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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 22:07
LES SABLES D'OLONNE  : le port a sec a pris l'eau, un exemple à méditer

LES COLLECTIVITES LOCALES : CHOIX DES INVESTISSEMENTS, gestion des dossiers, de graves soucis pour les élus des Sables d’Olonne mais aussi de tous les élus du Pays d’Olonne.

 

PORT À SEC, VILLAGE ENTREPRISES NAUTIQUES, VENDEOPOLE, LES ATLANTES, TRANSPORTS URBAINS OLEANE, la STATION D’EPURATION et son évolution…beaucoup de projets au Pays d'Olonne qui doivent faire l’objet d’une « révision » par les nouvelles équipes élues.

 

La fin programmée du projet de PORT À SEC illustre combien il est difficile et hasardeux pour les élus de décider en toute connaissance de cause d’investissements lourds financièrement.

 

Nous aurons à revenir sur les autres dossiers cités mais prenons le dernier  né celui du port à sec .

 

La ville des Sables d’Olonne était partie seule pour la réalisation de ce projet. Le port de plaisance des Sables d’Olonne compte environ 1400 anneaux et comme de nombreux ports de plaisance il manque de places. D'où la naissance de ce projet de port à sec qui offrait une possibilté de plus de 600 "places" supplémentaires.

C’est la société « Dock service » qui a été choisie par la ville des Sables d'Olonne comme concessionnaire.

Pour faciliter les conditions de financement de l' investissement, la ville a proposé de garantir l’emprunt à 50% soit 2,95 millions d’euros sous réserve d’une pré-commercialisation de 146 places.

Malheureusement la crise perdure et la plaisance ne redémarre pas comme certains le prévoyaient.

Lors du vote sur ce projet en août 2013 l’opposition était déjà montée au créneau non pas vraiment sur le projet mais surtout sur son financement.

Mais les réservations se font attendre…cela remet en cause non seulement le financement mais aussi le projet lui-même suite au changement de majorité de la municipalité aux Sables d'Olonne…au grand dam de "Dock Service" qui a investi 400 à 500.000 euros.

Il va falloir relire les contrats entre la ville des Sables d’Olonne et son concessionnaire pour connaitre les recours de celui-ci contre la ville des Sables d’Olonne.

 

Ce qui est en cause

1) D’abord première question : pourquoi ce dossier a-t-il été porté par la seule Ville des Sables d’Olonne ? N’y a-t-il pas une Communauté de Communes des Olonnes CCO qui a en charge tout ce qui concerne l’économie du Pays. Le nautisme n’est-il pas un élément majeur de l’économie du Pays d’Olonne, compétence principale de la CCO ?

Le Premier Adjoint des Sables d’Olonne sous la précédente mandature, Yves ROUCHER était aussi vice-président de la CCO, spécialiste du nautisme et président de la commission économique de la CCO. Il était parfaitement au courant de tout ce qui touche le nautisme, le dossier avait tout pour être une belle réalisation, répondre à un besoin et pourtant…les élus qui ont approuvé le projet n'ont-ils pas signé un chèque en blanc à leur collègue Yves ROUCHER ? 

 

2) La méthode de prise de décision est avant tout à mettre en cause : elle a mené ce  projet comme d'autres  dans le mur aux frais de la collectivité, donc des contribuables et de l’économie.

Dans la période difficile économiquement que nous vivons il faut tirer toutes les conclusions de cette « mésaventure » qui, nous l'espérons pourra se régler à l'amiable.

 

Conclusions

L’imprudence, l’incompétence parfois, la perte du sens des réalités techniques et économiques ne sont plus de mise pour les décisions d’investissements techniquement et financièrement lourds.

Nous le redisons les élus ont un pouvoir d’impulsion, de vision de l’avenir mais leurs compétences sont limitées. En effet, les domaines dans lesquelles ils doivent faire des choix d’investissement sont aussi variés que complexes. Ils doivent donc être épaulés par des conseils internes solides et si nécessaire par de vrais cabinets de  conseils externes sérieux, vraiment indépendants et pas aux ordres des élus. C'est un début de révolution dans les moeurs.

Enfin ce qui est étonnant c'est qu'une telle décision n'est pas prise par un seul élu...c'est la majorité des élus qui vote souvent comme un seul homme. Cette majorité devient ainsi solidaire de l'erreur qui va se commettre : erreur collective.

Plus de démocratie  tant au sein de la majorité  d'un conseil municipal ou communautaire que dans les rapports entre celle-ci et l'oppsition peut aussi éviter des erreurs graves de gestion et de choix dans les investissements.

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