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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 22:12
LE MENSONGE EN POLITIQUE : une nécessité, un droit, un usage condamnable...

SEMANTIQUE ET MENSONGES D’ETAT

 

Les français ne supportent plus le mensonge en politique et les réseaux sociaux sont là pour stigmatiser les menteurs, les lanceurs de promesses intenables…

Il n’est pas question dans le propos qui suit de faire un procès à ceux qui nous gouvernent actuellement. On retrouverait des exemples dans tous les gouvernements de tous les États et de tous les temps.

Sauf que trop c’est trop : ériger le mensonge en forme de mode de gouvernance c’est condamner à terme la démocratie.

Quand les politiques ne sont plus crus la parole est à la rue et aux extrémistes.

Paradoxalement nous avons défendu Jérôme CAHUZAC en vertu du principe que si tous les grands élus qui mentaient étaient sanctionnés il y aurait un renouvellement incroyable (quasi-total?) du personnel politique et l'institution démocratique serait en péril. 

Pourquoi lui et pas les autres ? Au nom de l'équité nous n'avons pas jeté la première pierre à Jérôme CAHUZAC. Des menteurs en politique  nous pouvons en dénoncer tous les jours.

 

Reprenons ce qu’a dit ce grand menteur et néanmoins ex ministre Jérôme CAHUZAC en 2012 : « pas d’effort fiscal en 2013 »

Mais  François Hollande, en mai 2013 a dit : « l’idéal serait de ne pas augmenter les impôts en 2014 » et le 30 août dans le Monde « le temps est venu de marquer une pause fiscale »

Devant l’évident mensonge, Jean Marc Ayrault a été obligé de rectifier le tir.

Déjà le Premier ministre avait dit qu’en 2013 : « 9 Français sur 10 ne seraient pas touchés par les augmentations d’impôts ».

Nous avons aussi retrouvé cette perle concernant le budget de l’ex Ministre de l'Economie et des Finances  Pierre MOSCOVICI (interview parue le 28 octobre 2011 ) : « Les socialistes autour de François HOLLANDE en 2013 iront à moins de 3% de déficit. Combien de fois dois-je le dire ?"

On pourra nous rtorquer  que le politique est condamné à dire ce qu’il fera demain donc à tirer des plans sur la comète.

Donc s’il ment, s’il s’est trompé c’est de bonne foi et il n’est pas condamnable ! ...sauf que se tromper est très souvent la résultante soit de l'incompétence soit de la volonté de tromper.

 

SEMANTIQUE OU MENSONGES ?

 

Grâce à l’art de la sémantique le politique peut faire mieux que mentir mais le résultat au niveau du citoyen est le même : il s’estime trompé !

Nous avons un gouvernement qui donne dans la sémantique.

C’est la forme technocratique du mensonge qui a pour but de faire prendre aux citoyens des vessies pour des lanternes.

Face à l’impossible baisse du chômage, face à l’impossible baisse des impôts, il a inventé une nouvelle sémantique. On ne parle plus de

« baisse » mais de « pause » et si cela ne convient pas, on parle alors de « ralentissement de la hausse ».

Mais, même cette sémantique ne pèse pas lourd en ce qui concerne l’imposition des ménages qui ne considère que le résultat.

En 2014, il n’y aura pas de baisse d’impôts, il n’y aura pas de pause,

il n’y aura pas de ralentissement de la hausse, il y aura encore une hausse des impôts puisque si les ménages ont été prélevés de 10 milliards en 2013, ils vont l’être de 12,5 milliards en 2014.

On croyait être arrivé au maximum et bien non, on s’est trompé, ce ne sera pas encore pour cette année.

Mais pourquoi ne pas annoncer la couleur et demander que chacun participe à l'effort selon ses moyens équitablement.

 

Le citoyen va-t-il longtemps toléré qu’on lui mente ?

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