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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 20:52
Vu dans la presse...il n'y a pas que chez nous

Territoires. Les géographes veulent une révolution

L'association des géographes de Bretagne vient de publier un ouvrage de réflexion et de proposition sous le titre interrogatif « Territoires de Bretagne, une révolution à opérer ? ». À la lecture, la réponse vient vite : c'est oui.

À en croire les géographes de Bretagne, les territoires sont mal découpés, mal dimensionnés, mal adaptés les uns aux autres. Des communes trop à l'étroit, une région trop petite, des intercommunalités trop disparates, des départements inutiles et des pays sans pouvoir : pas un échelon du fameux « mille-feuille » administratif français ne trouve grâce aux yeux des géographes. À cela s'ajoutent un imbroglio des missions des uns et des autres, et une formidable complexité fiscale. Rejoignant la préconisation de Jacques Attali, les géographes plaident pour la suppression des départements, la réduction du rôle des communes à quelques actes de proximité comme l'état-civil, l'extension de puissantes intercommunalités jusqu'aux limites des pays d'aujourd'hui, et la montée en puissance des compétences de la Région. L'intérêt : « Réduire les gaspillages d'argent public et calquer les territoires administrés sur les territoires vécus », résume Jacques Lescoat, président de l'association.

«

L'inertie des féodalités »

Que vont devenir les propositions de l'opuscule des géographes ? Ses auteurs espèrent qu'elles inspireront quelques élus, parmi tous ceux qui recevront l'ouvrage en septembre (conseillers régionaux, généraux, maires des villes). « Nous sommes au mieux un poil à gratter », commente Jacques Lescoat en déplorant « les conservatismes des politiques ». Des conservatismes que le Morbihannais Yves Lebahy fustige avec vigueur. « La Région rechigne à s'engager. Par manque de courage, elle ne revendique pas le droit à l'expérimentation », d'une refonte des territoires. Même analyse au niveau local, où règne « l'inertie des féodalités en place ». Pour le géographe, « ce sont les intérêts politiques, et non les intérêts communs, qui ont conduit au découpage actuel » et qui s'opposent à « la mise en place d'une nouvelle géographie des bassins de vie ».

Contacts
Jacques Lescoat, 06.07.96.70.32. j.lescoat@wanadoo.fr Yves Lebahy yv.lebahy@wanadoo.fr

Alain Le Bloas

 

 

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