Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:44
Des magistrats qui ont su écouter, descendre dans un dossier énorme et sur lesquels pèsent la lourde charge de "dire la justice"

Des magistrats qui ont su écouter, descendre dans un dossier énorme et sur lesquels pèsent la lourde charge de "dire la justice"

Nous vous avons fait suivre au jour le jour ce procès XYNTHIA.

 

Nous n’avons certainement pas pu trouver toujours les mots assez forts pour décrire l’horreur de cette nuit du 27 au 28 février 2010 et les ravages psychologiques et physiques faits sur les victimes rescapées et sur leurs familles et les conditions mêmes dans lesquelles les victimes ont vu arriver leur fin.

 

Ce vendredi 12 décembre 2014 le verdict va tomber.

 

Il sera comme tout ce qui dépend de la justice humaine : imparfait.

 

Il ne réparera pas tous les malheurs, toutes les fractures, tous les dégâts causés aux hommes et aux biens. 

 

Il ne mettra pas fin à toutes les velléités d’élus qui sacrifient l’intérêt particulier à l’intérêt général, qui succombent à la cupidité…le pouvoir confié aux élus générera toujours des excès, des abus de pouvoir. Si ces excés pour une fois sont condamnés cela fera au moins une jurisprudence protectrice des faibles.

 

Il ne réparera pas non plus  les imperfections découlant du non contrôle des élus par l’État, de l’irresponsabilité de fonctionnaires facilement couverte par l’ouverture du parapluie ou autre procédure qui consacre le principe de l’irresponsabilité de décideurs.

 

Ce procès aura cependant permis servi d’abord aux familles des victimes et victimes qui ont survécu de s’exprimer, de ne pas se sentir abandonnées.

 

Deux souhaits :

- Que toutes les conclusions du procès soient tirées pour la protection des populations et pour les disfonctionnements de l’État,

- Que les éventuels condamnés ne fassent pas appel de la décision, acceptent le verdict pour ne pas infliger la double peine aux victimes : après ce procès s’il faut recommencer un deuxième procès, quelle épreuve supplémentaire pour les victimes !

 

Elles ne méritent pas cela. Et pourtant le droit d’appel est un droit incontournable. Nous craignons.

 

Ce ne sont pas les éléments déchaînés, une marée nocturne à coefficient important poussée par un vent violent qui sont jugés mais les hommes et une femme qui ont accepté des responsabilités vis-à-vis de leurs concitoyens et qui ont failli dans leurs obligations et devoirs.

 

Lors du procès ils n'ont pas su ou pas pu trouver les mots du coeur qui pouvaient les rapprocher des victimes et de leurs familles. Leur système de défense qui consistait à dire on ne savait pas, on n'est pas intelligents, c'est de la faute de l'autre, l'Etat en l'occurrence ... n'a pas été à la mesure du drame. C'était de la comédie alors qu'on leur parlait tragédie.

Partager cet article

Repost0

commentaires