 2020) :

http://www.olonnes.com/2020/05/la-perte-d-autonomie-au-conseil-des-ministres-projet-de-loi-organique.html

 

En pleine crise sanitaire, sortir brutalement un projet de loi sur un problème social très complexe qui touche environ deux millions de familles en profitant des manipulations législatives que permet la situation actuelle de l’« État d’urgence sanitaire », cela ne peut que conduire à un échec due à une méthode de travail qui sera marquée inéluctablement par l’improvisation. Suivant une technique éprouvée et condamnable le projet est ainsi noyé parmi les projets sur la dette de la Sécurité Sociale et dont sa date butoir de mise en œuvre est prévue en 2024. Est-ce sérieux ?

Oser proposer un projet aux partenaires sociaux en cette période et aussi brutalement, c’est se moquer du monde. Certes, cela peut faire plaisir à un syndicat potentiellement demandeur…mais répétons-le, cela n’est pas sérieux ! Cela confirme malheureusement le manque total d’empathie du Président Emmanuel MACRON pour nos anciens.

Le problème de l’hébergement et des soins des personnes âgées dépendantes n’est qu’un des aspects de la dépendance et il ne doit surtout pas être résolu séparément de l’ensemble de la problématique…ce n’est pas une « caisse supplémentaire » au sein de la Sécurité sociale qui va répondre à la problématique « dépendance ».

- Déjà, après la crise sanitaire qui n’est pas achevée, nous entrerons peu ou prou dans une crise sociale et économique programmée par nos grands penseurs, experts…et engager une procédure qui débouchera sur une nouvelle « charge sociale » est impensable : oser proposer un tel projet, c’est se moquer du monde. Joindre à ce projet une date butoir d’application prévue en 2024, c’est encore se moquer du monde.

- La dépendance est un problème de société. Nous sommes tous concernés…un proche de chacun de nous sera frappé et c’est toute la famille qui devra s’organiser. Dans le contexte de la famille 2020 ce drame est source de graves difficultés : la notion de solidarité familiale devra être réexaminée et plus globalement celle des « aidants » sachant que le vœu majoritaire des français est pour la dépendance   le maintien au domicile du dépendant. Le placement dans une institution ne doit être que l’exception et la conception actuelle de cette exception est elle-même à réviser : c’est aussi le message que nous a adressé le drame des EHPAD lors de cette épidémie.

- oui, la dépendance est un risque qui guette chacun. Qui dit risque dit : prévention, assurance…le « cinquième risque » envisagé dans le projet gouvernemental est une solution de facilité qui consisterait à faire jouer la solidarité nationale qui sera manipulée par les gouvernants au gré des besoins et des politiques…en créant une nouvelle charge…qui pèsera sur l’économie et se répercutera sur le coût du travail, donc sur l’emploi ? Ce n’est envisageable ni aujourd’hui, ni demain.

D’une part, comme ce cinquième peut toucher chacun de nous, il faudra décider comment alors imposer l’assurance privée obligatoire ou une solution mixte assurance privée et assurance gérée par la Sécurité Sociale.

D’autre part, aujourd’hui il y a déjà l’APA (Allocations Personnalisées d’Autonomie) gérée par les collectivités locales…l’heure de la décentralisation a sonné. Il faudra donc bien examiner cet aspect de la gestion de ce risque au plus près. Ce n’est pas au programme du projet de loi gouvernemental.

 

LE PROJET DE LOI « GRAND ÂGE ET AUTONOMIE » N’EST DONC CONCEVABLE QUE DANS LE CADRE D’UNE LOI SPÉCIFIQUE QUI FERA L’OBJET DES SYNTHÈSES DES RAPPORTS PASSÉS ET DE SÉRIEUSES CONSULTATIONS À VENIR.

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 23:10
1,3 MILLION DE PERSONNES DÉPENDANTES

1,3 MILLION DE PERSONNES DÉPENDANTES

 

LA PERTE D'AUTONOMIE ABORDÉE À LA VA-VITE : ENCORE UNE DÉMARCHE GOUVERNEMENTALE QUI NE POURRA ABOUTIR

Décidément la machine à faire des projets sous forme  d'ordonnances, de lois organiques...ne s'arrête pas. Légiférer ainsi n'est pas crédible comme vous pourrez le lire ci-dessous.

