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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 11:08
Madame TABARY avec les avocats des parties civiles : un sourire qui cache une force de caractère hors du commun

Madame TABARY avec les avocats des parties civiles : un sourire qui cache une force de caractère hors du commun

Ce mardi après-midi 23 septembre 2014 s'achève sur le témoignage de Madame Elisabeth TABARY, infirmière cadre de 68 ans, à qui XYNTHIA a pris son mari et son petit -ils.

 

Nous n'aurons malheureusement pas  les mots vraiment justes pour exprimer ce que Madame Elisabeth TABARY a pu dire à la barre.

Ce samedi 27 février 2010, Madame TABARY et son époux étaient  tout à la joie d'avoir à garder leur petit fils Raphaël  2 ans et demi une semaine "on était tellement contents de garder le petit pendant 8 jours"

Leur maison comporte deux parties dont une externe où les parents de Raphaël  vont dormir tandis que les grands parents vont garder avec eux au rez-de -chaussée leur petit fils pour l'habituer.

Madame TABARY est réveillée à 3 heures 15 par un bruit de téléphone el les fameux glouglous que nombre de témoins ont entendu . Puis, elle voit l'eau pénétrer sous les fenêtres, porte-fenêtre...

Son mari lui dit alors "c'est la digue qui est pété, on va mourir". Elle va immédiatement chercher Raphaël puis prépare les récipients de réserves d'oxygène dont son mari a besoin.

Elle appelle au secours espérant, en vain, être entendus par les parents de Raphaël. Le vent fera qu'ils n'entendront pas ces appels.

Dès qu'elle ouvre la porte de la cuisine l'eau s'engouffre.

Son mari ne peut se hisser sur les meubles. Il manque d'oxygène "je pars" dit-il.

"On a pu se dire au-revoir "

Elle reste accrochée à la porte, montée sur la poignée de la porte : "si je descendais, je noyais le petit qui grelottait"... "J'ai continué à appeler au secours", "j'ai parlé avec les voisins".

"Raphaël était violet, j'étais infirmière,  j'ai compris, c'était terminé je me suis jetée à l'eau ...après je ne me rappelle plus rien" ...je me suis réveillée à l'hôpital"..."je ne pouvais plus vivre, ma vie s'est arrêtée ce jour-là".

Quel courage pour témoigner ainsi.

En réponse au président ,elle ajoutera " si j'avais été avertie, Raphaël n'aurai jamais dormi au rez-de-chaussée avec nous".

 

LA MAIRIE DE LA FAUTE SUR MER : des erreurs aussi incroyables qu'incompréhensibles

La salle pour une fois a enfreint la règle en réagissant par un murmure réprobateur à la narration du passage en mairie de Madame TABARY qui venait, comme on le lui avait recommandé, demander un subside d'urgence. L'employée de mairie lui demande pourquoi elle n'était pas venue plus tôt " j'étais à l'hôpital" lui répond Madame TABARY. La réponse est aussi surprenante que choquante " vous n'aviez qu'à pas être à l'hôpital!" . Le public croît ne pas avoir compris !

Madame TABARY a eu un second motif de retourner à la mairie. On lui avait dit que son dossier médical avait été retrouvé et qu'il avait été déposé en mairie . Elle s'y rend et s'entend dire qu'il n'y a pas de dossier !

6 mois plus tard on l'appelle pour lui dire que son dossier médical est à sa disposition à la mairie. En effet, elle récupère son dossier médical, celui de son mari, celui de son beau-frère et celui de son beau-père...tous ces secrets sont donc restés 6 mois en mairie "j'ai l'impression d'avoir été violée"

En réponse à la question "en voulez-vous à Monsieur MARRATIER, Monsieur JACOBSOONE, Madame BABIN"   elle conclura en disant "j'en veux à ceux qui n'ont pas fait leur travail"..."je les rends responsables de la mort de mon petit fils" ..."Je ne peux pardonner la douleur de mes enfants"

 

Ce procès "hors norme", comme la presse le nomme, réserve l'expression des détresses trés fortes, des caractères différents, des solidarités. Pourra-t-il guérir ces coeurs brisés par cette nuit violente ?

 

 

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