Nous avions ces dernières semaines publié trois articles sur ce thème de l'état de santé et de la gestion "politique" du Pays des Olonnes.
Pour répondre à la demande de certains lecteurs nous regroupons en un seul article (un peu long) cette invitation à la réflexion... et à l'action
aussi .
REFLECHISSONS AU DEVENIR DU PAYS DES
OLONNES
LES RAISONS D’UN MAL ET LA RECHERCHE DE
SOLUTIONS
Trois
maires : une seule voix ou trois voix discordantes ?
I - LES RAISONS D’UN MAL : EXPLICATION DE
TEXTE
LA SOLIDARITE INTERCOMMUNALE
N’EXISTE PLUS
Sur ce blog nous saisissons l’actualité locale, parfois nationale et la passons au prisme de notre
sensibilité.
Et c’est pour cela que l’on dit : « NOUS AVONS MAL A NOTRE PAYS DES
OLONNES ».
Le Pays des Olonnes se caractérise par sa douceur de vivre et il attire nombre de citadins assez
aisés pour acquérir appartements ou villas. Ils s’y installent souvent pour jouir d’une paisible retraite. Cette donnée économique et sociologique a des conséquences importantes sur l’évolution
du Pays et les conditions de vie.
Sur le plan démographique : 46% de plus de 60 ans
aux Sables d’Olonne, 29% à Château d’Olonne et 24% à Olonne sur Mer et une décroissance des actifs.
Sur le plan économique on note
:
- un foncier où le marché et la spéculation rendent le logement des jeunes actifs quasiment
impossible : les classes de maternelle et du primaire ferment,
- un bassin d’emploi avec un taux de chômage record et une perte d’emplois dans quasiment tous les
secteurs,
- des secteurs économiques traditionnels en perte de vitesse : la pêche, le nautisme, le
bâtiment…Ne croît que l’aide à la personne, conséquence du vieillissement de la population ; le tourisme stagne et cache la réalité car son caractère saisonnier génère des emplois mais des
emplois précaires et le tourisme est, par définition, aléatoire car soumis aux événements météo, économiques, politiques…
- des infrastructures améliorées mais désordonnées ; il n’y a pas de volonté et donc pas de
moyens mis en place dans l’agglomération pour attirer les entreprises.
Sur le plan de la politique
locale
C’est le reflet de l’évolution démographique. L’essentiel est de préserver la tranquillité des électeurs.
N’a-t-on pas entendu cette chose incongrue : la venue d’entreprises, ce sont des camions, de la pollution, des salariés qui éventuellement ne seraient pas bien orientés politiquement ?…l’élu
pense à sa réélection (c'est humain) et oublie à l’intérêt général (c'est grave).
Il y a dans l’esprit de nos élus une idée aussi fausse que pernicieuse : au sein de
l’agglomération, il y a une ville dominatrice (Les Sables d’Olonne) et deux villes dominées (Olonne-sur-Mer et
Château d’Olonne). Pour les élus sablais, il faut sauvegarder cette situation (orgueil mal placé) et pour les élus des deux autres communes il faut continuer à gagner du terrain pour atteindre
voire dépasser les Sables d’Olonne. Pour le Président de la Communauté de Communes, maire des Sables d’Olonne, il faut tirer un trait sur toutes ambitions pour maintenir cet
« équilibre » : sauvegarder les intérêts de SA ville qui effectivement le mérite car elle a beaucoup donné. Il distribue les mauvais et les bons points aux deux autres
communes : je donne la future piscine à Château d’Olonne parce que Olonne a déjà été gâtée …et moi je garde pour les Sables d’Olonne le siège de la Communauté de Communes restauré à grand
prix (même s’il y avait des solutions plus pratiques et moins onéreuses).
A cela, s’ajoute un peu de colorant de politique politicienne où, là aussi, l’intérêt général passe
au second plan après les intérêts politiques : Olonne-sur-Mer a un électorat plus à gauche que les 2 autres communes.
D’où :
- pour le Château d’Olonne et les Sables d’Olonne : on ne va pas favoriser Olonne-sur-Mer,
cette commune dite de gauche (est-ce encore vrai aujourd’hui ?) ou la mélanger avec les deux autres plus centristes,
- cette gauche olonnaise qui a perdu « sa » mairie fait tout pour la reprendre (c’est
humain et démocratiquement normal) et donc ne veut pas de rapprochement (fusion ?) avec les deux autres communes. D’abord récupérer son bien, sa municipalité, après on
verra !
Dans cette bataille de clochers que l’on pourrait qualifier de "débile", l’intérêt
général passe au second plan : toute la politique locale consiste pour nombre d'élus des trois communes à faire en sorte que le statu quo soit maintenu tout en veillant, à chaque occasion, à
tirer la couverture à soi. Exercice difficile et pernicieux pour l'avenir du Pays. On appelle cela : la "solidarité intercommunale" qui devient , en réalité, le "chacun pour soi"!
