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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 09:00
Une facture qui sera de plus en plus salée

Une facture qui sera de plus en plus salée

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http://www.olonnes.com/2016/05/edf-areva-erreurs-monumentales-que-le-contribuable-client-d-edf-va-payer-deux-fois.html

avec les informations parues entre autres sur CONTREPOINTS.ORG

 

LA GESTION CONTESTABLE DU GROUPE EDF AREVA

 

Le patron d'EDF assure qu'«il n'y a pas d'inquiétudes à avoir» sur la situation financière du groupe. Pourtant, les résultats financiers affichés l'année dernière ne sont guère reluisants.

Et les investissements massifs à venir devraient alourdir un peu plus la dette.

Jean-Bernard Lévy, patron du groupe EDF AREVA, s'est voulu rassurant sur la solidité financière de l'entreprise, alors que doit se décider «dans les prochaines semaines» la construction de deux réacteurs nucléaires sur le site d'Hinkley Point, au Royaume-Uni.(voir précédent article).

Un projet qui doit coûter plus de 23 milliards d'euros. EDF financera les deux tiers de cette somme, soit 16 milliards d'euros.

Pour ce faire, le groupe, détenu à plus de 85% par l'État, a annoncé une augmentation de capital de 4 milliards d'euros.

Un projet qui ne semble pas du tout apaiser les investisseurs.

L'action s'enfonce alors que le groupe devrait cherche des capitaux sur les marchés.

Depuis l'été dernier, le titre a perdu près de la moitié de sa valeur !

Les marchés financiers ont-ils raison de s'inquiéter? «EDF continue de gagner de l'argent chaque année» dit Jean-Bernard Lévy, le patron d'EDF mais ses résultats sont en chute libre

 

AUX PROBLÈMES TECHNIQUES S'AJOUTENT LES PROBLÈMES D'UNE GESTION ÉTATIQUE HASARDEUSE

 

Entre 2012 et 2014, le bénéfice du groupe avoisinait les 4 milliards d'euros.

Mais l'année dernière, il a été divisé par trois, selon le rapport d'activité 2015 d'EDF.

Un net repli dû à des dépréciations d'actifs et à une forte provision de 800 millions d'euros passée dans ses comptes après que Ségolène Royal a fixé à 25 milliards d'euros le coût du centre d'enfouissement de déchets nucléaires Cigéo.

 

GRAVES DÉFICIENCES EN MATIÈRE DE GESTION

Mauvais choix stratégiques.

 

L’effondrement du prix du pétrole et la résurrection des énergies fossiles ont plombé le nucléaire (comme les énergies « nouvelles »).

Mais les déficits pointaient à l’horizon depuis plusieurs années, avec le retard pris dans la construction des nouvelles installations pour les centrales du Tricastin et de Malvési et les surcoûts engendrés (1 milliard, dit-on).

Des commandes anticipées n’ont pas été réalisées : la Chine, après la catastrophe de Fukushima ; et EDF dont le projet de « grand carénage » destiné à assurer la sécurité des centrales n’a pas démarré.(voir précédent article).

 

AREVA : CAPITALISME DE CONNIVENCE

Il faut en effet savoir qu’Areva a une structure d’entreprise commerciale, mais que 87 % des actions sont possédées par l’État.

Bel exemple de « capitalisme de connivence » et bonne explication des erreurs stratégiques commises.

Car les erreurs sont payées directement par les contribuables français.

Un milliard d’impôts supplémentaires serait affecté au sauvetage de l’affaire et il faut aussi s’attendre à une participation généreuse de la part d’EDF, principal client et opérateur, et la poche d’EDF est pleine des recettes des usagers-contribuables.

 

CONFUSION DES POUVOIRS : ENTREPRISE PRIVÉE PUBLIQUE, L'ÉTAT MAUVAIS PATRON

 

ÉLECTRICTÉ PAS CHÈRE, INVESTISSEMENTS LOURDS, GESTION DU PERSONNEL DÉMAGOGIQUE

En se comportant à la fois en entrepreneur et en garant du programme nucléaire, l’État français a organisé l’irresponsabilité financière des opérateurs, alors que dans d’autres pays – tout aussi tentés par la solution nucléaire – les calculs des financiers, la logique des marchés et une meilleure prise en compte des inquiétudes de la société civile jouaient le rôle de contre-pouvoir efficace.

L'État patron pour satisfaire ses besoins militaires a confondu et bien mélangé le fonction civile production d'électricité et la fonction militaire fonction défense (sous-marins, bombes...)