Lors de ce Conseil des Ministres de ce mercredi il y a eu un volet "social" qui aborde deux points dont on peut difficilement déceler le lien :

- celui celui de la "dette sociale"

136 milliards d'euros de dette sociale présente et à venir suite à Covid-19 se promènent : une technique comptable va occulter la situation estimée catastrophique mais cette proposition devrait assurer la pérennité du système (sans qu'il soit dit comment !).

- et celui de la perte d'autonomie

C'est peut-être une réponse improvisée aux drames qui se sont vécus et se poursuivent encore dans les EHPAD et autres établissements recevant des personnes en perte d'autonomie.

 

UN TEXTE DE CIRCONSTANCE QUI NE RÉPOND PAS AU BESOIN

Laissons de côté l'histoire de cette dette (estimée comment ?) et revenons au sujet important des conséquences du vieillissement de la population qui engendre la perte d'autonomie

voir notre dernier article:

http://www.olonnes.com/2020/05/le-cinquieme-risque-la-dependance-liee-au-vieillissement-drame-qui-resurgit-sous-la-pression-de-covid-19-9.html

Nous avions un espoir de prise en charge sérieuse de cet énorme dossier social.

Mais la solution miracle annoncée mais irréalisable dans le contexte actuel est la création au niveau de la Sécurité Sociale d'un "cinquième risque" sans qu'il soit dit comment il sera financé. 

Ce projet de loi est donc adopté en conseil des ministres avant toute concertation mais cela n'empêche pas de proposer la solution de création d'une nouvelle branche de la Sécurité Sociale ! Le gouvernement propose sa solution dans un projet de loi...la logique et la pratique sont pourtant : concertation d'abord puis projet de loi ! Or la concertation n'a pas débuté !

En fait, l'annonce est faite avant toute concertation pour faire semblant de répondre à un grave problème de gestion et plus particulièrement celui des  EHPAD. Celle-ci a abouti à l'abandon de nos "anciens", de leurs soignants, de leurs proches face à Covid-19...et on voit le résultat plus de 10 000 morts pour 1 million de personnes concernées.

Le projet gouvernemental fixe même une date butoir pour la mise en place de la gestion de ce cinquième risque : 2024...c'est une une autre spécialité de ce gouvernement ...renvoyer les vraies solutions aux calendes grecques...quand on ne parlera peut-être plus des dirigeants actuels !

Décidément nos gouvernants continuent  à prendre le citoyen pour un débile !

Mais surtout n'oublions pas que le problème demeure et s'amplifiera puisqu'il concerne aujourd’hui 1,3 million de personnes et qu'il en est prévu 4 millions en 2050.

Les solutions ne seront pas trouvées par la création d'une nouvelle usine à gaz au niveau de la Sécurité Sociale.

C'est un problème de société qui concerne dans un proche avenir des millions de familles et d'aidants, notre mode de vie, la famille, la solidarité nationale...

Donc, nous posons la question : ce texte approuvé en conseil des ministres...pour quoi faire ?

Nous attendons un vrai débat et une issue consensuelle après  plusieurs décennies d'hésitations.

 

 

EXTRAIT DU COMPTE RENDU DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 27 MAI 2020 

"Le ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics ont présenté un projet de loi organique et un projet de loi relatifs à la dette sociale et à l’autonomie.

Le projet de loi organique et le projet de loi permettent d’une part une reprise de dette de 136 milliards d’euros par la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) et d’autre part l'ouverture des travaux pour la création d'une nouvelle branche de la sécurité sociale relative à l’autonomie.

Ce transfert de dette sociale constituera un facteur primordial de sécurisation de la situation financière de la sécurité sociale, qui joue un rôle essentiel dans la protection des Français depuis le début de la crise du covid-19. Le remboursement de cette dette dans un horizon défini au moyen d’une ressource dédiée constitue un gage de pérennité de notre système social.

Cette reprise couvre plus de 30 milliards d'euros de déficits passés, un versement de 13 milliards d’euros en appui de l’assurance maladie pour la couverture du service de la dette des hôpitaux, annoncé en novembre, et une provision au titre des déficits prévisionnels de la sécurité sociale pour les exercices 2020 à 2023, qui apparaissent inéluctables au regard de l’ampleur de l’actuel choc économique et de la nécessité d’inclure également les effets des dépenses d'investissement dans les secteurs hospitalier et médico-social qui seront décidées dans le cadre du « Ségur de la santé ». La date d’amortissement de la dette portée par la CADES est ainsi repoussée de 2024 à 2033.

