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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 09:41
XYNTHIA : le procès entre dans sa deuxième semaine l'horreur de cette nuit du 27 au 28 février 2010 est toujours aussi présente

Cette deuxième semaine du procès débute par l'audition de trois membres de la famille BERLEMONT : le père Thierry est instituteur en maternelle, bien implanté dans la ville de La Faute-sur Mer. Sa maison est située à 100 mètres de la digue.

Comme d'autres témoins il a d'abord cru à une fuite d'eau !

Il a été piégé dans sa maison lui, son épouse Chantal et ses deux filles.

Lui aussi, comme les autres témoins, a été surpris par la violence du flot quand il a voulu atteindre son garage dont  il a ouvert les portes malheureusement,"l'eau entrait comme un torrent".

C'est un trait commun de tous les témoignages et c'est justement ce qu'on a du mal à imaginer : la force du flot, sa violence, sa traîtrise.

Thierry a alors compris la gravité de la situation. Il a d'abord eu beaucoup de difficultés pour rejoindre avec son épouse leurs deux filles réfugiées sur la mezzanine et organiser leur fuite de la maison.

La décision fut prise de rejoindre le toit qu'ils pouvaient atteindre en grimpant sur un muret ...l'eau est montée, "montée  jusqu'à la deuxième tuile". Le témoin estime la hauteur d'eau atteinte à 2,80 mètres ! Si la famille était restée dans la maison, il n'y aurait pas eu de survivant.

Thierry a pu enlever des tuiles du toit pour accéder avec les siens dans les combles plus à l'abri. "On criait au secours, on ne voyait plus les maisons mais que les tuiles...on a tout perdu mais on était en vie".

Au lever du jour « les cris avaient été remplacés par le silence. À ce moment-là, nous avons compris que des gens étaient morts».

Avec les témoignages de cette famille on comprend mieux les traumatismes que cette nuit a laissés : sa femme Chantal dira aprés une forte dépression qu'elle va mieux "deux ans et demi pour me remettre" mais ajoutera "il reste du travail à faire".

Leur fille Charlotte qui a maintenant 21 ans a très mal subi cette épreuve et cela s'est fortement ressenti durant son témoignage.

 

Un vrai sentiment de sécurité alors que le danger était bien identifié et réel

On a aussi bien saisi avec ces témoignages le sentiment de sécurité : "on ne pensait pas à un péril...je n'ai jamais pensé à un danger" ..."protégés par la digue". Son père lui avait pourtant dit "c'est une bêtise d'acheter là" . "Je n'ai pas compris ce qu'il m'a dit, on avait une digue, des pompes, un remblai". Mais Thierry ajoute "pas une journée où je me sens coupable ".

"on ne comprend pas ...je ne comprends pas, on nous a caché délibérément le risque d'inondation"...

et pourtant Thierry a participé à " L'écho Fautais" donneur d'alerte où justement Madame ANIL, responsable de la publication en parlait.(voir son témoignage ).

 

Nous aurons peut-être à revenir sur un fait qui peut paraître anodin mais qui attiré l'attention des avocats de la partie civile et de la défense.

Thierry a voulu faire un agrandissement de sa maison en réhaussant . on s'explique mal qui lui a refusé sa demande :  la DDE de Mareuil, la mairie, un architecte consulté ?

 

Sur la digue aussi Madame BERLEMONT avait bien vu qu'il se passait quelque chose depuis longtemps : elle voyait depuis sa cuisine lors de son installation dans sa maison seulement le haut des mats des bateaux dans le port...en 2010, elle voyait jusqu'aux coques des bateaux.

Madame BERLEMONT, lectrice de l'Echo Fautais, dit "pour moi, LA FAUTE n'était pas inondable".

Le danger découlant de l'état de la digue et de sa hauteur était aussi réel qu'occulté ! ".

Par qui ? Pourquoi ?...attendons la suite du procés pour avoir des éléments de réponse.

 

Mais comment faire passer l'information ? La défense pose des jalons : elle s'étonne que, par exemple, Monsieur BERLEMONT n'ait rien vu sur l'enquête publique précédant les travaux sur la digue.

 

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