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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:56
Une mairie où il se passe bien des choses

Une mairie où il se passe bien des choses

UNE LEÇON DE DÉMOCRATIE

EXIT LA GAUCHE SABLAISE DU FUTUR CONSEIL COMMUNATAIRE DE L'AGGLOMÉRATION ?

Cela aurait pu arriver mais...

Ce fut la crainte des deux élus de gauche lors du vote sur l'élection des conseillers communautaires qui deviendront le 1er janvier 2017 les délégués des Sables d'Olonne à la future communauté d'agglomération.

Les futurs délégués à cette communauté d'agglomération  

Il y a, jusqu'au 31 décembre 2016, 14 délégués communautaires, conseillers municipaux des Sables d'Olonne à la CCO...il n'y en aura plus que 13 à la Communauté d'Agglomération...qui va être éliminé ?

Il faut donc une élection au sein du conseil municipal pour le choix des conseillers qui seront nommés par leurs homologies à la communauté d'agglomération. On pourrait reprendre les mêmes ...sauf qu'il y en aura un qui sera éliminé.

Si on suit la règle fixée par la loi au sein du Conseil Municipal il n'y a que deux élus de gauche dont un seul est délégué communautaire.

Le mode de scrutin brut élimine mathématiquement ce conseiller municipal Gérard MERCIER qui ne peut que critiquer ce système majoritaire qui élimine totalement la représentation des gens de la gauche sablaise de toute présence dans la future Communauté d'Agglomération. 

Ce constat fait, il fallut bien passer au vote à bulletin secret. 

Il y eut alors lors de la proclamation du résultat du vote une surprise de taille : avec deux élus au Conseil Municipal il y eut 3 voix pour permettre à Gérard MERCIER de siéger au futur Conseil Communautaire. Cette voix baladeuse a sauvé la démocratie locale et la représentativité des Sables d'Olonne. Gérard MERCIER n'a pas caché une émotion certaine devant ce "geste" d'un élu qui lui a apporté un soutien inattendu. Un miracle ?

 

LES ÉMIGRÉS, LES RÉFUGIÉS S'INVITENT AU CONSEIL MUNICIPAL :  imbroglio administratif et misère de l'humanité...des bouts de ficelle et du bénévolat, est-ce suffisant ? 

Cette invitation des émigrés au Conseil Municipal et l'accueil qu'on leur réserve furent évoquées dans une question écrite du même Gérard MERCIER qui s'élève contre le risque et la réalité d'expulsions de famille d'étrangers installées aux Sables d'Olonne.

Les griefs à leur encontre sont d'ordre juridico-financier alors que sur le plan intégration, il n'y a pas de problème. La question est simple : les organismes municipaux et les organisations caritatives nombreuses et actives aux Sables d'Olonne ne peuvent-ils pas agir, prendre le relai pour éviter ces expulsions.

 Sur ce problème, Madame Brigitte TESSON adjointe au maire, n'a pu qu'exposer la situation juridique et administrative. Il est fait beaucoup au niveau de l'accueil des émigrés, des SDF...au niveau du Pays des Olonnes.

NON UNE MAIS CINQ FAMILLES EN DIFFICULTÉS

Tout d’abord la famille expulsée.  Celle-ci est présente depuis quelques années sur le territoire des Sables, déboutée du droit d’asile mais maintenue sur le territoire français avec autorisation temporaire de six mois tant que le chef de famille travaille.

Cette famille était logée par l’APSH (Association qui œuvre pour l'Accompagnement personnalisé et le Soutien à l'Habitat) dans le cadre du CADA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile). L’APSH loue ses appartements à des particuliers et l’État, dans le cadre du CADA lui rembourse les loyers.

Or, cette famille étant déboutée du droit d’asile, l’État ne remboursait plus à l’APSH les loyers !

Pendant quelques moins, sans l’aide de l’État, l’APSH a réglé les loyers. Ne pouvant plus faire face à cette charge, l’APSH a cessé les règlements.

À noter que lors de l’expulsion, le représentant de l’État présent a proposé un hébergement à l’Hôtel, non pas aux Sables où il n’y avait plus de place pour cause de Vendée Globe, mais à la Roche-sur-Yon. La famille a refusé, préférant être hébergée par une autre famille. Ceci en attente d’un logement privé.

Les bailleurs sociaux, Vendée Logement et Vendée Habitat, n’acceptent pas leur dossier, dans la mesure où leur autorisation à rester sur le territoire est temporaire (tous les six mois en fonction du maintien sur le marché de l’emploi du chef de famille).

Mais alors que font les services sociaux de la Ville ?

L’hébergement social n’est pas de la compétence des communes. Cependant, le CCAS possède quelques logements sociaux, tous occupés à ce jour. La Ville met gratuitement à disposition de l’APSH, les locaux de la rue Laennec pour la MAJ (Maison d’accueil de jour) ainsi que trois studios rue Napoléon actuellement occupés par des SDF en phase de stabilisation. Elle loge aussi, rue Saint-Pierre, une association pour l’alphabétisation (L’ARS). La ville l'a autorisé à accueillir dans ses locaux la Cimade qui accompagne les réfugiés. De plus, nous subventionnons toutes les associations caritatives qui aident les réfugiés. Le CCAS prend en charge 75 % du montant du prix de la cantine des enfants de réfugiés. Nous donnons aussi 4.800 € par an à la MAJ pour la nourriture.

De plus, la CCO verse à l’APSH 65.868 € par an.

"En conclusion, dit Brigitte TESSON, vous pensez bien que tous ces différents intervenants du social travaillent ensemble, se connaissent, se consultent, se complètent. Cependant, la Commission sociale de la Ville propose une réunion de concertation régulièrement dans le cadre de Cap solidaire."

ACCUEIL DES MIGRANTS : LE PAYS DES OLONNES ACCUEILLE 20 RÉFUGIÉS

La ville a accueilli dès avril huit réfugiés à la demande de l’État. Quatre ont rejoint le groupe  en octobre. Il s’agit de 12 réfugiés aux Sables. Château d'Olonne en accueille (provisoirement) huit. Le Pays des Olonnes accueille ainsi une vingtaine de réfugiés, "prenant sa part" ajoute Brigitte TESSON.

Gageons que ce dossier n'est pas clos mais posons-nous la question : nos structures sont-elles en phase notre volonté de solidarité et nos devoirs d'accueil ? Jusqu'où collectivités et associations peuvent-ils aller ? Notre régime administratif centralisé et complexe est-il adapté à ce type de situation : pourquoi ne pas déléguer plus de fonds et de responsabilités aux organisations caritatives comme le fait la Grande Bretafgne ?

 

 

 

 

 

 

 

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