En outre, le texte qui est présenté comporte, d’une part, un article prévoyant d’ici à la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 la remise au Parlement d’un rapport sur la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale couvrant le risque de perte d’autonomie et, d’autre part, la réaffectation d’une fraction de contribution sociale généralisée vers le financement de l’accompagnement du grand âge. Un montant de 2 milliards d’euros aujourd’hui consacré à l’amortissement de la dette sera ainsi réorienté après la date d’apurement prévue des dettes actuelles portées par la CADES.

Une concertation sera lancée dans les prochains jours avec les partenaires sociaux, les collectivités territoriales et les acteurs impliqués dans la prise en charge de la perte d’autonomie pour que puissent être définis, d’une part les contours des mesures en faveur du grand âge dont la traduction législative interviendra dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 et d’autre part les solutions de financement à mettre en place pour la prise en charge de ce nouveau risque, d’ici 2024 mais aussi de manière pérenne."

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 22:07
LA DÉPENDANCE, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS

LA DÉPENDANCE, NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS

LA MORTALITÉ TRÈS ÉLEVÉE LIÉE À COVID-19 DANS LES EHPAD ET AUTRES INSTITUTIONS MÉDICO SOCIALES FAIT RESSORTIR LE DOSSIER DE LA DÉPENDANCE DE MANIÈRE DOULOUREUSE : UN ÉCHEC DE NOTRE SOCIÉTÉ

DES FINS DE VIE INDIGNES DANS UN PAYS DIT CIVILISÉ

 

L'actualité nous fait revenir sur ce drame social, sur ce fait inéluctable de société jamais traité : la dépendance.

La pandémie CORONAVIRUS fait que le tribut payé par les personnes dépendantes est trop lourd, beaucoup trop lourd...notre société, nos politiques, nous tous portons une responsabilité commune ...la solidarité des français s'est arrêtée à la porte de ces établissements qui reçoivent des personnes dépendantes, des proches, des membres de nos familles (700 000 à 1 200 000 personnes concernées) .

 

LES POLITIQUES SE RÉVEILLENT...SORTIRONT-ILS CETTE FOIS DE LEUR CONFINEMENT SUR CE FAIT DE SOCIÉTÉ ?

Coût officiel de la dépendance pour la société française : 34 milliards d'euros dont 10 proviennent des proches des dépendants.

Revenons sur ce sujet mis à l'ordre du jour depuis l'an 2000 par le Président Giscard d'Estaing, bien relancé par le Président SARKOZY qui abandonne son projet suite à la crise de 2008 ...par la suite il y a eu...des promesses (le Président HOLLANDE) et des études et les problèmes n'ont fait que prendre de l'embonpoint. On a bien vu le Président MACRON dans un EHPAD mais pourquoi faire ?

Financement, traitement et formation du personnel, modalités d’accueil, rôle des "aidants"...CORONAVIRUS avec son cortège quotidien de chiffres a tristement secoué la poussière qui recouvrait ce dossier.

Depuis plus d'une décennie (voir "dépendance" sur le moteur de recherche de ce blog pour voir ce que nous avons pu écrire sur ce dossier : espoirs et désespoirs)

Nous attirons l'attention sur le devoir de prévoir et le devoir de solidarité : l'État Providence ne règlera jamais ce problème jusqu’à ce qu'il éclate comme c'est le cas avec le bilan moral, financier...catastrophique de l'abandon de nos anciens morts de covid-19 dans une solitude qui doit nous faire honte ! avec un personnel qui force notre admiration mais qui a dû assumer sa tâche sans aucune protection.

 

LA CFDT FAIT SONNER LE RÉVEIL POLITIQUE ET SOCIAL SUR LE DÉPENDANCE

C'est Laurent BERGER CFDT vient de faire sonner le réveil. Il met sur la table de futures et hypothétiques négociations pour un règlement global du problème social celui de la Dépendance " La création d'un cinquième risque pour la perte d'autonomie est une avancée majeure "

On a laissé mourir nos anciens dans des conditions inadmissibles. Nous devons collectivement avoir honte de cette carence du cœur et nous atteler à la tâche.

