Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SOUTENEZ NOTRE ACTION : abonnez-vous, adhérez à notre association CACO

Recherche

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 14:07
JOURNÉE DE SOLIDARITÉ ET PERTE D'AUTONOMIE

L'ESCROQUERIE DE LA JOURNÉE DE SOLIDARITÉ : DÉTOURNEMENT DE MILLIARDS D'EUROS !

 

RAPPEL DE CIRCONSTANCE

extrait du jounal "Le Monde"

La journée de solidarité a été mise en place à la suite de la canicule de 2003.

Ce fut la journée du lundi de PENTECÔTE.

C’était après la canicule meurtrière de 2003 : le président Chirac et son gouvernement imaginent de sacrifier un jour férié pour financer une Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Assoupli en 2008, puis étendu aux retraités, le mécanisme rapporte plus de 3 milliards d’euros par an.

« Une journée de solidarité est instituée en vue d’assurer le financement des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle prend la forme d’une journée supplémentaire de travail non rémunéré pour les salariés et de la contribution [des employeurs pour financer] l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées. »

 

La journée supplémentaire de travail – qu’il s’agisse du lundi de Pentecôte ou d’un jour quelconque – n’est pas payée en plus.

En contrepartie de ce « gain », l’employeur doit verser 0,3 % de sa masse salariale à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.

Cette contrepartie s’appelle la contribution solidarité autonomie (CSA).

Les revenus du capital, hors épargne populaire type Livret A, sont également soumis à ce prélèvement de 0,3 %.

Depuis le 1er avril 2013, les retraités et invalides assujettis à l’impôt sur le revenu doivent aussi contribuer à hauteur de 0,3 % de leurs pensions au financement de la dépendance en s’acquittant de la contribution additionnelle solidarité économie (CASA).

Selon la CNSA, la journée de solidarité devrait rapporter plus de 3 milliards d’euros pour l’année 2016 : 2,29 milliards d’euros financés par les contributions des salariés (CSA) et 726 millions versés par les retraités (CASA).

37 % de la contribution additionnelle, versée par les retraités (CASA), ne sera pas utilisée en 2016

 

Somme conservée pour des dépenses futures Ces crédits « sous-utilisés » suscitent la colère de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).

 

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales évoquait déjà en 2010 une somme de 1,8 milliard d’euros d’excédents non utilisés.

« On trompe les salariés et retraités".

Du côté de la Caisse nationale de solidarité, on explique que seule « une petite partie » des crédits sous-consommés a été réaffectée à l’Assurance-maladie (qui est l’un de ses principaux contributeurs).

En 2014, pour compenser la « cagnotte » constituée par la CASA, l’Etat a également baissé une partie de ce qu’il verse au titre de la CSG : c’est donc une manière indirecte de détourner l’argent de la caisse vers les finances de l’Etat.

 

En français, cela s'appelle un détournement de fonds.

Comment faire confiance à l'État ?...vous vous souvenez de la vignette auto ???...eh bien, l'État a recommencé avec la journée solidarité.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by CACO - dans DEPENDANCE
commenter cet article

commentaires