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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 17:57
LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

LA DÉPENDANCE LIÉE AU VIEILLISSEMENT EST UN RISQUE À ASSURER

 

UN PROJET TROP IMPORTANT POUR ÊTRE MAINTENANT TRAITÉ À LA VA-VITE. Il MÉRITE À NOUVEAU DÉBAT, CONCERTATION, NÉGOCIATION  ET REMISE À JOUR

Il y a une coïncidence imprévue par nous entre l'actualité avec la visite du Président Macron dans un EHPAD et le sujet que nous devions traiter ! Pourvu que la réflexion collective porte ses fruits.

 

Voir notre article précédent :

http://www.olonnes.com/2020/06/le-drame-des-personnes-agees-dependantes.html

Revenons encore une fois sur le cinquième risque nommée aussi la dépendance liée au vieillissement. C'est un problème humain, délicat qui souvent peut devenir dramatique au sein des familles...la crise sanitaire nous a rappelés à nos devoirs de solidarité.

Le Président de la République voulait un projet pour la fin de l’année 2020 sur des bases qui, aujourd’hui, ne nous paraissent pas à la hauteur de l’enjeu de société…

 

PAS DE « CINQUIÈME RISQUE » DÉPENDANCE FINANCÉ PAR DE NOUVEAUX IMPÔTS…TAXES…

Plus de 30 ans d’études, de concertations, d'expériences…ont permis aux citoyens intéressés ou concernés d’avoir des bases solides pour aborder avec sérénité un problème social d’une telle importance. C’est pour cela que nous devons  formuler une analyse critique du nouveau projet présenté par la Président de la République.

Le projet MACRON démobiliserait la famille, ses droits et ses devoirs et créerait une nouvelle usine à gaz et des impôts et taxes supplémentaires. Les rôles de la famille et du maintien à domicile des personnes âgées sont des enjeux d'une extrême importance. Le Président ne tranche pas la question des EHPAD, ce qui est logique puisque le rôle de la famille et des aidants d’une manière générale n’y est pas assez pris en compte.

Le projet esquissé démobiliserait aussi l’individu et sa liberté de garantir son avenir. Puisque que ce dossier a été baptisé le cinquième risque…c’est qu’il y a effectivement et malheureusement pour nous tous un risque de dépendance dans sa fin de vie. Or, qui dit risque dit assurance. Chacun a la liberté donc la possibilité de s’assurer contre le risque « dépendance » comme il doit le faire pour sa voiture, sa maison... D’ailleurs très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du « risque dépendance » et les Compagnies d’Assurances ne manquent pas de produits à présenter. Mais il ne faut pas laisser un système bancal se pérenniser à deux vitesses : ceux qui se seraient assurés et ceux qui ne le seraient pas avec le risque de rester à la charge de la société...y compris à la charge de ceux qui ont pris soin de s'assurer !

Ce serait trop facile encore fois de déresponsabiliser le citoyen qui a la possibilité d’épargner quelques euros périodiquement durant sa vie active pour s’assurer comme il le peut ou comme il l’entend pour ce risque de fin de vie.

Ce serait encore trop facile et même lâche de faire payer l’État pour couvrir un risque personnel. L’État, c’est nous tous égaux devant la loi et devant l'impôt !

Il pourrait, par contre, être décidé que la solidarité nationale jouerait son rôle pour ceux qui auraient du mal à payer une cotisation d’assurance personnelle ou qui n’aurait pas acquis les moyens de garantie suffisante pour assumer la lourde charge d’une lourde dépendance.

D’ailleurs, très nombreux déjà sont ceux qui se sont assurés pour la couverture du risque dépendance avec des contrats qui présentent toutes sortes de variantes.

On pourrait aussi ajouter que les sommes capitalisées ainsi par les assurances seraient une réserve utilisable entre autres pour le financement de l’économie en général et, en particulier, pour la création d’établissements pour recevoir justement les personnes souffrant de forts handicaps et former le personnel soignant. À ce niveau, on parlerait ainsi de vraie solidarité nationale consentie.

 

L’ÉTAT NE CESSE DE REPORTER LES DATES D’UNE DÉCISION QUI URGE COMME L’A MONTRÉ LA CRISE SANITAIRE ET SON IMPACT SUR LES ÉTABLISSEMENTS D’HÉBERGEMENT POUR PERSONNES DÉPENDANTES EHPAD

Rappelons simplement que dans quelques années…deux millions de familles auront un des leurs concerné car cette situation.

Aujourd’hui, on apprend que le nouveau Premier Ministre n’est pas pressé…si cette information est bien confirmée, c’est qu’il doit estimer que le dossier mérite encore réflexion…et que, peut-être, il estime la gestion de cette grosse et nouvelle caisse confiée à la Sécurité Sociale risque d’être une source nouvelle de problèmes de gestion. Et ce n'est que l'aspect financier ! On en peut éjecter tous les aspects humains. Notre régime général de couverture sociale maladie vieillesse et ses régimes particuliers à la française a montré ses limites...

 

N’EN RAJOUTONS PAS POUR FAIRE GROSSIR LE MAMMOUTH QUI RISQUERAIT D’EXPLOSER

 

DEUX CONCLUSIONS

La première n’étonnera personne : le Président de la République omnipotent et omni compétent se saisit de tout projet et se lance à l’aventure sans s’apercevoir que, parfois, il n’y a plus personne qui le suit ! C’est sur le sujet aujourd'hui la confusion et l’improvisation au niveau de l’Élysée.

 

La seconde conclusion, c’est que la dépendance est un problème social de la plus grande importance pas seulement financière (enjeu d’au moins 50 milliards d’euros dans les années à venir). Le scandale du confinement au sein des EHPAD nous a tous mis face à des responsabilités morales qu’il ne faudra pas occulter.

 

Puisqu’on parle tant des droits et si peu des devoirs rappelons que toute personne âgée a droit à une fin de vie décente et particulièrement en étant accompagnée. La crise sanitaire nous a rappelé qu’il y a urgence à agir mais pas n’importe comment.

 

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