Il ne faudra pas oublier le drame que notre incurie collective a permis : l'abandon de nos anciens, des fins de vie indignes.

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 20:56
UNE RÉFLEXION EN MARGE DE CET ARTICLE : QUELQUE SOIENT LEURS QUALITÉS, EPHAD ET AUTRES ÉTABLISSEMENTS ACCUEILLANT LES SENIORS EST-CE LA SOLUTION POUR UNE FIN DE VIE DIGNE ?

UNE RÉFLEXION EN MARGE DE CET ARTICLE : QUELQUE SOIENT LEURS QUALITÉS, EPHAD ET AUTRES ÉTABLISSEMENTS ACCUEILLANT LES SENIORS EST-CE LA SOLUTION POUR UNE FIN DE VIE DIGNE ?

 

 

APRÈS LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, C’EST LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE QUI S’EN EST PRIS AUX SENIORS

 

Ceux-ci commencent à réagir et cela mérite une sérieuse mise au point. S’en est trop ! La mesure proposée d'un surplus de confinement s’efface délicatement des tablettes ; encore une marche arrière salutaire pour EN MARCHE avant !

 

Nous n’avons pas l’intention d’être le porte-parole des séniors mais simplement Association Citoyenne nous répétons haut et fort que les seniors sont des citoyens à part entière valides ou blessés par la vie, ils ne méritent ni la discrimination, ni le mépris. Ils méritent le respect, la reconnaissance. Ils sont capables avec des plus jeunes de réaliser plus de masques que l’État français n’a pu le faire et de reprendre le collier comme soignants voire d’y risquer leur vie ! Sans eux, sans ces séniors ostracisés, bannis, parqués, exploités qui représentent les millions de bénévoles tisseurs de liens sociaux la France perdrait son âme. Il ne faut pas sortir de l'ENA pour comprendre cela. Les seniors ne sont-ils pas un pilier et un pilier indispensable de notre société ?

 

Alors, un homme politique aura-t-il le courage de répondre à nos interrogations ? Ne nous faisons pas d’illusion : un silence assourdissant répondra.

 

  • D’abord pourquoi vouloir opposer les générations ? La jeune génération n’a connu ni la dernière guerre, ni les tickets de restriction, ni l’effort de reconstruction et la crise du logement, ni les 72 heures de travail hebdomadaire (samedi compris) dès l’âge de 14 ans sans récup, ni RTT, ni la poliomyélite et la tuberculose, ni les guerres qui ont suivi comme l’Algérie et un service militaire de 28 mois voire plus…Les comparaisons entre générations dégradent non pas seulement la réalité de la puissance du lien intergénérationnel mais aussi ceux qui les font dans un but inavoué de clientélisme. Les générations ne s’opposent pas,  elles se complètent comme les maillons d’une chaîne.

 

  • La discrimination annoncée des plus de 70 ans qui auraient dû rester confinés est dégradante. Qui a osé cette proposition ? S’il faut prendre des précautions, ces plus de 70 ans catalogués comme personnes à risques se comporteront en personnes libres et responsables…ne les enfermons pas ? Laissons-leur la liberté de respirer, de vivre... Ils ne voudront pas prendre des risques ! Alors pourquoi les stigmatiser ?

 

  • Séparer les générations grands-parents/petits enfants n’est-ce pas une idée malsaine, destructrice de liens affectifs essentiels et souvent particulièrement solides et enrichissants. Est-ce une façon vicieuse de tuer la notion de famille, cellule de base de notre société ? Tuer aussi le lien intergénérationnel ?

 

  • Pourquoi faire naître et attiser cette jalousie intergénérationnelle ? Pourquoi taper sur les économies qu’ont réalisées ces plus de 70 ans qui ont appris en se privant qu’on ne peut vivre aux crochets de la société.

 

  • Pourquoi ainsi taper sur les fourmis, les écraser par le mépris alors que les cigales trop souvent se gavent de la redistribution d’argent. Mais de l’argent  pour quoi faire ?

