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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 21:46
MACHIAVEL : MÊME POUR KUI LE DROIT  À LA TRAHISON ET AU MENSONGE EST LIMITÉ

MACHIAVEL : MÊME POUR KUI LE DROIT À LA TRAHISON ET AU MENSONGE EST LIMITÉ

"UN PRINCE BIEN AVISÉ NE DOIT POINT ACCOMPLIR SA PROMESSE LORSQUE CET ACCOMPLISSEMENT LUI SERAIT NUISIBLE ET QUE LES RAISONS QUI L'ONT DÉTERMINÉ À PROMETTRE N'EXISTENT PLUS  : TEL EST LE PRÉCEPTE À DONNER"

Même MACHIAVEL reconnait qu'une promesse en politique peut ne pas être tenue par celui qui l'a faite mais il ne faut pas se tromper :  la condition qu'il met à cette rupture d'engagement du Prince limite, borde le droit de trahir ses promesses par deux conditions "que les raisons de promettre n'existent plus !" 'et "que sa promesse lui soit nuisible".

Pour nos élus, la promesse doit donc être manipulée avec précaution.

 

LA TRAHISON DANS LES GÈNES DES POLITICIENS, ELLE EST BANALISÉE

"Je ne m'attendais pas à tant de trahisons " Benoît HAMON...c'était avant la déclaration de Manuel VALLS !

Qu'ils soient de droite comme de gauche, ils trahissent : leurs engagements, leurs amis.

Nous sommes spectateurs de l'énorme capacité des élus de trahir : ils trahissent leurs partis, leurs amis, ils trahissent leurs promesses donc leurs électeurs, ils trahissent les résultats de scrutin comme les primaires...le résultat est clair, l'élu n'est plus crédible...La race  finira par être balayée par le peuple en colère qui se réfugiera dans l'extrémisme.

C'est ce que nous devons éviter. Mais pour cela il faut pouvoir sanctionner les traîtres et faciliter, imposer de nouvelles règles qui respectent le droit de mentir mais pas le droit de trahir même si la nuance entre les deux est mince.

 

Lors des élections, les candidats étalent des promesses qu'ils s'empresseront très vite d'oublier s'ils sont élus ou simplement ils savaient ces promesses intenables et pourtant ils promettent.

C'est donc la culture de la trahison qui s'est installée dans les mœurs politiques.

Est-ce une tendance irréversible ?

NON : un élu n'est pas obligé de mentir, un élu n'est pas obligé de trahir. Seules règles qui mènent aujourd'hui au pouvoir par l'élection sont radicalement mauvaises, condamnables : elles ouvrent la porte à tous les abus, à toutes les trahisons, à toutes les menteries et vilenies.

 

NE FAISONS PLUS DE L'ÉLU UN PROFESSIONNEL DE LA POLITIQUE 

Le mal vient en majeure partie de la professionnalisation de la politique, de l'ENA," boîte" à faire des politiciens professionnels et à vie prêts à tout pour gravir les échelons qui mènent à plus de pouvoir, plus de gains, plus d'honneurs par tous moyens ...

Donc pour éviter la culture du mensonge et de la trahison  les remèdes simples et cumulatifs sont :

- l'obligation pour tout fonctionnaire qui se lance en politique de démissionner dans des conditions qui seraient fixées,

- un vrai statut d'élu justement rémunéré (fini les bricolages), prévoyant les moyens décents de son retour à la "vie civile"

- une limitation drastique et adaptée de la durée des mandats dans le temps : par exemple pas plus de deux mandats de députés ou de sénateurs,

- que l'élu à tous niveaux soit un citoyen responsable de ses actes devant la Justice de son pays et que les magistrats soient sans concession pour appliquer la règle qu'impose l'exemplarité : l'élu doit se montrer exemplaire, irréprochable, le faux pas leur est interdit.

 

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