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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 20:34
Un palais des Congrès aux Sables d'Olonne, l'espace d'un automne, devient Palais de Justice

Un palais des Congrès aux Sables d'Olonne, l'espace d'un automne, devient Palais de Justice

SI MONSIEUR BABIN  AVAIT ASSUME SES RESPONSABILITES...

 

 

Après les interrogatoires décevants de Monsieur MARRATIER et de Madame BABIN, vient à la barre cet après-midi du 9 octobre 2014,  le fils de Madame BABIN. Nous n'apprécions pas le mode de défense de ces prévenus: c'est trop facile de dire que ce sont les autres qui sont seuls responsables de toutes les négligences (euphémisme)  relevées qui n'ont pu qu'aggraver l'ampleur du drame de cette nuit du 27 au 28 février 2010.

 

Monsieur  Philippe BABIN  a été Président du Syndicat (ASA) des Marais de la Faute-Sur-Mer. C'est ce syndicat qui était propriétaire de la digue et qui était chargé de son entretien. Monsieur BABIN était aussi propriétaire de terrains à la Faute-Sur-Mer, agent immobilier promoteur de lotissements dont "les voiliers " situés dans la fameuse cuvette de la mort au pied de la digue.

Le Président ALMY rappelle les griefs qui lui valent de comparaître devant ce tribunal.

En tant que Président de l'ASA des Marais de la Faute-sur-Mer il a failli dans sa mission de surveillance de la digue et par là il a mis en danger la vie d'autrui.

 

Un salarié du Syndicat, le "maître de digue" Monsieur FOUCAUD, devait veiller au bon fonctionnement de la digue et donc en assurer la surveillance. Cette surveillance comprenait un aspect "alerte" depuis 2005 où la digue a été classée comme intéressant la "sécurité civile".

Sous ce vocable un peu barbare se cache une réalité concrète : celle du risque majeur identifié d'inondation par débordement, submersion ou rupture.

Cela entraîne de facto la mise en oeuvre de préconisations qui visent à prévenir les risques et à protéger les populations.

Monsieur BABIN assumait donc la responsabilité de la mise en oeuvre de ces préconisations avec, sur le terrain, un suivi et un contrôle permanent du maître de digue.

Il est donc surprenant d'apprendre que, contrairement à ses obligations, et cela, au vu et au su de tout un chacun à la Faute-Sur-Mer,  Monsieur FOUCAUD "avait érigé en principe de ne pas être présent  sur la digue la nuit".

Ceci surprend aussi puisque Monsieur FOUCAUD affirme dans sa déposition  qu'il assure la surveillance à chaque marée supérieure au coefficient 90. Et la nuit alors en cas en fortes marées, tempête...?

Mais, il est aussi surprenant d'apprendre que Monsieur BABIN n'a pas vérifié si Monsieur FOUCAUD effectuait correctement les missions qui lui étaient confiées et ce, pendant des années.

Comme il est stupéfiant d'apprendre que c'est seulement en mai 2011 que Monsieur BABIN a découvert que Monsieur FOUCAUD son "maître de digue" n'était pas sur place à son poste sur la digue  dans la nuit du 27 au 28 février2010.

Passons sur le fait que Monsieur BABIN mette en doute les dires de son préposé Monsieur FOUCAUD."J'ai lu la déposition de Monsieur FOUCAUD, elle est particulièrement incohérente"..."même si sa mission ne lui a pas été signifiée par écrit" Monsieur BABIN lui avait parlé des consignes... En visant Monsieur FOUCAUD il dit : "Les lacunes sont de son côté".

Monsieur BABIN reconnaîtra cependant qu'il a agi avec légéreté pour ce qui concerne les consignes à donner à son préposé.

Cela n'empêche pas Monsieur BABIN de  charger son collaborateur en l'absence de celui-ci comme l'ont fait précédemment Monsieur MARRATIER et Madame BABIN avec la DDE.

Un mode de défense déplaisant, voire petit, peut-être dicté par leurs avocats mais dont les prévenus ne sortent pas grandis.

Un autre moyen de défense De Monsieur BABIN consiste à dire que "notre mission était de s'occuper de l'entretien de la digue et non de la sécurité" et d'ajouter "l'ASA n'avait pas pour mission de prévoir l'imprévisible !". Réflexion inutile qui ne sera pas du goût du public et des victimes mais qui en dit beaucoup sur la suffisance du personnage qui s'est quand même permis d'interrompre le Président (une première dans ce procès...Monsieur BABIN s'excusera, chose qu'il ne fera pas lors de ses réactions désobligeantes à l'encontre de la défense des victimes).

 

CETTE SITUATION INTERROGE LES MAGISTRATS ET LES AVOCATS DES PARTIES CIVILES

 

Le Président ALMY se focalise sur le dispositif d'alerte qui aurait dû être mis en place suite au "classement" de la digue en 2005. 

L'étude liée à ce classement préconise, en cas de risque, que deux hommes doivent assurer la veille dotés de gilets de sauvetage et de Talkie Walkie.

Cela fait presque rire Monsieur BABIN : pourquoi 2 veilleurs et avec des Talkie Walkie ?

Monsieur FOUCAUD n'a jamais eu de gilet de sauvetage !

Le Président et le magistrat assesseur sont obligés de lui expliquer que cette procédure d'abord est une protection pour l'homme qui est sur la digue et qui peut être victime d'un accident. Mais ils ajoutent que cette  préconisation de l'étude suppose qu'il y ait  un troisième homme qui peut recevoir les appels et déclencher l'alerte. Et ce troisième ce pourrait être Monsieur BABIN.

Que ce type de dispositif n'ait pas pu être imaginé par Monsieur BABIN étonne.

Et pourtant les préconisations vont loin puisqu'elles prévoient "un dispositif d'évacuation des gens..."Pour Monsieur BABIN, c'est chose impossible !

Et le Président pousse son raisonnement jusqu'à cela fasse mal...si ce dispositif avait été mis en place combien de victimes auraient évité le pire ?

Les avocats des parties iviles ont enfoncé le clou en s'étonnant du manque de réactivité de Monsier BABIN depuis 2 heures du matin ? Il pouvait alerter ses voisins par le klaxon de sa voiture, les réveiller...

Pour Monsieur BABIN ces réactions auraient été inutiles, inefficaces.

A-t-il eu cette attitude suite à un appel à un proche qui était pompier et qui lui a répondu " l'eau entre dans la caserne, reste chez toi."

Plus dure sera la question simple adrssée à Monsieur BABIN : avant de lancer le lotissement des Voiliers (dans la cuvette dite de la mort) au pied de la digue, ne fallait-il pas d'abord réaliser les ouvrages de confortement, de rehaussement de la digue ?

Les besoins et projets du promoteur sont passés avant les nécessités de la sécurité des populations...il en était ainsi pour certains à la Faute-sur-Mer où la culture du risque était occultée, tabou?

Malheureusement, c'était le même homme qui était promoteur des "voiliers"et Président du syndicat chargé de la digue qui n'a pas protégé les habitants de ce lotissement.

Humainement, Monsieur BABIN a fait le plus mauvais choix en créant le lotissement les voiliers avant de protéger le site. Son choix a  été dramatiquement.sanctionné par XYNTHIA.

 

 

 

 

 

 

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