 

  • Les fourmis ont contribué et continuent à alimenter des « caisses » endettées que les générations futures devront renflouer ! A l’inverse, il faut savoir que si certaines caisses de retraite professionnelles bien gérées ont des « réserves » c’est qu’il y a des gestionnaires qui assument la décision de ces charges qui pèsent sur leurs cotisants depuis des décennies. Ces réserves sont là pour préserver des difficultés comme celles que nous vivons. Nous répondrons au Président de la République que les 75 milliards de réserves des caisses de retraite complémentaires répondent au principe de précaution et sont souvent une obligation légale ou contractuelle. Sa tentative de faire main basse sans scrupule sur ces économies qui appartiennent aux cotisants, c’est de l’escroquerie qui aurait pu salir toutes les générations qui auraient bénéficié de ce hold up. Une manne qui aurait été indûment distribuée ou utilisée pour boucher des trous, combler des régimes gérés par des cigales irresponsables en dépit du bon sens.

 

 

  • LES FOURMIS SENIORS EN ONT ASSEZ D’ÊTRE MAL AIMÉES DES TECHNOCRATES ET ELLES VEULENT SIMPLEMENT ÊTRE RESPECTÉES ET VIVRE LIBRES

 

  • ELLES NE VEULENT SURTOUT PAS ÊTRE OPPOSÉES AUX JEUNES GÉNÉRATIONS. ELLES VEULENT GARDER LE DROIT ET LES MOYENS D’AIDER ET D’AIMER CES JEUNES GÉNÉRATIONS : MAIS CELA, DANS LES HAUTES SPHÈRES, QUI PEUT LE COMPRENDRE ?

 

  • FAUDRA-T-IL QUE LES SENIORS VALIDES OU DANS LEURS FAUTEUILS ROULANTS RESSORTENT LEURS GILETS JAUNES POUR ÊTRE RECONNUS ET UTILISENT LEURS BULLETINS DE VOTE POUR CHASSER LA TECHNOCRATIE MALFAISANTE, IRRESPECTUEUSE ET IRRESPONSABLE ?

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 09:22
CORONAVIRUS : LA FRANCE N’A PAS TROUVÉ SON CHEF POUR LA MENER AU COMBAT ET SURTOUT À LA VICTOIRE

FRANCE :  ELLE CHERCHE SON GUIDE

 

FRANCE

Le Premier ministre et le ministre de la Santé doivent prendre la parole, ce dimanche 19 avril à partir de 17 h 30, pour faire un point d’étape sur l’épidémie de coronavirus en France.  On devrait rentrer dans le concret sur les mesures concernant la situation actuelle et le déconfinement où « rien n’est clair » comme l’écrit un éditorialiste.

ESPAGNE

Le Premier Ministre espagnol a reporté le déconfinement au 27 avril mais ne se prononce pas lui-aussi sur les modalités de ce déconfinement. Il cède déjà sur un point à la pression populaire qui veut le lever de la mesure qui jusqu'à maintenant interdisait toute sortie des enfants.

L'Espagne a passé le cap des 20 000 morts (chiffre minoré contesté par plusieurs provinces). Ce qui nous impressionne, c'est le chiffre de 10 000 décès dans les maisons de retraites.

 

 

FACE À LA CRISE : NOUS AVONS ABANDONNÉ NOS « ANCIENS » ET L’ÉTAT N’A PAS ENCORE SON CHEF CHARISMATIQUE AVEC UNE ÉQUIPE SOLIDE ET SOUDÉE

Nous avons déjà parlé de notre responsabilité collective face aux conséquences de la non-gestion depuis des décennies des conséquences du vieillissement de la population qui génère « la dépendance » un très grave problème de société dans une société qui a perdu un autre repère celui de la solidarité familiale qui ne peut jouer son rôle de solidarité.

http://www.olonnes.com/2020/04/le-mauvais-choix-politique-et-humain-prioriser-des-reformes-a-consonance-politique-avant-les-reformes-a-consonance-sociale.html

 

Que préparons-nous pour le million et demi de personnes actuellement et pour les 2 millions de personnes en 2040 qui sont ou seront dépendantes. Quel lourd tribut, elles et leurs familles, vont-elles payer avec cette crise ?

Les nombreuses initiatives privées qui auraient pu se développer pour ces personnes ont été bloquées par le confinement et le manque de moyens de protection des soignants et des aidants : des fins de vie sans la présence des siens !

Qui pourra nous sortir de l'ornière ?

Il manque aujourd’hui à la tête de l’État un chef d’orchestre. Il existe pourtant et il est cependant en poste mais il se comporte en soliste et ses musiciens, son entourage, jouent chacun leur partition. Face au peuple français frondeur, ils ne peuvent se rendre crédibles.

