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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 19:12
8 MAI 1945 / 8 MAI 2020...75 ANS APRÈS

 

 

8 MAI 1945 / 8 MAI 2020 : SE SOUVENIR

 

Le 8 mai 1945, au matin, c’est la fin officielle de la guerre entre les alliés et l’Allemagne, suite à la capitulation pure et simple de l’Allemagne signée à Reims la veille et confirmée le 9 mai par la fin des hostilités entre la Russie et l’Allemagne.

 

Aujourd’hui, nous eussions aimé entendre plus parler de cet anniversaire que de CORONAVIRUS. Mais, 1945, c’est loin et 2020, c’est aujourd’hui, 75 ans après. C’est l’année du virus et des tourments qui viennent troubler ce temps de paix.

 

Ce n’est pas une raison pour oublier cette deuxième guerre mondiale 1939/1945 et son cortège de souffrances, d’héroïsme, de solidarité.

 

La France, nous le rappelons, est pourtant encore « au front » où son Armée se bat pour tenter de faire reculer le terrorisme et nous protéger. Ce front est nommé pudiquement « Opérations Extérieures ». Il mobilise cependant 30 000 militaires français : un jeune légionnaire vient encore d’y être tué au combat pour défendre des populations civiles et nous-mêmes de la menace terroriste permanente.

 

8 mai 1945, il faut non seulement se souvenir mais il faut aussi sans cesse rappeler aux plus jeunes que la paix est un bien précieux qu’il faut défendre parfois au prix de sacrifices et de sacrifiés qu’il ne faut jamais oublier.

 

 

 

"Ce 8 mai ne ressemble pas à un 8 mai"

 

Message du Président de la République :

 

"Ce 8 mai ne ressemble pas à un 8 mai. Il n’a pas le goût d’un jour de fête. 

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous rassembler en nombre devant les monuments de nos villes, sur les places de nos villages, pour nous souvenir ensemble de notre histoire. 
Malgré tout, la Nation se retrouve par la pensée et les mille liens que notre mémoire commune tisse entre chacun de nous, cette étoffe des peuples, que nous agitons en ce jour dans un hommage silencieux. 

C’est dans l’intimité de nos foyers, en pavoisant nos balcons et nos fenêtres, que nous convoquons cette année le souvenir glorieux de ceux qui ont risqué leur vie pour vaincre le fléau du nazisme et reconquérir notre liberté.  
C’était il y a 75 ans. 
Notre continent refermait grâce à eux le chapitre le plus sombre de son histoire : cinq années d’horreur, de douleur, de terreur. 

Pour notre pays, ce combat avait commencé dès septembre 1939.
Au printemps 1940, il y a 80 ans, la vague ennemie avait déferlé sur les frontières du Nord-Est et la digue de notre armée n’avait pas tenue. 
Nos soldats pourtant s’étaient illustrés à de nombreuses reprises. Ceux de Montcornet, d’Abbeville, de Gembloux ou de Stone, les hommes de Narvik, les cadets de Saumur, l’armée des Alpes avaient défendu avec vigueur notre territoire et les couleurs de notre pays. 
Ils sont « ceux de 40 ». Leur courage ne doit pas être oublié. 
Dans le crépuscule de cette « étrange défaite », ils allumèrent des flambeaux. Leur éclat était un acte de foi et, au cœur de l’effondrement, il laissait poindre la promesse du 8 mai 1945. 

Cette aube nouvelle fut ensuite conquise de haute lutte par le combat des armées françaises et des armées alliées, par les Français Libres qui jamais ne renoncèrent à se battre, par le dévouement et le sacrifice des Résistants de l’Intérieur, par chaque Française, chaque Français qui refusa l’abaissement de notre nation et le dévoiement de nos idéaux. 
La grande alliance de ces courages permit au Général DE GAULLE d’asseoir la France à la table des vainqueurs.
La dignité maintenue, l’adversité surmontée, la liberté reconquise, le bonheur retrouvé : nous les devons à tous ces combattants, à tous ces Résistants. 
A ces héros, la Nation exprime son indéfectible gratitude et sa reconnaissance éternelle.

Le 8 mai 1945, c’est une joie bouleversée qui s’empara des peuples. Les drapeaux ornaient les fenêtres mais tant d’hommes étaient morts, tant de vies étaient brisées, tant de villes étaient ruinées. A la liesse succéda la tristesse et la désolation. Avec le retour des Déportés, les peuples découvrirent bientôt la barbarie nazie dans toute son horreur…

Rien, plus jamais, ne fut comme avant."

 

 

 

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