II – DES SOLUTIONS, DES PROPOSITIONS
OPTIMISTES…
CONSULTATION
POPULAIRE
La première et la plus démocratique solution serait de relancer le débat en demandant aux habitants
ce qu’ils pensent de cette situation : une agglomération compacte, homogène dont les habitants se disent tous
« sablais », des élus divisés, des querelles de clocher, pas de projet d’avenir, des projets qui n’aboutissent pas, d’autres dont la réalisation se traîne, plus de
projets structurants…(fusion à deux communes, association à deux , trois ou plus , nouvelle commune… ?)
Lors de la précédente consultation de novembre 2009 sur la fusion, le Maire de Château d’Olonne a
fusillé la démocratie et le vote estimant que les citoyens castelolonnais ne sont pas aptes à réfléchir et décider de leur avenir ou estimant qu'ils allaient voter pous la fusion dont il n'a
jamais voulu.
Le Pays des Olonnes ne peut rester sur cet échec. Il faudra être attentif à la réforme territoriale
votée par le Parlement. Elle permet de revoir ce problème avec l’élection des délégués communautaires presque au suffrage universel et la possibilité de création d’une « commune
nouvelle ». Les hypothèses de « commune unique » soit regroupant deux communes (Château d’Olonne et les Sables d’Olonne) soit regroupant les trois communes (Les Sables d’Olonne,
Château d’Olonne et Olonne sur Mer) reviennent ainsi d’actualité.
Les problèmes économiques, sociaux, scolaires, tous les investissements importants…dans chaque
commune sont tous peu ou prou « communautaires ».
CHANGER LES HOMMES pour créer un véritable
exécutif et une équipe de gestionnaires
Il faut être clair et oser appeler un chat UN CHAT.
Deux maires aujourd’hui présents aux commandes depuis plus de 20 ans vivent dans leur monde mais
plus dans celui de leurs électeurs citoyens de 2011. L’annonce par Louis GUEDON, député-maire, de son intention de se représenter à la députation dans notre circonscription a fait se lever une
vague (tsunami ?) d’interrogations. Tous ceux qui veulent du bien à leur député-maire s’interrogent encore plus qu’auparavant : un mandat de trop ? Ne faut-il pas du sang neuf ?
Face à la crise actuelle est-il capable de remettre son modèle de gouvernance en cause ?
Le député-maire est-il si coupé de ses proches qu’il n’entende pas ces voix ? Est-il apte, pour
concrétiser positivement l’œuvre de ses mandats locaux passés, à mener à bien la rénovation des structures locales pour les rendre efficaces et attractives, reconnues par les citoyens ? Pour
ce faire, il lui faudra plus le sens démocratique du dialogue, du courage et de l’autorité. Il lui faudra aussi certainement choisir entre ses divers mandats pour se consacrer, en priorité,
à son Pays des Olonnes.
Quant au Maire de Château d’Olonne qui avait déjà annoncé qu’il ne se représenterait pas et dont on
peut craindre qu’il ne puisse organiser sa succession, se réserve-t-il le droit de se représenter comme seul sauveur de la patrie castelolonnaise et le seul apte par son expérience politique à
faire capoter tout projet fédératif et/ou intercommunal ?
Enfin, le Maire d’Olonne-sur-Mer, condamné par ses pairs, à l’isolationnisme mène seul de son côté
sa ville estimant certainement (fruit des dernières expériences) qu’il n’a rien à attendre de l’intercommunalité.
De plus, les grands élus et particulièrement le Maire de Château d’Olonne, encore pour éviter le
vote sur la fusion dans sa commune, avait avancé le projet d’œuvrer pour améliorer le fonctionnement de la CCO. Quand on voit les dossiers VILLENEUVE, complexe aquatique cantonal, Pôle de Santé,
Maison de la Formation…et la gestion des dossiers CCO de ces dernières années, on est en droit de se demander si le Maire de Château d’Olonne à l’inverse de ses promesses, n’a pas œuvré sciemment
ou inconsciemment pour affaiblir la CCO. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
Triste constat dont on ne peut
se satisfaire.
Cette situation, ces incertitudes font craindre le pire pour la gestion de demain du Pays des
Olonnes : la paralysie a gagné tout le Pays, plus de projets porteurs, pas de projet de Pays, une Communauté de Communes qui a eu ses heures de gloire mais maintenant à la dérive, un projet
de Communauté d’agglomération tué par le Maire de Château d’Olonne, celui-là même qui prônait sa création ; alibi qui lui a servi pour éviter un vote simultané des 3 communes sur la
fusion.