Face à ce peuple et face à cette crise, au moment où il aurait fallu ce chef et un gouvernement d’union et de salut public, il n’y a qu’une équipe en laquelle les Français ne croient pas. Faudra-t-il croire au miracle d’un sursaut « à la française » : c’est possible quand on additionne la masse des initiatives locales, individuelles, collectives (les soignants) et la puissance de cette mobilisation. Oui, en ce dimanche, il faut croire au miracle pour ensemble se battre.

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 15:19
LA DÉPENDANCE : LE PROBLÈME SOCIAL LE PLUS URGENT À TRAITER

LA DÉPENDANCE : LE PROBLÈME SOCIAL LE PLUS URGENT À TRAITER

GOUVERNANTS, CITOYENS NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES DES VICTIMES QUE FAIT CORONAVIRUS PARMI LES PERSONNES ÂGÉES

 

EXAMEN DE CONSCIENCE OU AUTOCRITIQUE

Citoyens, nous avons collectivement lâchement "abandonné" des membres de notre famille, des proches qui sont confinés chez eux, dans les EHPAD ou dans d'autres établissements.

Quand nous disons "abandonné" c'est parfois pour de justes raisons d'éloignement, de moyens...mais nous disons aussi politiquement. Nous avons laissé nos gouvernants nous endormir sur la prise en compte du cinquième risque qui découle du vieillissement de la population et d'autres facteurs comme le mode de vie.

Pourtant, les cris d'alarme n'ont pas manqué, l'alerte avait été donné avec les problèmes récurrents des canicules, avec ceux du personnel soignant des établissements des personnes âgées. Pourtant toute notre admiration va à ce personnel soignant et méritant.

Mais les victimes et leur entourage ne pouvaient pas descendre dans la rue pour, au moins, se faire entendre ! C'est tout juste si on parlait d'eux au moment des élections : un "ancien" en maison de retraite ou dans d'autres établissements, cela peut voter !

Donc, nous nous sommes laissés entraîner dans une impossible réforme des retraites, dans d'inutiles réformes des impôts (revenu, taxe d'habitation...), dans une réforme du droit social qui ne fut qu'accentuation de la complexité de notre législation et dans d'autres réformettes...et pendant ce temps un million de familles attendait des solutions au problème humain crucial, vital d'un proche ou d'un des leurs. Nous attendions vainement que soient rendues dignes les conditions de vie de nos anciens et ne disions presque rien sur ce drame social.

Avant de s'occuper de secouer des problèmes d'éthique diviseurs, ouvrant des portes sur des vides abyssaux sur notre civilisation nos gouvernants ont oublié l'essentiel : nos anciens dans l'oubli. Et nous, citoyens, n'avons pas eu le courage de le leur rappeler.

 

ON VIT EN DIRECT LE DRAME DES RAVAGES QUE FAIT  CORONAVIRUS DANS LES "ÉTABLISSEMENTS DE RETRAITE" UNE FIN DE VIE DANS DES CONDITIONS "INHUMAINES"

Quand on voit comment certains animaux entourent d'attention leurs parents qui sont dans la souffrance qui parfois se cachent pour mourir et quand on voit ce qui se passe aujourd'hui pour des hommes, des femmes et leurs familles, nous devons avoir honte de notre lâcheté collective.

C'est vrai que le Président de la République n'aime pas les personnes âgées qui ont pourtant redressé la France, n'ont pas compté leur temps, leurs efforts...

Mais, rappelons que le Président est le Président de tous les français même celui des retraités et des handicapés.

Au grand drame que nous révèle le nombre de décès des personnes âgées "à risques", il faut ajouter celui de ceux qui s'en vont seuls et celui de leur famille...voilà où nous a menés l'incurie de ceux qui nous gouvernent.

Ils étaient conscients du problème : chiffres à l'appui, coût financier, besoins de formation du personnel, adaptation de sites...

Ils ont fait un choix que nous dénonçons : les anciens n’étaient pas prioritaires. Ils ont priorisé les choix politiques au détriment des choix humains.

 

Et nous, citoyens, dans notre confort, nous n'avons pas eu l'idée et le courage de dire, de crier à l'adresse de nos dirigeants :

"Depuis 30 ans, depuis 40 ans, vous, gouvernants, vous nous bercez avec des promesses, maintenant qu'attendez vous pour prioriser le dossier des personnes âgées, des EHPAD et de leur personnel , des dépendances liées au vieillissement, du maintien à domicile et des aidants... en 2040, ces dépendants seront 2 millions !"