Ainsi, alors que l’État français déresponsabilisait EDF pour l’inciter à investir massivement sur l’option nucléaire, aux États-Unis, la responsabilisation des compagnies d’électricité aboutissait, au contraire, à un ralentissement progressif des investissements.

Au volontarisme des politiques hexagonaux qui imposaient un tarif électrique bas dans l’oubli du long terme, s’opposait la prudence d’investisseurs, de banquiers et de compagnies d’assurances américains, soumis aux contraintes de la rentabilité financière et à la pression des opposants.

Entre 1970 et 2012 l’électricité a toujours été maintenue à un prix très bas en France.

Ainsi, au second trimestre de 2008, le prix de l’électricité fournie aux ménages était inférieur de 27 % à la moyenne européenne et celui de l’électricité fournie aux entreprises industrielles était de 33 % inférieur à la moyenne

La promesse d’une électricité bon marché faite aux Français au début des années 1970 fut tenue jusqu’en 2012.

Mais n’était-elle pas, en réalité, le report sur les générations futures de coûts cachés ?

Ce report n’a été possible que parce que l’évaluation économique du programme était biaisée ; les risques d’accident sous-estimés ; le débat démocratique étouffé...

Confondant le rôle des grandes entreprises publiques avec celui de l’État, des dirigeants politiques de droite comme de gauche ont organisé une irresponsabilité financière des opérateurs qui a contribué à entretenir un aveuglement collectif sur les coûts cachés.

Dans le même temps, d’autres pays faisaient preuve de plus de vigilance et se désengageaient à temps

Déjà actionnaire à 85 %, l’État français va injecter 3 milliards d’euros dans l’entreprise EDF.

Depuis quelque temps, EDF annonce des résultats financiers très mauvais imputés ou bien à la chute des prix de l’électricité ou bien aux travaux nécessaires pour prolonger l’utilisation de plusieurs centrales nucléaires.

Ces arguments sont en partie vrais mais les dirigeants d’EDF oublient de rappeler la très mauvaise gestion de l’entreprise ainsi que les extraordinaires privilèges dont bénéficient ses employés, les agents d’EDF.

Tout cela payé par les contribuables.

 

LA GESTION DU PERSONNEL EN CAUSE

La facture d’électricité s'aloudit. Elle est  déjà majoritairement composée de taxes comme l’a montré l’IREF : 52 % de la facture d’électricité sont des taxes dont la plupart servent notamment à financer les avantages du personnel.

Parmi ces taxes, il y a la Contribution tarifaire d’Acheminement (CTA) qui a été instaurée par la CNIEG (Caisse nationale des Industries électriques et gazières). Cette contribution est intégralement reversée par tous les fournisseurs et distributeurs d’énergie à la CNIEG,

Cette taxe, qui représente environ 1 milliard d’euros par an, est entièrement reversée à la Caisse des retraites des agents EDF, afin de financer leur régime de retraite extrêmement privilégié par rapport à celui du privé : la retraite dès 50 ou 55 ans, différentes bonifications ou trimestres gratuits, le calcul de la pension à partir du dernier salaire, augmentation régulière des pensions de 5%, revalorisation de l’indemnité de départ à la retraite, temps partiel transformé en temps complet pour la retraite, instauration d’un régime complémentaire par capitalisation…

De plus, ce régime particulier a été adossé au régime général et aux régimes complémentaires Arrco et Agirc sans aucune compensation.

Conclusion : 1,3 milliard d’euros a déjà été pris dans les caisses du privé pour financer le régime des agents EDF.

Ajoutons à cela que la paix sociale est achetée en détournant 1% du chiffre d'affaires EDF au profit du Comité Central d'Entreprise (Caisse Centrale d'activités Sociales) et par d'autres avantages sociaux hors normes.

 

 

Mais le problème qui concerne tous les Français, c’est : qui va payer une addition salée ?

Les erreurs sont payées directement par les contribuables français. C'est le cas pour AREVA.

Cela va être le cas pour les projets EPR qui vont coûter 2 à 3 fois plus cher que prévu.

Cela va être le cas pour les financements du plan carénage.

LA FACTURE EDF, EN DEHORS DES PÉRIODES ÉLECTORALES, VA SERVIR DE BASE POUR PONCTIONNER UN PEU PLUS LES CONSOMMATEURS D'ÉLECTRICITÉ ...LES IMPÔTS SUPPLÉMENTAIRES VIENDRONT EN RAJOUTER.

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Published by CACO - dans ECONOMIE
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commentaires

corrector 23/08/2016 04:52

N'importe quoi. Citez-moi un REP dans le monde servant à fabriquer des bombes.

Par ailleurs, ce n'est pas le pétrole qui concurrence le nucléaire, mais le charbon et le gaz.