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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 21:13
ROUNDUP, SANTÉ PUBLIQUE, DANGEROSITÉ, PRINCIPE DE PRÉCAUTION...

AUTORISATIONS, INTERDICTIONS, AVIS...IL FAUT S'INFORMER, ÊTRE BIEN INFORMÉS

 

Suite à l’information ci-dessous sur le glyphosate parue dans Ouest France, il faut bien recadrer le débat :

  • sur les produits cancérigènes effectivement ou potentiellement,

  • sur les perturbateurs endocriniens,

  • sur toute substance ou technique pouvant présenter un risque pour la santé publique.

Le principe de précaution, même s’il est inscrit depuis 2005 dans la constitution française, ne pourra jamais être une base scientifique conduisant à une interdiction ou à une autorisation d’un produit. On ne peut arrêter le progrès, on ne peut freiner toute innovation. On le voit bien pour les centrales nucléaires, les OGM, les nouvelles technologies, certains produits chimiques…

Les scientifiques, experts et autres intervenants…qui ont à donner leur avis sur la dangerosité de produits, sur de nouvelles technologies ne sont que des hommes parfois soumis aux fortes pressions des lobbies. Il faut les défendre en défendant leur liberté.

LE CITOYEN CONSOMMATEUR, UTILISATEUR A LE DEVOIR DE VIGILANCE

Il appartient aussi au citoyen de savoir se défendre lui-même, de réagir, de s’informer : par exemple quand un produit, une molécule est présumée dangereuse il faut qu’il oriente son choix vers les produits de substitution ne contenant pas la dite molécule, qu’il diminue voir supprime sa consommation du produit incriminé ou l’utilisation d’une technologie à risques. On a toujours le droit de boycotter un produit qui est supposé contenir des éléments nuisibles à l’homme, à l’environnement.

À ce titre, il faut aussi préserver les lanceurs d’alerte.

Ce n’est pas au seul législateur, au seul scientifique de décréter l’interdiction d’un produit même après consultation. C’est un ensemble d’institutions qui doivent collaborer à la décision finale : autorisation ou interdiction.

Par contre, il appartient au pouvoir réglementaire d’imposer une information plus fiable, plus lisible sur tous les produits et technologies utilisés, commercialisés.

 

UN EXEMPLE : LE GLYPHOSATE ( Ouest France )

"Glyphosate : une nouvelle « autorisation » fait déjà réagir

Selon les eurodéputés socialistes français Eric Andrieu et belge Marc Tarabella, la Commission européenne s’apprêterait à proposer au mois de juin un renouvellement d’autorisation du principe actif controversé du Roundup.

La Commission européenne devrait proposer au mois de juin un renouvellement de 10 ans de l’autorisation du glyphosate, principe actif du Roundup, et herbicide le plus commercialisé au monde. Une discussion sur ce dossier explosif, déjà reportée, a finalement eu lieu ce 16 mai au sein du collège des commissaires.

Le commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis est à l’initiative de ce projet de compromis alors que son collègue à l’agriculture Phil Hogan était favorable à un renouvellement pour 15 ans. Mais d’autres plaidaient pour une durée inférieure à 10 ans, notamment les commissaires Vella (environnement) et Vestager (concurrence).

L’autorisation en cours du glyphosate, qui a été prolongée de 18 mois faute de consensus entre les États membres, arrive à échéance à la fin de l’année.

Cancérigène probable

Avant de présenter sa proposition, la Commission doit attendre que lui soit officiellement transmis le rapport de l’Agence européenne des produits chimiques. Lequel a conclu que le glyphosate ne doit pas être classé comme cancérogène. Ce n’est qu’ensuite, que le texte sera soumis au vote des États membres.

Cependant, le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l’Organisation mondiale de la santé, a classé le glyphosate comme « cancérigène probable » en 2015. Analyse battue en brèche, ces derniers mois, par deux agences de l’UE : celle des produits chimiques (ECHA) et celle de la sécurité des aliments (Efsa). Qui ont, elles, conclu que tel n’est pas le cas.

C’est donc, sur cette base que le collège des commissaires devrait officiellement s’accorder pour proposer aux États membres de renouveler son autorisation. Celle-ci, après plusieurs prolongations provisoires, arrive à échéance en fin d’année.

"Appliquer le principe de précaution"

De leur côté, les eurodéputés socialistes français Eric Andrieu et belge Marc Tarabella demandent « une stricte application du principe de précaution ». S’appuyant sur l’affaire dite des « Monsanto papers » ils ont déjà demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire. Ce qui n’a pas encore été obtenu. Pour qu’une telle commission d’enquête soit mise en place, il faut qu’un quart des membres du Parlement européen le demande.

Selon les deux eurodéputés, les « Monsanto papers » ont montré qu’aux États-Unis, dès 1999, le géant américain avait caché certaines preuves du danger sanitaire de l’herbicide. De nouvelles révélations prouveraient que Monsanto a même payé des scientifiques pour parapher des études tendancieuses réalisées par ses propres équipes.

Les deux eurodéputés exigent que « toute la lumière soit faite avant tout renouvellement de ce produit potentiellement cancérigène pour 500 millions d’européens » et qu’à défaut « la Commission, mais aussi les Etats membres, engageront leur responsabilité ».

Phil Hogan favorable au renouvellement

Le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, n’est pas sur cette longueur d’onde. Il a déjà indiqué qu’il soutiendra le renouvellement. Tout comme les organisations et coopératives agricoles majoritaires de l’UE, telle Copa-Cogeca, qui l’ont demandé dans une lettre adressée le 25 avril au président de la Commission, Jean-Claude Juncker, sur « la base de ces preuves scientifiques solides ».

La FNSEA soutient elle aussi l’utilisation du glyphosate. L’herbicide est apprécié des agriculteurs pour son efficacité et sa facilité d’emploi, certaines semences étant créées pour y résister, au contraire des plantes adventices qu’il détruit.

Effet cocktail

En 2015 le Parlement européen avait, lui, voté en faveur d’un renouvellement pour 7 ans seulement.

En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a retiré, en juin dernier, l’autorisation de commercialisation d’une centaine de produits non pas parce qu’ils contiennent du glyphosate, mais parce qu’ils y associent une autre substance avec un effet cocktail préoccupant. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a pour sa part estimé, en réponse aux deux députés : " Compte tenu de l’examen approfondi de toutes les informations disponibles par l’Autorité européenne de sécurité des aliments et l’Agence européenne des produits chimiques, il n’y a aucun motif de remettre en cause les évaluations scientifiques et les conclusions sur le glyphosate effectuées dans l’Union européenne."

 

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