Le dossier est prêt.

Aura-t-il fallu CORONAVIRUS, ses statistiques macabres et ses drames pour vous rappeler vos promesses, et rappeler aux citoyens leur devoir collectif de solidarité ?

Le Président SARKOZY a abandonné le dossier suite à la crise de 2008. La crise qui suivra, peut-être, la fin des méfaits de CORONAVIRUS ne doit pas être une excuse pour ne pas commencer la prise en compte immédiate et dans son intégralité du problème humain qui passe avant le problème économique : celui du quatrième et cinquième âge et le droit à une fin de vie dans la dignité.

 

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 11:35
L'ELYSÉE, MATIGNON NE PEUVENT TOUT RÉGENTER EN FRANCE

L'ELYSÉE, MATIGNON NE PEUVENT TOUT RÉGENTER EN FRANCE

 

PARTIR DE CE QUI APPARAIT COMME UNE "ÉVIDENCE" POUR BÂTIR UN PROJET, FAUTE D’ANALYSES PRÉALABLES OBJECTIVES ET CONCERTÉES, C'EST COURIR À L’ÉCHEC !

 

En effet, les "évidences" n’en sont souvent que pour ceux qui ne voient pas les problèmes dans tous leurs tenants et aboutissants…ce sont souvent des "évidences" avec avis péremptoires de Comptoir du Café du commerce.

Ces sentences « évidentes » se heurtent à la réalité des faits qui sont têtus, aux exceptions, aux impossibilités de faire…

Cela devient une catastrophe quand ce sont les ministres, les secrétaires d’État voire le Président d la République qui lancent des projets « évidents » qui deviennent des ordres, contre-ordres, anathèmes, réformes, réformettes, abandon de réformes…

 

LA RÉFORME DES RETRAITES : UN DOSSIER MAL PRÉPARÉ ET POURTANT C’ÉTAIT UNE RÉFORME ÉVIDENTE, NÉCESSAIRE ET SOUHAITÉE PAR LES FRANÇAIS

On aurait pu prendre un excellent sujet pour illustrer les « évidences » : celui de la réforme de la retraites…cette réforme était une nécessité reconnue mais il fallait analyser toutes les incidences pour les régimes déficitaires, pour les régimes spéciaux, pour les cotisants qui en signant leur contrat de travail s’ouvraient certains droits dérogatoires aux règles générales, pour les droits des cotisants sur les réserves des régimes complémentaires, à toutes les inégalités évidentes mais peut-être justifiées ou pas…

Le Président voulait sa réforme…il tentera de la faire jusqu’à ce que survienne CORONAVIRUS qui, non seulement, l’a condamné à faire marche arrière et mais, en prime, lui a offert une porte de sortie de crise honorable.

 

LA "RÉFORME TERRITORIALE" DU PRÉSIDENT HOLLANDE : NÉCESSAIRE MAIS IRRÉALISABLE

On pourrait aussi pour illustrer les dossiers fondés sur des « évidences » qui tournent au fiasco et rappeler celui de la réforme territoriale du Président François HOLLANDE.

Elle part d’une " évidence"  : 36 000 communes, 600 000 élus, un mille-feuille ingérable où les compétences des collectivités se télescopent.

Le projet bâclé, critiqué (comme toute réforme en France) s’est réduit comme peau de chagrin.

Il s’est quasiment réduit à la réforme des Régions (diminution de leur nombre) qui, comme l’avaient prévu nombre d’analystes, se révèle comme une catastrophe financière. La grande réforme se trouve à des réformettes annexes (communauté de communes, agglomération, métropoles…).

 

NON DISTRIBUTION DES DIVIDENDES : NOUVEAU PROJET QUI PART D’UNE « ÉVIDENCE ».

AU NOM DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE DANS LA PÉRIODE QUE NOUS VIVONS LES ENTREPRISES SOUTENUS PAR DES FONDS PUBLICS DEVRAIENT ABANDONNER LA DISTRIBUTION DES DIVIDENDES. EST-CE AUSSI SIMPLE QUE CELA ?