Nous ne pouvons plus raisonner commune par commune : voirie, transports, affaires
scolaires, action culturelle et sportive…se déclinent au niveau des Olonnes voire de l’agglomération mais plus au niveau d’une commune. La démonstration est faite que les compromis et mésententes
entre les trois maires sont stérilisateurs des projets et sources de lenteurs voire d’erreurs et d’échecs.
UN EXECUTIF UNIQUE ET LA
PARTICIPATION CITOYENNE
IL FAUT UN PAYS DOTE D’UN
EXECUTIF : une tête…le système actuel tricéphale a vécu. L’Histoire montre d’ailleurs que jamais les triumvirats n’ont été
viables.
Seul le recours à un homme ou une femme
dirigeant une équipe volontariste et active peut sauver le Pays des Olonnes du naufrage, sauvegarder les acquis des résultats positifs passés, relancer
coopération intercommunale et cantonale voire plus large sans laquelle rien d’important ne pourra se faire.
Cet homme ou cette femme « providentiel » doivent recevoir le soutien des citoyens actifs
et celui des représentants des forces vives du Pays (monde de l’économie, monde associatif…) qui, eux aussi, doivent se mobiliser et être présents auprès des futurs élus. Le Pays n’a pas besoin
de politique(s) voulant faire carrière mais de gestionnaires « honnêtes », dynamiques, acquis à la cause du Pays des Olonnes et ayant la conviction que le potentiel de ce Pays mérite
qu’on s’y dévoue.
Par souci de réalisme il faut, aujourd’hui, prendre en compte la situation
actuelle : 3 communes et une CCO. Mais, en 2014, le mode d’élection pour la CCO aura changé, des équipes nouvelles brigueront la gouvernance des trois communes et celle de la CCO. Pour que
le changement espéré se réalise il faudra donc que, dans chaque commune, il y ait une équipe solide et un leader reconnu adhérant à la démarche que nous esquissons.
Ceci se met en place à Château d’Olonne. Des Sablais et des Olonnais adhérent à cette
« philosophie ». Un dispositif commun finira, nous l’espérons, par se mettre en place au niveau du Pays des Olonnes.
A défaut d’une possibilité de fusion rapide des 3 communes, compte tenu de l’isolement de la commune
d’Olonne, on peut aussi imaginer que la première étape du processus soit avancée. Ce serait celle de la fusion ou création d’une commune nouvelle entre les deux communes des Sables d’Olonne
et de Château d’Olonne.
UN PROJET POUR LE PAYS :
« OLONNES 2020 »
Il faut rappeler l’élan qui a présidé à l’élaboration en 2005/2006 de ce projet élaboré sous l’égide
de la Communauté de Communes des Olonnes CCO et d’un grand cabinet spécialisé.
Les élus et les forces vives du Pays (le cadre des participants dépassait le canton) ont contribué à
la mise au point de ce plan « 2020 » que, par la suite, les élus ont enterré mais dont l’analyse et les conclusions demeurent globalement d’actualité, malgré le fait qu’un de ses
moteurs, le Comité de Développement, soit mort né faute de moyens et de volonté politique. L'idée devait être bonne puisque la Communauté de Communes vient de la reprendre 6 ans après !
Cette base toujours d’actualité constitue, d’une part, l’ossature d’un projet de développement du
Pays et d’autre part, permettra la mobilisation conjointe d’élus et des forces vives pour une relance de l’économie locale et le développement coordonné des actions sociales, culturelles…sa mise
en œuvre aurait, par exemple, évité les cafouillages et magouilles concernant le complexe aquatique ex cantonal, le PLU d’Olonne-sur-Mer…et aurait favorisé un développement économique coordonné
cantonal en lien avec le Pays des Achards, le Talmondais…
CONCLUSION : MOBILISATION ET SURSAUT CITOYEN
Cette analyse est partagée par nombre de citoyens du Pays des Olonnes contraints de subir une situation
qu’ils déplorent.
Ces citoyens, comme d’ailleurs certains élus des majorités et des oppositions actuelles, sont
aujourd’hui isolés et donc impuissants pour apporter une réaction appropriée à ce qu’ils réprouvent.
Pour ces élus, troublés par les méthodes de gestion de leurs leaders si peu participatives et
parfois même peu orthodoxes, il est temps de retrouver leur liberté.
Ils doivent franchir le cap de la rupture pour rejoindre un mouvement de RENOUVEAU DU PAYS DES OLONNES et préparer l’avenir. Ce mouvement a besoin de fédérer toutes les énergies citoyennes, sans aucun
ostracisme.
C’est pour cela que, fort de nos espoirs, nous ne baisserons pas les bras malgré les attaques :
elles proviennent d’hommes du passé et sont largement contrebalancées par les soutiens que nous recevons.
MOBILISONS-NOUS TOUS: le Pays des Olonnes a besoin de toutes ses forces citoyennes que vous
représentez.