Sous le titre : « Dividendes : une raison d'être solidaire », Les Échos font dans leur éditorial du 29 mars 2020 une analyse de ce projet peut-être à vocation sociale et solidaire mais aussi un peu démagogique voire heurtant et injuste ! Est-ce vraiment à l’État de gérer les dividendes générés et distribués par les entreprises ? Faut-il traiter les grandes groupes comme les entreprises à capitaux familiaux ?...

Voici le texte des Échos (nos commentaires en NDLR)

« La France n'a jamais vraiment aimé les actionnaires.

Il n'est donc pas très surprenant que les pouvoirs publics aient choisi de conditionner l'accès au dispositif de soutien pour les entreprises au non-versement de dividendes . L'affaire semble si évidente que, pour une fois, le gouvernement, une grande partie du patronat et les syndicats sont alignés.

Certains grands groupes, pourtant, trouvent la solution un peu simple, quand ils n'y sont pas franchement hostiles.

Les dividendes ont pour origine l’exercice 2019 avant le CORONAVIRUS …et 2020 risque d’être morose. (NDLR)

Après tout, les dividendes versés cette année devaient l'être au titre de l'année 2019, un millésime exceptionnel. Ce sont les dividendes payés l'an prochain qui, en toute logique, devraient porter les stigmates de la crise sanitaire. Le krach boursier s'est en outre déjà chargé de faire payer les actionnaires, alors même que contrairement à la dernière crise, il n'est question cette fois d'aucune dérive de l'industrie financière.

Les entreprises en difficultés en 2020 auront besoin de soutiens de leurs actionnaires qui, s’ils sont mis à la portion congrue en 2020 , se feront tirer l’oreille à l’avenir.(NDLR)

Dans les mois qui viennent, certaines entreprises fragilisées auront par ailleurs besoin de la bienveillance de leurs actionnaires si elles doivent lever des fonds pour améliorer leur structure financière. De fait, toutes n'abordent pas la crise dans les mêmes conditions. Certaines ont des actionnaires qui se sont endettés, pour soutenir leur titre ou de façon défensive , et ont absolument besoin de dividendes pour se maintenir à flot. D'autres, comme les banques, valaient déjà la moitié de leur actif net en Bourse avant la crise, et ne peuvent pas se permettre de maltraiter leurs actionnaires.

Ces arguments, légitimes, seront toutefois difficilement audibles dans le contexte actuel, qui n'a rien d'ordinaire. Car les entreprises ne sont pas les seules à supporter l'effort de guerre. Les pouvoirs publics, les contribuables, les employés, les ménages confinés ne sont pas plus responsables que ces dernières de l'épidémie. Leurs actionnaires ont en outre été bien servis ces dernières années - les entreprises du CAC 40 leur ont versé près de 50 milliards d'euros au titre de 2018, auxquels s'ajoutent 11 milliards de rachats d'actions. Ceux-ci ont été les premiers bénéficiaires des records boursiers enregistrés ces dernières années, eux-mêmes largement portés par une politique monétaire ultra-accommodante n'ayant pas grand-chose à voir avec la performance intrinsèque des groupes cotés.

Les grands groupes qui pourraient être tentés de donner la priorité à leurs actionnaires alors que l'économie se prépare à une récession dont l'ampleur ne fait guère de doute, étaient il y a encore quelques mois les premiers à défendre l'existence d'une raison d'être, censée dépasser le simple capitalisme actionnarial. Difficile de ne pas s'en souvenir.

 

CONCLUSIONS

 

Doit-on laisser ainsi à l’État la gouvernance des entreprises ? L’État et surtout ceux qui nous gouvernent peuvent-ils tout régenter ? Quand on voit la gestion des Hôpitaux et de la Santé et celle des EPHAD avec les promesses concernant les personnes dépendantes, on peut douter fortement de cette capacité de l’État.

 

Les entreprises et leurs dirigeants ne savent-ils pas mieux que les ministres et les hauts fonctionnaires ce qui est bon et bien pour la solidarité nationale, pour l'économie et pour leurs entreprises ?

 

On ne gère pas un pays avec de prétendues et présumées bonnes idées de quelques-uns et sans concertations préalables et études sérieuses et surtout sans a priori.

 

Nos dirigeants n'ont pas compris "les gilets jaunes" et le Grand Débat...pourtant celui-ci s'était déroulé il y a seulement 14 mois !

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